PREMIÈRE PARTIE
On ranime la végétation» ainsi languissante, par le bassinage complet des arbres et en mouillant copieusement le sol , si les pluies de l'automne , qui en tiennent lieu , tardent à venir remplir leurs effets bienfaisants.
Disons à ce propos que les arrosemenls et les bassinages xïoivent être opérés le soir préférablement, c'est-à-dire au fur et à mesure que le soleil cesse de donner sur les différentes parties du jardin. L'eau à employer, dans ce cas, ' sera à la môme température que l'atmosphère : on obtiendra ce résultat en l'exposant à l'air pendant toute la journée.
Un excès d'humidité du sol est aussi nuisible à la fructification que le manque d'eau : le liquide séveux ne parvient pas à acquérir sa perfection , par suite de la surabondance d'eau qui gorge les cellules ; la végétation se prolonge plus tardivement , le bois se forme mal et est sujet à être gelé. Dans cet état, les arbres fruitiers donnent peu de fleurs, les fruits qu'ils produisent sont aqueux, sans sucre, sans arôme et de mauvaise conservation. Si l'eau séjourne plus longtemps sur les sols, les racines sont exposées à la fermentation : leurs organes s'altèrent, et elles finissent par périr.
L'air
Vair est composé d'oxygène, d'azote et d'acide carbonique. Il est indispensable à la vie des animaux et des plantes. Celles-ci lui empruntent une partie de ses gaz et les utilisent à leur nutrition. Par des labours convenables, on permettra à l'air de pénétrer jusqu'aux racines et d'assurer ainsi une belle végétation.
Plantés dans un endroit où l'air se renouvelle difficilement, par exemple dans les petits jardins de ville, les arbres restent chétifs, souffrent de la chlorose, et donnent des fruits sans valeur. Leurs bourgeons sont effilés et jaunâtres; le bois, au lieu de mûrir, reste sans consistance.
âO COtRS D'ARB0RI€ULTURE
MjH lumière
La lumière est un agent essentiel de la nutrition et de la fructification.
Tous les végétaux privés de lumière, n'offrent que des tiges molles , étiolées et bien, différentes de celles favorisées par les rayons solaires. Le rôle de la lumière n'est pas moins considérable dans la formation des productions fruitières. Les arbres qui ne reçoivent pas abondamment les rayons du soleil n'offrent que peu de boutons et encore ceux-ci sont-ils mal conformés. Les fruits qu'ils produisent sont sans coloration et sans saveur.
. Il y a toutefois des essences fruitières qui se contentent de moins de lumière et qui se prêtent, par conséquent, assez bien à l'exposition du nord. Ces arbres sont : les .framboisiers, les groseilliers, les pommiers et le cerisier du nord. . .
Plantons donc les arbres fruitiers de nianière à ce que l'air et, 1^ lumière pénètrent toujours dans toutes leurs parties, selon leurs propres besoins. Dans de telles conditions, le bois s'aoûtera mieux; à de nombreuses productions fruitières succéderont des fruits à Ta fois bien colorés
et excellents.
Xa ehaleur
. Elle est la fidèle compagne de la lumière, car l'une provient toujours de l'autre.
La chaleur concourt d'autant plus à développer les plantes, que celles-ci reçoivent en même temps une plus grande somme d'humidité.
Là chaleur du soleil vaporise l'eau qui se trouve à la surface de la terre; cette eau est de nouveau transformée en nuages qui se résolvent en pluies. On sait que celles-ci sont nécessaires à la vie des végétaux. - . L'air, la lumière et la chaleur, contribuent à mettre ^ au printemps et en été, les plantes en activité; ils sont les