‹ Cours d'arboricultureChapitre 97 sur 131 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

<3entimètr6s. Ce pincement aura pour effet de favoriser les deux bourgeons de la base.

2"*« Taille. — La deuxième taille se fait à 40 centimètres de la première, encore sur trois yeux combinés. Il faut placer des baguettes , comme il a été dit pour la première série. Les deux premières sous-mères seront taillées à

18 ceatimètres de longueur (comme en a, fig. 96), sur deux yeux de côté, afin d'obtenir une bifurcation de deux bourgeons qui. seront palissés obliquement pendant le courant de la végétation.

La troisième taille, pour la branche mère, se fait exactement comme la deuxième. Les deux premières branches sous-mères de la base seront taillées en b, flg. 96.

A la branche inférieure , la plus rapprochée du sol et laissée plus longue, on supprimera environ le quart , et la moitié à celle qui lui est immédiatement supérieure.

Les branches de la deuxième série seront taillées exactement comme celles de la première série, c'est-à-dire à 15 centimètres (comme en a), pour obtenir la deuxième bifurcation. Les tailles de la branche mère, ainsi que celles des sous-mères, seront toujours les mêmes, jusqu'à ce que la forme soit achevée. On palisse les branches sousmères pour les avoir toutes, autant que possible, à la même distance, soit de 28 à 30 centimètres.

Nous expliquons plus loin la taille des petits rameaux fruitiers. Cette forme est recommandable pour les abricotiers, pruniers et cerisiers, car ces arbres sont, dans les terrains argileux et froids, sujets à la gomme; et, si l'on perd une branche, le vide est moins grand qu'avec les autres formes : il suffit d'abaisser les branches au-dessus du vide qui se trouve ainsi promptement rempli.

La queue de paon convient également pour les murs de peu d'élévation.

Les arbres soumis à cette forme se plantent à 4 ou 5 mètres, selon la nature du terrain et la hauteur des murs.

Cette forme, quoique fort belle, a un grand inconvénient. Les rapprochements des branches charpentières du point où elles bifurquent , et l'éloignemenl toujours croissant de ces mêmes branches, au fur et à mesure qu'elles arrivent à leur limite, peuvent amener confusion de petits

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