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PREMIÈRE PARTIE

jettera dans la citerne à purin en y ajoutant la quantité d'eau nécessaire. On peut aussi faire servir le sang, mélangé au fumier de ferme. Nous le recommandons encore mêlé à l'eau dont on arrose les composts destinés à fumer les vignes.

Le guano est plutôt employé pour les plantes de serres et autres. Cet engrais est très actif et s'emploie toujours à l'état liquide. Si on désire user de guano pour les arbres fruitiers, il faut le mettre dans la citerne, à raison d'un à deux kilog. par hectolitre d'eau, pour l'utiliser ensuite comme le purin.

Les fientes des oiseaux, de la volailte en général , offrent les mêmes qualités que le guano et s'emploient identiquement comme celui-ci.

L'eau provenant des lessives possède aussi des principes fertilisants ; elle remplacera avec avantage l'eau ordinaire, dans tous les mélanges dont nous avons parlé.

Quand un arbre est malade ou épuisé, il n'y a rien qui surpasse, pour lui rendre la vigueur, l'engrais liquide donné plusieurs fois pendant le courant de la végétation. C'est par ce moyen si simple , que plusieurs de nos poiriers languissants ou chloroses, ont été parfaitement rétablis en peu de temps.

On emploie beaucoup cet engrais pour les sols légers et secs; pendant la végétation, on en met également aux arbres pour en obtenir des fruits plus gros. Cependant , il ne faut pas en abuser, car les fruits qui ont été trop forcés par ce procédé, sont de qualité médiocre.

Si l'on veut enlever une bonne partie de l'odeur désagréable répandue par les engrais liquides, îl faut, un jour ou deux avant de s'en servir, jeter dans la citerne quelques kilog. de sulfate de fer ou de plâtre.

C'est au printemps qu'on emploie, en grande quantité, les engrais liquides; il faut toujours s'assurer qu'ils ne

soient pas trop forts et les additionner, au besoin, d'une certaine quantité d'eau.

Engrais et ameniieiiients

Comme nous l'avons déjà dit, les balayures des rues qui ont passé plusieurs années entàs, fournissent un engrais excellent pour fumer les sols humides et compactes.

Les gazons de prairies, les curures de fossés placés en mont, pendant une ou deux saisons, constitueront une des meilleures préparations pour la plantation des arbres, et surtout de la vigne. Un propriétaire, de nos amis, avait planté ses vignes avec cette terre, il obtint une végétation extraordinaire et des grappes d'une beauté et d'une grosseur remarquables.

Dans les terrains humides, argileux, et dans ceux où le calcaire manque, on emploiera la chaux : elle rend la terre plus maniable, lui enlève une partie de son humidité et donne de la qualité aux fruits.

La chaux grasse doit être préférée pour les terres citées plus haut: on les chaulera tous les trois ou quatre ans, d'octobre à mars.

La chaux entre encore dans la plupart des composts, à la préparation desquels nous procédons de la manière suivante : après avoir fait éteindre la chaux, on la mélange dans la proportion d'une partie sur cinq , avec les gazons, curures de fossés, immondices des rues, et on en forme un ou plusieurs tas. Quatre ou cinq fois par an on reforme le tas un peu plus loin, et on peut l'arroser avec du purin au fur et à mesure que le travail s'exécute. La deuxième année, on a un très bon compost pour servira la plantation des arbres et à la fumure des plates bandes.

La marne joue un très grand rôle dans l'amendement des terres légères , dans laquelle on emploie, de préférence, la marne argileuse. Elle donne de la consistance au sol , en liant mieux ses diverses parties.

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