DEUXIÈME PARTIE
un fil de fer qui doit être à 4 ou 5 centimètres du mur. Ce travail fait pour toutes les lignes , on tend le fil de fer. Une fois solidement fixé à un bout, on le passe successivement par les trous des crampons et le raidisseur se place au bout opposé. Nous préconisons le raidisseur galvanisé de Collignon.
Supposons que le fil ait été attaché au crampon du côté gauche du mur; au côté droit, on fixe solidement un autre fil de fer d'environ 50 centimètres et on y attache le raidisseur. On passe le fil de fer à tendre dans le petit trou du raidisseur, puis on le tend au moyen de la clef : ce fil s'enroule tout naturellement autour du pivot qui se trouve au centre. On procède de la même manière pour les autres lignes. Une fois les six fils de fer bien tendus, on pose le treillage proprement dit.
Les baguettes ou lattes seront faites de préférence en sapin rouge ou de Riga. Elles auront une épaisseur dé un centimètre et demi au carré. Avant de les placer, on doit leur donner deux ou trois couches de couleur soit verte , soit grise. Leur éloignement varie suivant les différentes essences fruitières. Ainsi , pour le pêcher, les lattes seront distantes de 10 centimètres les unes des autres. (Le fil de fer qui doit les lier est le n« 17 ou 18).
Pour la vigne et le poirier, de 28 centimètres; pour l'abricotier, le prunier , le cerisier, de 28 à 30 centimètres . Il est très important d'observer rigoureusement la verticalité. Un treillis fait dans ces conditions peut durer très longtemps. C'est donc le treillage le plus beau , le plus propre et le meilleur marché , vu sa longue durée. Il permet à l'air de circuler librement entre le mur ; il n'attire pas d'insectes, ne leur offrant aucun refuge ; de plus, les fruits ne sont jamais contusionnés par la muraille ; ils ne reçoivent jamais de coups de soleil , par cela même qu'ils sont éloignés du mur, et ils ne sont point gênés dans leur croissance.
Le treillage en fil de fer occasionne la gomme à tous les arbres à fruits à noyau ; tout le monde sait que le fer s'oxyde et qu'au moindre contact la gomme se déclare. Ces arbres n'aiment pas à être palissés sur le fer, ils réclament le bois. A la rigueur, le treillage en fer pourrait servir pour les vignes et pour les arbres à pépins , mais toujours nous donnerons la préférence aux treillages en bois. Dans un grand nombre de jardins à Tournai et dans les environs, on a déjà adopté notre système. Quoique ne conseillant pas le treillage en fil de fer, nous allons néanmoins en donner une description sommaire.
Treillage em fil de fer
Pour un mur de 3 mètres de hauteur, il faut onze rangées de fil de fer placées horizontalement. La première rangée sera distante du sol de 25 centimètres ; toutes les autres seront placées à 25 centimètres les unes des autres.
Des crampons sont placés en échiquier tous les 2 mètres , comme pour le treillage en bois. Les fils sont tendus chacun par un raidisseur ; la grosseur du fil. est le n*» 12 ou .13. La tension étant parfaite à chaque ligne , on place des' baguettes conductrices pour diriger les sous-mères dans leur jeunesse et pour les palisser avec précision , selon la forme adoptée.
Des abris ou paillassons
Les fruits à noyau surtout demandent impérieusement des abris destinés à les protéger contre les intempéries. On les fait soit en paille tressée, soit avec des roseaux : ces derniers sont préférables comme durée. On se les procure chez les fabricants spéciaux à Paris. Quand on dispose du temps nécessaire, mieux vaut les faire soi-même.
Pour cela, il faut quatre gaules ou perches, variant suivant la longueur que l'on veut obtenir; deux de ces perches seront fixées solidement au .sol à 45 centimètres