‹ Cours d'archéologie sacréeChapitre 14 sur 43 · IG · texte numérisé non relu

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nommé crosse, rrocia, tlu mot crux. parce qu'il se temnoail quelquefois en haut paruDcrobillonen forme de Than; pedum, c'eat-à-Jire houlette , par ailusîoD au sens sjmlK^' lique, el ferula,virga, pour la même raison. Les moU eem^oca, tambuca, gambula rappellent sa forme, par allasion au bâton de sureau qui est vide el ofTre de$ Dvudj <!• distance en dislance (1).

La crosse £-lail, au mo;en-âge, moins élevée que daiu les temps modernes el ordinairement précieuse par la matière comme par le travail. On y employait l'or el l'argeot en plaques ciselées, le cyprès et l'ivoire : « Ex oae tncvdilur, (lit HoDorius d'Aulun, ligno lornatun os Ugnofir gemmam conjiectîtur. » Il signale à la partie sopéricare au boule dorée on en cristal. L'inventaire déjà cité du trésor de Saint-Paul Je Londres (1295) enregistre on bâton «cun eamtmca cornm, contînens tnterius vineam eircumpUclmlem Uonem de cupro deauraio. » Parfois le mot cambuca semUa s'appliquer à la courbure de la crosse ou à un bâton moins précieux. Celte volute si gracieuse renferme souvent une statuette ciselée, telle que S. Michel terrassant le dragon. Elle portail quelquefois aussi l'inscriplion Homo, aCn, sang doute, que l'évèque ne s'enorgueillît pas de sa puissance (2).

La forme usitée cbez les Grecs n'admet pas la courbure du bâton. Il se termine par une boule d'ivoire, par une croix, un Thau, ou par un cercle formé de deux serpents d'ivoire dont les Ictes viennent se joindre.

(1) Kr:.7,er pense diffcrcmmenl : Vox enmbnta illorum {Wberm) lintiun curvum qiiUI s'wc ilistorluin signifient. »

(2) Pliinclic Yll

Les évoques portent la crosse avec la coarbare en dehorSt signe de la juridiction extérienre ; les abbés crossés« la portent avec l'enroulement en dedans , marque d'un pouvoir borné à l'intérieur des monastères. Les papes ne la portent pas, et Ton en donne diverses raisons. S. Thomas raconte, après Innocent III, que S. Pierre envoya son bftton au diocèse de Trêves pour que son contact ressuscitât l'un de ses disciples que la mort y avait frappés : « Jdeà in di(Bcesi Trevirensi papa baculum portaU et non in aliis. x> Puis il ajoute : a Vel etiam in signum quod non habei coarciatam potesiatem^ quod curvatto baculi significat (!)• » Durand sent aussi le peu de poids de cette histoire, et il recourt aux raisons mystiques : Personne ne pourrait, par le bâton, donner l'investiture au pape, a quia potestatem à ioïo Deo accipit. »

Les symbolistes se sont beaucoup étendus sur le sens de la matière et de la forme du bâton pastoral : mais les vers suivants résument assez bien leur doctrine :

f In baculi forma, Prœsul, datur hœc tihi norma : Attrahe per primurriy medio regCy punge per imum. Attrake peccantes^ regejustos, punge vagantes, Attrahe, sustenta^ stimula vaga^ Tnor&tda, lenta. >

Notons qu'on rencontre parfois la crosse du moyen-âge figurée avec nn linge attaché au-dessous de la volute. Il était destinée essuyer la sueur du visage.

L'anneau. L'anneau pontiGcal, qu'il faut ne pas confondre avec Vannulus signatorius (2), était déjà ancien en

(1) S. Thomas, In quart, sentent, dist. 24, q. 3.

(2) On voit celui-ci aux doigts des chrétiens du temps des apôtres : c Si introierit in conventnm vestmm, dit S. Jacques, vtr atiretint annulum habens in veste candidâ. i

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