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DEUXIÈME PARTIE

par le moyen d'un osier. C'est un des meilleurs procédés pour faire mettre les arbres à fruits.

Dès qu'ils fructifient, l'arcure doit disparaître, car l'inclinaison des branches vers le sol n'est pas agréable à l'œil et produit la confusion des productions fruitières.

Da Palissage en see

Le palissage en sec se fait tout l'hiver : il consiste à fixer un arbre au mur ou au contre-espalier au moyen d'osiers. Celui qui a des quantités d'arbres à tailler, fera bien de commencer le palissage dès la chute des feuilles , ce qui l'avancera beaucoup.

Il faut avoir soin de bien redresser toutes les branches charpentières : ainsi, la sève ne rencontre pas d'obstacle et circule librement dans toutes les parties de l'arbre , il ne peut guère se développer de gourmands.

C'est par le dressage que l'on donne à l'arbre une forme agréable .à l'œil, quand toutes ses branches-charpentières sont bien distantes, et que les ligatures sont faites avec soin. On palisse également les arbres avec de petits morceaux d'étoffes : ce mode prend alors le nom de palissage à la loque.

Nous préférons le premier qui va beaucoup plus vite et est moins onéreux.

De TEboargeonnement

L'ébourgeonnement, comme son nom l'indique, consiste à supprimer tous les bourgeons inutiles, car il s'en développe toujours plus qu'il ne faut. Quand il y en a plusieurs sur le même point , on supprime ce qu'il y a de trop.

Voici les principaux cas dans lesquels cette opération se pratique :

On a coupé des gourmands à la taille en sec ; à la circonférence de la couronne , plusieurs bourgeons se développeront ; on supprimera les gros.

Lorsque deux ou trois bourgeons se développent à Textrémité d'une branche charpentière , on ne conserve que le fort.

Si deux ou trois bourgeons se développent sur la partie latérale d'une branche de pyramide , le plus faible seul est conservé.

Si le même cas se présentait sur la partie inférieure, c'est le plus fort qu'il faudrait laisser subsister.

L'ébourgeonnement joue un grand rôle pour le pêcher et la vigne ; nous en parlerons quand nous traiterons de leur culture particulière. Il en sera également dit un mot dans la culture du poirier.

Pincement du Poirier

Le pincement est une des opérations les plus importantes du travail d'été : c'est par lui que l'on obtient des arbres modèles-, et que l'on fait répartir la sève partout. Il aide aussi à la formation des productions fruitières.

Le pincement joue un rôle important dans la culture du poirier ; voici les différents cas où il se pratique :

1"* Le bourgeon qui avoisine le terminal d'une branche charpentière sera coupé aux stipules , quand il aura atteint une longueur de 8 à 10 centimètres, car si on le laisse, il deviendra toujours gourmand.

Les autres, qui naissent sur la taille de l'année, seront pinces à six feuilles au-dessus des folioles, quand ils auront atteint une longueur de 20 à 25 centimètres.

Le pincement ne peut se faire en une seule fois, lors même que tous les bourgeons seraient bons à être pinces , et il faut toujours commencer par ceux du haut.

Les autres seront pinces de la manière suivante : tous ceux qui se sont développés soit au-dessus des mères branches, soit aux stipulaires, seront pinces à six feuilles, quand ils auront atteint la longueur mentionnée plus haut.

Quand il y en aura plusieurs sur un même point , les plus

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