LE FRUIT
Le fruit est aussi une partie essentielle de la plante , parce qu'il sert à la reproduction. Après la fécondation, l'ovaire devient le péricarpe et l'ovule devient la graine ; leur ensemble constitue le fruit (flg. 10).
En examinant un fruit, on trouve qu'il se compose, dé l'extérieur à l'intérieur :!** de Vépicarpe, 2** du sarcocarpe, 3** de Y endocarpe ou paroi des loges, et 4'' des loges, '
Epicarpe.— L'^jt?icar/?^(a, flg. 10), est une petite pellicule qui recouvre le fruit; on Fappelle vulgairement peau.
Sarcocarpe. — Le sarcocarpe ou chair, est toute la partie charnue du ïruit. On l'appelle aussi mésocarpe [b, fig. 10),
Fig.lO.
Endocarpe. — Vendocarpe est une membrane mince , lisse, coriace; elle forme les parois des loges (c, fig. 10).
Loges. — Ce sont les cavités qui renferment les graines.
Ovaire. — \J ovaire, ici le fruit, est uniloculaire ou plmiloculaire, uniovulé ou pluriovulé, suivant le nombre de ses cavités , suivant celui de ses graines.
L'ovaire contient un renflement plus ou moins développé,
dépendant du mésocarpe et appelé ptocewtoir^, auquel les graines sont attachées; on dit alors que la plaçentation est pariétale (pois). Quand elle occupe l'axe vertical du fruit, on la nomme centrale (poire); dans ce cas, l'axe est le prolongement du pédoncule, on le nomme columelle. Celleci offre presque toujours à son centre une cavité qu'on appelle lacune centrale,
La base du fruit est indiquée par le point d'insertion du pédoncule ; son sommet est la place où se trouvaient les organes essentiels (étamines, pistil).
Mode de nntrttlan
L'arbre se trouve en rapport avec l'air par le tronc et avec la terre par les racines. Les feuilles puisent les gaz contenus dans l'air. Les racines prennent dans la terre les matières qui deviennent la sève et qui servent à la nutrition du végétal.
La circulation de la sève présente deux courants : l'un qui ^'élève des extrémités des racines vers les feuilles ; l'autre qui va des feuilles aux racines. Le premier courant se nomme ascendant, ou sève brute; le second est désigné sous le nom de descendant ou sève élaborée.
Dans la première quinzaine d'scvril, le fluide ascendant s'élève des racines jusqu'aux feuilles, à travers les couches ligneuses de la tige. Chez les parties jeunes et vigoureuses, cette ascension se fait plus particulièrement à travers les couches centrales. Ce mouvement se continue pendant toute la période de la végétation, mais il est beaucoup plus rapide au printemps, c'est-à-dire à l'époque du développement des bourgeons. Le liquide séveux parcourt donc les tissus dans tous les sens, sans chemin absolument déterminé.
A mesure que la sève monte ainsi vers les feuilles, elle s'élabore et se modifie dans sa composition, en dissolvant divers principes, produits d'une végétation antérieure,