‹ Cours d'arboricultureChapitre 28 sur 131 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Ainsi préparés, les sujets seront plantés au plus tôt. Les coignassiers seront espacés sur la ligne de 60 à 65 centimètres et plantés à une profondeur de 25 centimètres environ. On se servira de la bêche et de préférence d'un plantoir que l'on enfonce en terre à la longueur indiquée. Au fur et à mesure qu'on aura introduit un sauvageon dans le trou, on serrera le plant assez fortement , pour que la terre adhère bien aux racines. On laissera un intervalle de 70 à 75 centimètres entre les lignes et les sujets seront placés en échiquier. Les pommiers paradis, doucins, mirabelle, seront plantés plus près, c'est-à-dire de 50 à 55 centimètres au carré.

Si les gelées d'hiver avaient soulevé ces plants, il faudrait les raffermir en tassant la terre aussitôt après le dégel.

Les soins à donner pendant l'été ne comportent que plusieurs binages qui entretiendront la pépinière dans un état continuel de propreté.

Les divers sauvageons seront écussonnés à œil dormant, au mois d'août ou septembre, si leur grosseur le permet, sinon ils le seront Tannée suivante, à la même époque.

En janvier et février, on coupera les sauvageons 10 centimètres au-dessus de l'écusson , et lorsque les bourgeons provenant des greffes auront atteint une longueur de 18 à 20 centimètres, on les attachera au chicot laissé, qui servira ainsi de tuteur à la jeune pousse. Les bourgeons qui se développeront sur le sauvageon seront supprimés en plusieurs fois. Ceux de ces écussons qui seront très vigoureux, auront leur extrémité pincée quand ils auront atteint une longueur de 35 à 45 centimètres. Ce pincement aura pour effet de concentrer la sève à la base et de faire développer des faux bourgeons.

. Les sujets qui auront le plus de branches seront choisis pour faire des pyramides ; les autres seront destinés à la formation des arbres en espalier.

En octobre et novembre, les chicots seront coupés en biseau , dans le sens opposé à la greffe.

Ainsi greffés, ces arbres sont conservés en pépinière, pour être livrés depuis l'âge d'un an jusqu'à huit.

Lorsqu'on arrachera de ces arbres, on devra autant que possible en prendre un sur deux , afin que ceux laissés se développent mieux , par la place plus grande qu'ils occuperont sur la ligne. On peut également arracher une partie de ces arbres, lorsque, après plusieurs années, ils viennent à se gêner. Dans ce cas , on les plantera à 80 centimètres en tous sens, dans un nouveau carré de la pépinière.

Les poiriers dont on fera des pyramides, seront taillés comme il est dit plus loin , avec cette différence que les branches charpentières seront coupées un peu plus courtes, ainsi que les rameaux fruitiers, afin d'obtenir des pyramides bien équilibrées.

Ceux destinés à la formation des palmettes (poiriers, pruniers) , seront dressés au moyen de baguettes conductrices attachées à des piquets placés sur la ligne et en avant de l'arbre.

La taille de la charpente de ces arbres et de leurs rameaux fruitiers est celle des palmettes dont nous parlons plus loin. Les pincements seront un peu plus courts qu'aux arbres que Ton cultive à demeure dans le jardin.

Pour les sauvageons destinés à former des arbres à haute tige tels que : poiriers, pommiers, cerisiers, pruniers, etc. , ils seront plantés de 70 à 80 centimètres au carré. La deuxième ou la troisième année après la plantation , ils seront tous coupés, en janvier ou février, de 10 à 15 centimètres du sol. Le sujet donnera naissance à plusieurs bourgeons, parmi lesquels on choisira le mieux placé et le plus fort; les autres seront pinces à quatre ou cinq feuilles, en mai ou juin. Dans un sol fertile, le bourgeon laissé intact atteindra, à la fin de la végétation , plus de 2 mètres de hauteur, et il sera parfaitement droit. L'année suivante,

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