‹ Cours d'arboricultureChapitre 94 sur 131 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

liers et contre-espaliers ; ce travail se fait à l'aide de joncsf, loques, etc.

Si les branches charpentières des pêchers sont placées horizontalement, ce qui a lieu pour les palmettes Verrier, tes bourgeons qui se développent sur la partie supérieure de ces branches, sont pinces et palissés obliquement lorsqu'ils ont atteint une longueur de 38 à 40 centimètres. Ceux de la partie inférieure sont encore laissés en liberté, pendant quinze à vingt jours ; par là ces bourgeons se fortifient et acquièrent une force égale à celle des bourgeons de la partie supérieure. Ils sont alors palissés obliquement, pour bien former l'arête de poisson.

Parmi les bourgeons qui naissent sur les branches charpentières placées verticalement, on palisse et pince tous ceux de la partie supérieure, lorsqu'ils ont atteint une longueur de 35 à 40 centimètres , et on palisse successivement les autres, en descendant et en formant bien l'arête de poisson. On laisse donc en liberté les faibles, pour qu'ils acquièrent plus de force; et, quinze à vingt jours après, ils seront palissés à leur tour.

Si, parmi les bourgeons, quelques-uns prenaient un trop grand développement, malgré le pincement, et si plusieurs faux bourgeons se développaient , il faudrait donner une taille en vert sur le faux bourgeon le plus inférieur et le palisser, puis le pincer de 35 à 40 centimètres. Le bourgeon de remplacement sur la coursonne sera palissé sur ellemême, comme l'indiquent les fig. 88 et 89, et pincé à une longueur de 35 à 40 centimètres.

Nous recommandons de ne pas prendre les feuilles dans les ligatures, et de ne jamais palisser deux bourgeons ensemble : il faut avoir soin de les espacer convenablement, pour qu'il n*y ait pas confusion ; en un mot, il faut veiller à ce qu'ils soient palissés avec symétrie.

On aura soin également de garnir, avec des bourgeons, les vides qui pourraient se rencontrer sur ces branches.

Le palissage en sec et celui en vert sont de puissants moyens pour maintenir l'équilibre dans les arbres.

Méeesslté «^abriter le Pèeher

Les arbres à noyau, notamment le pêcher, fleurissent très tôt, à une saison où les gelées sont à craindre. 11 est indispensable de les abriter, si l'on désire récolter des fruits chaque année. Plusieurs sortes d'abris sont employés à cette fin.

1» Dans le courant de février, on place en haut de la muraille, sur des supports placés à cet effet, un paillasson de 60 centimètres de largeur. Ce paillasson a pour but de préserver l'arbre des pluies, neiges, etc.

2^ Quand le pêcher se trouve en pleine floraison, si les gelées sont à craindre, on place vis-à-vis de l'espalier, à quelque distance du mur, soit des toiles, des paillassons, soit des genêts, des branchages d'arbres verts', etc. Il importe que ces objets ne restent pas longtemps en face de l'espalier ou de l'arbre.

Les toiles , ainsi que les paillassons , seront retirées tous les jours, le matin , et replacées, le soir, car, si on les laissait constamment, les jeunes bourgeons s'étioleraient et il n'y aurait pas de fécondation possible.

Suppression ëes finiits

Quand les fruits sont bien noués, qu'ils sont de la grosseur d'une petite noix, il faut en supprimer s'il y en a trop sur l'arbre. On laisse deux pêches par coursonne. Quelque temps après, quand le noyau est bien formé, si l'on juge qu'il y en a encore trop , on en supprimera une sur chaque coursonne. Par ce moyen, on aura de très beaux fruits et l'arbre ne sera pas fatigué, pour l'année suivante.

On peut en laisser six à huit, par mètre courant de branche charpentière.

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