‹ Cours d'arboricultureChapitre 81 sur 131 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

nent ; ceux du dessous seront pinces sur trois feuilles. Les supprimer serait un grave inconvénient, car en le faisant, on enlève beaucoup de sève à la vigne, puisque ce sont les feuilles et les bourgeons qui favorisent l'accroissement des racines et de la tige.

Le bourgeon terminal sera pincé de 1 mètre 40 à 1 mètre 50 centimètres. Les deux qui sont destinés à former la première série, seront palissés obliquement et arrêtés de 50 à 60 centimètres, quand ils auront atteint la longueur de 70 centimètres.

Les faux bourgeons ou ailerons qui se trouvent sur la tige seront pinces comme nous l'avons dit pour la première année. De ceux qui naîtront sur les deux pousses destinées à former les coursonnes , les deux ou trois plus rapprochés de la base seront pinces à une feuille , et ceux du dessus seront supprimés à l'œil.

Si les vignes sont d'une vigueur moyenne, on ne pince que les deux ailerons les plus rapprochés de la base. On les laisse sur les vignes vigoureuses, pour empêcher les yeux qui doivent rester latents , de se développer en bourgeons. Le pincement répété des vignes se fait à une feuille au-dessus du premier pincement ; le deuxième , à une feuille au-dessus du deuxième, et ainsi de suite.

3"»^ Taille. — On taille le terminal sur trois yeux combinés de 30 à 35 centimètres de la deuxième taille; un œil est destiné à continuer la tige principale , et les autres doivent former la deuxième série de cour- Fig. 80

178 COURS d'àrborigcltcre

sonnes. Par ce moyen, celles-ci seront distantes sur la ligne ^de 30 à 33 centimètres (fig. 80).

Un point sur lequel il est nécessaire d'attirer l'attention, c'est de bien observer la position de la première coursonne de droite. Si elle est placée au-dessus, celle de la deuxième série doit être prise également au-dessus. Si les yeux étaient mal placés, il faudrait avoir recours à la torsion , pour les disposer convenablement.

Les rameaux que la deuxième taille a fait développer, sont taillés sur deux yeux ou deux bourres bien apparentes, puis on attache la vigne contre le treillage. Les bourgeons seront palissés comme à la deuxième taille, et ceux qui sont inutiles seront supprimés à Tébourgeonnement, en ayant soin de laisser les deux le mieux placés de chaque côté et les plus convenables. Si, par exemple, le plus éloigné des bourgeons que la taille a fait développer n'avait pas de grappe, il serait supprimé pour favoriser les autres, attendu qu'il est inutile.

Les bourgeons qui ont des grappes seront pinces à deux feuilles au-dessus de la deuxième grappe, aussitôt qu'on pourra le faire. Si le bourgeon en avait trois , la plus éloignée serait supprimée.

Le terminal sera pincé, seulement, quand il aura atteint une longueur de 1 mètre SO centimètres à 2 mètres. Les faux bourgeons seront pinces sur ce dernier jusqu'à une hauteur de 1 mètre. Pour les bourgeons de côté qui ne portent pas de grappe , ils seront pinces à une hauteur de 60 à 70 centimètres, et les inutiles seront supprimés.

Il faut avoir soin , quand on palisse la vigne , de mettre le jonc vers le milieu du mérithalle. En effet, si , en palissant, l'ouvrier place le jonc juste au-dessus de la feuille, le bourgeon, en s'allongeant, trouve la résistance du lien et se casse ; car il arrive très souvent que lors du palissage, le mérithalle n'a pas encore atteint la longueur voulue.

Page 1