PREMIÈRE PARTIE
avec les eaux de pluie, ou ils descendent trop rapidement dans le sous-sol, sans avoir riempli leur rôle' fertilisant.
Gomme ces terres ne présentent que peu de cohérence, il arrive encore que, dans les terrains en pente , elles sont facilement entraînées par les eaux, laissant les jeunes racines à découvert.
On les améliore par l'addition d'argile et mieux de marne argileuse que l'on dépose, par petits tas, sur le terrain, à partir de novembre.
La pluie, l'air et la gelée effritent cette marne, la réduisent en une poudre assez fine que Ton étale unifbrmément et qu'on laboure à un demi-fer de bêche de profondeur.
Les terrains sablonneux demandent , autant que possible, des fumures d'étable. En général , ils ne produisent que de petits fruits , mais de qualité, supérieure. 11 .est .vrai qu^en les amendant un peu chaque année, il arrive forcément un temps où ces terres ont perdu leur caractère particulier et ont changé de nature.
Dans tous les cas, il sera bon, dans les terrains sablonneux, de placer au pied des arbres, à partir d'avril et de mai, un bon paillis de fumier gras, afin de tenir le sol dans un état de fraîcheur contiijiuelle.
Sols ealcaires
Les sols calcaires sont ceux dans lesquels domine le carbonate dé chaux. Ils ont une couleur blanchâtre qui leur est propre et produisent une vive effervescence, quand on verse dessus un peu d'acide.
Quand un terrain calcaire renferme en proportion
suffisante du sable et de l'argile, on peut y planter des
arbres, après avoir eu la précaution de le labourer très
profondément et de lui donner une forte couche de fumier
d'étable. ^
Terres franehes
On appelle terre franche, ou vulgairement bonne terre
28 COURS DÂRBORICULTURE
à blé, celle qui contient 48 à 50 pour cent de sable, 3S à 40 pour cent d'argile et 10 à 15 pour cent de calcaire.
Les arbres fruitiers et les légumes prospèrent dans les terres franches.
Elles sont, en tous temps, faciles à travailler. Elles retiennent assez d'humidité et sont perméables à Tair et à Feau.
Dans la création d'un jardin fruitier, on devra s'arrêter à ce terrain , si on en a le choix.
Ceux de nos lecteurs qui voudraient une description plus étendue des diflérents sols, pourront consulter les ouvrages spéciaux qui traitent particulièrement i^ cette matière.
Des agents naturels de la végétat;ion
Les agents indispensables de la végétation sont le sol» l'eau, l'air, la lumière et la chaleur.
Nous avons assez longuement parlé des sols, pour t)'avoir plus à revenir sur le chapitre qui les concerne.
Le rôle de l'eau est de dissoudre certaines matières nutritives emmagasinées dans le sol ; de se combiner avec certains corps, par exemple, les gaz, et enfin de leur servir de véhicule pour les charrier dans toutes les cellules de l'arbre.
Par le manque d'eau pendant la sécheresse de l'été, nous voyons les arbres, ceux exposés au mur du midi surt.out, végéter fort médiocrement. Si l'absence d'eau vient à se prolonger plus longtemps, les racines ne peuvent plus fonctionner par leurs papilles ; les feuilles se fanent alors et s'inclinent vers le sol , ce qui est dû à une trop grande évaporation.