TROISIÈME PARTIE
Fig.76
sur deux yeux de côté, à 20 centimètres de la couronne, pour obtenir huit bourgeons. Si , parmi ces derniers quelques-uns poussaient plus fort que les autres, on leur ferait subir un pincement pendant l'été, pour obtenir, à la fia de la saison, huit branches d'égale force.
2""« Taille. — La première taille a fait développer huit branches, lesquelles seront taillées à une -longueur de 40 à 50 centimètres de la première taille, pour obtenir, seize bourgeons (fig. 76). Les soins à leur donner, pendant la végétation , ne diffèrent pas des précédents. La tête de l'arbre étant formée, il ne doit plus être taillé : il suffira de veiller à l'équilibre des branches. Au bout de cinq à six ans , si celles-ci étaient trop nombreuses , on en supprimerait une partie.
Les soins à donner ^ cet arbre sont les mêmes que pour le poirier. 11 faut lui mettre un tuteur, laisser un mètre de chaque côté sans aucune culture, et labourer autour de l'arbre, chaque année, en janvier et février, pendant environ quinze ans. C'est le seul moyen d'obtenir des arbres forts en peu de temps, car nous avons vu un verger de plusieurs hectares où l'on avait semé de l'herbe jusqu'au pied des arbres et ceux-ci sont restés fort chétifs.
Cela prouve évidemment que pour récolter une poignée de foin, ces personnes se causaient une perte réelle.
Suppression des Fruits sur le poirier et le ponunler
La suppression des fruits se fait en plusieurs. fois, au mois de juin , quand ils ont atteint la grosseur d'une noix; op supprime tous les fruits mal faits et mal venants.
Pour lès gros fruits , on en laisse 3 à 4 par mètre de branche, charpentière, 6 à 8 pour les moyens, et 8 à 10 pour les petits , en ies répartissant le mieux possible. Si on laissait trop de fruits , ils acquerraient peu de qualités , épuiseraient l'arbre, et, l'année suivante, on n'aurait plus