PREMIÈRE PARTIE
année elle forme une couche de bois et une couche de
liber.
Bol8
On distingue dans le bois, Y aubier et le bois parfait.
Aubier. —Vaubier (e, fig. 7), est la partie la plus jeune et la plus extérieure du bois. Il est ordinairement d'une teinte plus blanche que le bois parfait et d'un tissu moins solide, plus mou, plus lâche; mais à mesure que l'arbre vieillit, il acquiert sa perfection.
Bois parfait. — Le bois parfait ou cœur de bois {f, fig. 7) , est formé de couches concentriques intimement unies et qui entourent le canal médullaire sur lequel elles exercent une pression continue. Par ces couches concentriques , on peut, dans beaucoup de végétaux, déterminer approximativement Vâge d'un arbre.
Canal mëdallaire
Le canal médullaire {g, fig. 7) , occupe généralement le
centre de la tige et contient la moelle, qui est surtout
abondante dans les parties jeunes. La moelle est constituée
d'une masse plus ou moins volumineuse de cellules mortes
et souvent colorées, selon les essences, en vert ou en
blanc.
Rayons médnllaires
Des lames verticales de tissu cellulaire mettent en communication le bois avec la moelle. Une tige coupée transversalement montre ces lames disposées en rayons; de là, le nom de rayons médullaires qui leur a été donné. Parmi ces rayons, les uns traversent en ligne droite toute l'épaisseur des couches ligneuses s'étendant ainsi depuis la moelle jusqu'à l'extérieur de l'aubier; d'autres, au contraire, sont moins longs et ne pénètrent pas jusqu'au centre. Les premiers, appelés grands rayons (g, fig. 7), se sont formés dès l'origine de la tige; les seconds ou petits
coïJRs d'arboriculture
rayons {f, fig. 7), n'ont pris naissance que les années suivantes.
Fenilles
Définition.— La feuille est la partie membraneuse, plane, élargie et'verdâtre que le végétal développe dans l'air.
Les feuilles peuvent être considérées au double point de vue de la respiration et de la nutrition. Elles sont pour la plante ce que les poumons sont pour l'homme : les feuilles attirent les gaz pour aérer et élaborer les fluides nourriciers.
Composition. — Les feuilles (flg. 8), se composent : l*' du pétiole (queue) (a, fig. 8), formé lui-même de fibres, communiquant sans interruption avec la branche ou le rameau qui les porté; 2** de la lame ou limbe (b, flg. 8), qui est la partie large et étalée.
La feuille a deux faces, l'une supérieure, est plus vernissée, plus noire; l'autre inférieure, est plus blanche, parce qu'elle renferme un plus grand nombre de stomatesr (ou petites bouches). Les stomates servent à l'absorption et à l'exhalation des gaz aériens.
Les flbres du pétiole se continuent et se ramiflent dans le limbe , formant ainsi les nervures de la feuille ; la nervure principale qui partage ordinairement le limbe en deux parties plus ou moins égales, prend le nom de nervure médiane.
Les ramifications de cette dernière forment \q;S veines, qui donnent naissance elles-mêmes aux veinules.
Toutes ces fibres réunies forment le squelette ou la charpente de la feuille. Les intervalles laissés libres sont remplis par un tissu utriculaire, qu'on 2ippélle parenchyme. Le tout est recouvert par Tépiderme.
PREMIÈRJl PARTIE 19
A la base de certaines feuilles naissent des appendices foliacés appelés stipules (c, flg. 8).
Hamiflcations de la Tige
Yeux. — Vœil est un petit corps ovoïde ou conique qui se montre ordinairement à l'extrémité des rameaux et à l'aisselle des feuilles. 11 renferme les rudiments des bourgeons et des feuilles. Il est appelé terminal, s'il se trouve à l'extrémité du rameau; axillaire ou latéral, s'il est placé le long du rameau. L'œil axillaire peut devenir terminal par la taille ; il prend alors le nom de terminal jcombiné.
Les yeux sont recouverts d'écaillés qui servent à les protéger des rigueurs de l'hiver.
Sous-YEUX.-T- Danç certaines essences, l'œil principal est accompagné de sous-yeux ou yeux stipulaires situés de chaque côté de l'œil. Us ne se développent ordinairement ;en bourgeons que lorsque l'œil a été brisé ou éborgné.
Yeux latents. —Comme leur nom l'indique, les yeux latents sont cachés et rien ne révèle leur présence sous l'écorce.
Ils ne se rencontrent que sur le vieux bois. Ils peuvent rester bien des années sans se développer; par suite d'une taille courte, ils entrent en évolution et sont utiles pour le rajeunissement des arbres.
Yeux adventifs. — Vœil adventifest celui qui n'est point né à l'aisselle d'une feuille. Il se trouve sur le vieux bois , près des coudes ; il n'est pas apparent et ne se développe que sous l'influence d'un cran ou d'une taille courte. Il est également utile pour la restauration des arbre3.
Yeux mixtes. — Les yeux mixtes se rencontrent principa-
lement sur le bois annuel de la vigne et du framboisier. Ils produisent des bourgeons qui sont en même temps munis de feuilles et de fleurs.
Boutons. — Le bouton est beaucoup plus gros et plus arrondi que l'œil dont il est une modification. II renferme les rudiments d'une ou de plusieurs fleurs et est aussi couvert d'écaillés.
Bourgeon. — Le bourgeon se développe au printemps ; il est le résultat de l'évolution de l'œil ou de l'un des sous-yeux. Il se couvre de feuilles et est d'abord herbacé, il croît en longueur et en diamètre pendant toute la végétation. Peu à peu, il prend une consistance ligneuse et finit par s'aoûter. Si l'œil se développe Tannée même de sa formation, il donne naissance à un bourgeon appelé /îïw;i? bourgeon ou bourgeon anticipé.
Rameau. —Vers la fin de l'automne, le bourgeon dont la croissance est terminée prend le nom de rameau. S'il provient d'un bourgeon anticipé, il est dit rameau anticipé ou faux rameau. On désigne sous le nom de mérithalle ou d'entre-nœud , la partie du rameau comprise entre deux yeux successifs.
Branches. — La branche est un rameau âgé de plus d'un an. Les branches se désignent sous les noms de branches charpentières , branches mères, branches sous -mères, branches latérales et branches fruitières. Ces dernières sont celles qui garnissent les arêtes des branches charpentières et qui sont par conséquent destinées à porter des fruits.