DEUXIÈME PARTIE 9S
dans le courant d'août et la première quinzaine de septembre , sur les bourgeons qui n'ont pas été pinces pendant la végétation ou qui, sur les poiriers très vigoureux, ont été laissés comme appel de sève.
La plupart de ces bourgeons non pinces ont ainsi une longueur de 30 à 80 centimètres. Les petits bourgeons qui mesurent de 10 à 20 centimètres seront respectés : beaucoup d'entre eux étant à la fin de la végétation terminés par un bouton à fruits.
L'année suivante ils donneront de beaux fruits à leur extrémité. Cette taille s'emploie également quand, dans le poirier, il y a confusion entre les bourgeons ; on s'en sert aussi en août et septembre pour la vigne, afin de faire aoûter le bois.
Moyens de rétablir Téquilibre des arbres
Les moyens les plus eflQcaces pour rétablir l'équilibre des arbres sont :
1^ Tailler très court les rameaux de la partie forte et tailler très long ou pas du tout ceux de la partie faible. Plus il y aura de feuilles , plus la sève sera attirée dans les branches non taillées.
2® Redresser les branches faibles et incliner horizontalement les fortes : la sève passera en plus grande quantité sur les branches verticales que sur celles placées horizontalement.
3^ Pratiquer des crans ou entailles aux arbres à pépins, au-dessus des branches faibles et en faire au-dessous des branches fortes.
4® Faire des incisions longitudinales sur les branches faibles et les éloigner du mur, tout en maintenant les fortes très sévèrement, le long de celui-ci.
8*» Supprimer le plus tôt possible les bourgeons jugés inutiles sur la partie forte et les laisser le plus tard possible sur la faible.
6® Eborgner, pincer et palisser de bonne heure les bourgeons de la partie forte et retarder ces opérations sur la partie faible.
7« Supprimer tous les fruits sur la partie faible et en laisser sur la forte.
8« Eloigner du mur le côté faible pendant le courant de la végétation , et palisser sévèrement les bourgeons des branches charpentières des espaliers et contre-espaliers.
9® Priver d'air la partie la plus forte , pendant quelque temps , avec des paillassons ou planches , et laisser libre la partie faible.
10^ Mouiller la partie verte et faible après le coucher du soleil , avec une dissolution renfermant trois à quatre grammes de sulfate de fer par litre d'eau.
On peut encore planter un jeune sauvageon près d'une branche faible et le greffer par approche , pendant le courant de la végétation. Ce système se pratique pour les espaliers et contre-espaliers.
Des Treillages
On doit employer dans la formation des treillages le fil de fer galvanisé n^ H ou 12.
Pour un mur de trois mètres de hauteur, on place six rangées de fil de fer, la première doit se trouver à 25 cen timètres du sol, la deuxième à 50 centimètres de la première et ainsi de suite pour les autres.
Ces distances bien observées, on place six crampons à l'un des côtés de la muraille et on en fait autant pour l'autre. On commence à placer le fil de fer du milieu pour former la troisième rangée. On fixe des crampons à 2 mètres de distance sur la ligne horizontale, en ayant soin de les aligner avec précision. Ils seront placés en échiquier.
Remarquons qu'il est indispensable que ces crampons aient une longueur de 15 à 18 centimètres; ils doivent avoir la tête plate, avec petits trous forés pour y passer