‹ Cours d'archéologie sacréeChapitre 15 sur 43 · MS · texte numérisé non relu

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' concile de Tolède eo ttiosc élaklie. Il ost d'or et I'ud y enchâsse une pierre prÂ< cieuse. Innocciil III a défendu d'y graver aacane Ggure. Cette règle n'avait pas toujours été observée et ne le fut pas dans la suite. Du Saussay dit qu'il a vu Tanocau de S. Angilbert de Paris portant l'image du cruciGx el cell« de S. Jérôme. Il conjecture que cette défense avait Hé faite dans la crainte qu'une figure étrangère à l'Ëglise, qui est l'épouse spirituelle de l'èvèque et sur laquelle il doU concentrer toute son affection, ne fixât ailleurs son cœur et sa pensée (1). Les évêques mettent l'anneau, non plus, comme autrefois, à l'index, mais au quatrième doigt de la main droite. Entre les anneaux dont se sert le pape, on distingue l'anneau du Pécheur dont il scelle toute grjco accordée en forme de bref: il représente S. Pierre jelaut ses filets à la mer. L'anneau des cardinaux porte eo émail les armoiries du pape auquel ils doivent leur promotion. Depuis peu, quelques évèques français ont fait graver sur leurs anneaux leurs propres armoiries. Il ne nous appartient pas d'apprécier celle innovation. L'anneau a été accordé aux abbés réguliers, et, depuis Eugène III, aux docteurs des universités. Des chanoines ont porté l'annean d'or, mais sans pierre (2).

Les gants. Un rituel de Ratold, abbé de Corbie, mort en 986, et un ordre romain que l'on croit envoyé à Pépin par le souverain pontife Etienne, renferment des prières pour le moment où l'èvèque met ses gants : induit manicas.

(1) Du Saussay. op. cit. p. 2H.

(2) V. Décrets de la congrcg. des Itilcs, en Merati ad Gav. et Catalani, Vroleg. au pontilîcal, p. 29.

Honorius d'Autan, Innocent III et Dnrand nons montrent qa'an XIIP siècle, ils étaient d'un usage général. Ils sont nommés chirotecœ et wanti^ gwanti dont nous avons fait gants. Honorius dit qu'ils étaient sans couture. Du Gange en cite qui étaient tissus d'or (1). Selon le pontifical, ils signifient l'humilité qui se voile et la pureté qui évite les souillures.

La croix pectorale. Avant le XIV* siècle on ne trouve point la croix pectorale parmi les ornements que l'évéque reçoit à sa consécration. Le pontifical de Durand de Monde se borne à dire ; a Crux pectoralis , si quis eà uti velit. » Mais les livres liturgiques un peu moins anciens renferment une prière pour l'instant où l'évéque prend la croix. On ne peut douter, néanmoins, que les pasteurs n'aient porté la croix par dévotion et sans la montrer comme insigne de leur dignité, lorsqu'on sait que les fidèles le faisaient eux-mêmes par piété (2).

En Orient l'usage de la croix pectorale remonte à une époque plus reculée que chez les Latins. Les évéques qui rentrèrent en grâce au 8* concile général reprirent cette marque de leur autorité : a Encolpium accipiebant ut dignitate episcopali pottrentur (3). » Nicéphore de Constantinople envoya en signe d'union, au pape Léon m , on encolpium d'or, garni de cristal sur une face, et de nielles sur l'autre : a Encolpium aureum , cujus una fades crystallum inclusum^ altéra picta nigello^ et intus habet aU-

(1) Gloss. verb. Wanti.

(2) y. Catalani. In P&ntif. Prolcg. c. i3.

{3) On appelait cette croix slauros encolpios, parce qu'elle pendait sur la poitrine. Il faut avouer pourtant qu'elle n'était peut-* être pas un insigne propre à Tcpiscopat.

tfTummcoJpitim in qmsunt parle» honorandi Iijint in f^mt erucis jiosîta. o

Du ri'Stc le pape a porté la croix pectorale avant c[uc les éTë<]U€s latins ne le Gsscnl commu moment. Innocent III nous apprend qu'elle remplaçait la Isme d'or que l« Granil-Prélre des Hébreux portail sur le front. Ses qnairt branches ligurcntle mjslérieus (etragraoïmaton (I).

Sandales. Lorsque l'évéqiie doit célébrer la messe solennelle, il chausse des sandiiles oa souliers de soie brod^ en or. C'est un souvenir de l'ancienne discipline qui ordonnait aux ministres des autels de ne pas s'en approcher avec une chaussure peu décente. Les capîlulaires de Cbarleraagnc commandent au prêtre de célébrer le Saint-Sacrifice a tmm sandalis ordini- romano (2). » Ivcs àe Chartres et Durand distinguent nettement les sandales et les bas. Ceux-ci doivent être de hyssus ou de tin et se lier sous lef genoux ; h Per quas significatur quia debent rectos gretiu$ facere peâibus suis et gemta dfbilia id ra( negfigentiis resoluta roborare. » Dorand leur donne la couleur bleue, et il atteste que le cuir des sandales était à jour, fcitestralum, et quelquefois de couleur blanche. Tandis que l'on met à l'evèquc ses souliers et ses bas, scion la liturgie, l'Ëglise place sur ses lèvres des paroles bien propres à relever cette cérémonie au\ \en\ du monde qui ne la comprend guère (3).

(1) InnoccDt III .- I liumatius ponlifex cruccm qiuimdam iniertam catctudis à collo misiiciisam, silii sUiluil ante pcctus, ni saeramentitm qund ille îiinc pnufcrcbnl in fronle hic aniem rccondal in jKclorc. » Vovcz Du Saussay, l'anoplia episc. Illi. IV ; Grctser, Decmcc, lib.II, c. 34.

(2) Lib. !. c. 219.

(3) Les co%re se confondent avec les anciens compagi eliet tfambagi des auteurs de b^sse latîniU'. Sflr le sens syoïboliqucdes

La mule du pape est le soulier de maroquin ou de soie rouge qu*il porle habituellement et qui est orné d*une croix brodée en or. Cette croix apparaît sur le soulier de plusieurs papes représentés sur des monuments très anciens (t). L'origine de Tusage qui consiste à baiser le pied du souverain-pontife se perd au sein de l'antiquité chrétienne, et il semble que les plus grands personnages dans rÉglise et dans le siècle se soient de tout temps empressés sur les traces de Corneille : a Factum est cum introisset Pe^ iru8^ obvius et venil Comeliuê et procidms ad pedes ejus adoravit. »

Il est inutile de nous arrêter à la dalmatique et à la tunicclle, ou même aux deux tiinicelles que les évéqoes ont portées très anciennement sous la chasuble, en signe qu'ils possèdent la plénitude du sacerdoce. Legrémial, aujourd'hui propre aux évéques, servait aux prêtres autrefois. C'est une étoffe précieuse, unie ou brodée, que l'on place, à certains instants des offices, sur les genoux du pontife, dans le but de préserver la chasuble du contact de la main ou d'objets qui pourraient lui causer quelque dommage. Les évèques ne portent plus , comme au moyen-âge , le prœcinetorium : c'est une sorte de petit manipule que le pape suspend encore au côté gauche. Le pape seul revêt également rora{«, appelé aussi fanon : c'est un voile qui se met sur l'aube en forme d'amict. Il est d'une soie très 6ne et rayée de diverses couleurs.

Le PALLiUM. Les origines du pallium sont assez obs-

ebaussures, voyez les citations de Du Saussay, lib. Vll^c. 40 tout entier.

(I) Voyez Roccrt , Opéra tome II, grav. de la p. 379. — Du Saussny : Appeti. pro ritus defcns, deosc, pcd, sum, PonL, p. 461.

— 3Sf ~

■sret. jil paraît qut c'était priaiiiitera«at qim tarit et nMgmtiqiif nianteau que te« empereurs tbrôlicns o»- To^aieol aux (^v£c|UO des grands sièges en signe d'boB-, oeur el pour recoDoailre leur dijniité particulière. DtH In Roile. (oufi les év^ues d'Orient ont pris le pallinn ft leur coosc-cratîoo (1). 11 faut pourtant reroonaitre qu'en Orisol le pallium ne fut pas toujours accurdC par l'empereor. el qu'il eut quelquefois one forme dtflV'n-nle ilo manteau impérial. C'est l'opinion de Calaiani. Elle repose nur un passage de l'archidiacre Libérât . dans lequel oi \oil les Invoques d'Aleiandrie revêtir eux-niéom. anlonf du cou. le pallium de S. Mare, le jour ou ils prenitenl IKtsseSKÎon de leur siège (2]. L'ootophore ou pallium qi» portent aujourd'hui les Grt:c8 est plus large el plus long qur le pallium des Latins.

En Occident, le pape a le droit de porter le palliam toujours et parlout. Seul, il peut accorder aux év^uet le privilège de s'en revêtir dans le temps et les circonstances déterminées par la liturgie. Tantôt ce privilège appartient au siège et tantôt à la personne de l'èvèque. On croit que l'évëqued'Ostie reçut le pallium dès le milieu du IV' siècle. Au commencement du W siècle, il fui conféré par le pape Symmaque à S. Césaire, èvêque d'Arles, el, k la fin de ce siècle, par S. Grégoire à Syagrius, èvêque d'Aulun.

Le pallium de S. Grégoire, tel qu'il est représenté dans

(1) V, Gfinr, Kuffi. Notes -iiirrordinalion (ifs cviSiiiics.

(2) Calniiiiii, tn ponOf. Til. XtV. . Scrihil HhcraUif Patriarrbam, qui liitfitiiclii *|[(Ci'((i(, i-xoibitis oijiti' sujut di'fuiicli arrpat numnmijuc ihximm cjus niiu cnirili itiifxmire et scimlu, uuinilmt juf» acciperr tuilu tau btuti ilarà pullintu, et iujk légitime sederc, >

uoe ancienne peinture, qui a été «onvent gravée {i), consiste en une bande d'étoffe longue, mais très peu large, qui est enroulée sur les épaules de manière que les extré^ mités pendent , non pas an milieu du corps , mais du côté gauche. Elle est ornée de trois croix • dont deux à gauche , sur le devant. A partir du Xir siècle , la forme du pailium change, ainsi qu'on le voit dans les mosaïques romaines de cette époque. Au lieu de la bande simple et enreniée autour du cou, c'est une bande divisée en deux et qui passe sur les deux épaules en manière de collier. Les deux parties se réunissent sur la poitrine et sur le dos, et pendent de chaque côté en une seule bande- (2). Au \IV siècle, le pallinm descendait encore jusqu'aux pieds, mais il se raccourcit dans les siècles suivants. Sa forme actuelle ii.*f point varié depuis le XVP siècle (S). Trois épingles d'or, à tftie de piei^re précieuse servaient à l'attacher.

La matière du pailium est la laine blanche. Il est orné de croix grecques en soie et de couleur noire ; mais au mojren-àge elles étaient le plus souvent rouges. Le nombre en a varié. Aux extrémités sont attachées des lames de plomb (4).

(I) Par exemple en lètede l*édition bénédictine de ses œuvres, et avec Topuscule de Rocca sur les îniages de S. Grég. et de sa parents. V. aussi Jean Diacre, De Imag. B. Greg. cbap. 84.

(9) Planche VII. Gg. 6.

(3) Voyez la dissertation 4' des Bollandistes au tome 7 de juin.

(4) Je ne m*arrêtc point à réfuter ce que Dom de Vert avance au 11* Tome de son Explication simple, littérale^ elC.t sur l'origine du pailium qu'il considère comme une bande détachée delà chasuble. L'amour des explications neuves l'égaré en cette cireoitstance comme en beaucoup d'autres, malgré sa vaste érudition. L*hîstoire du pailium, sa matière» la variété de ses formes renversent tout ce système.

Le pérémoDtal àt la bôn^diclion des palliumn nnm ffra mieux connaître ce vêlement (1). Tous les ans, le âl jaii> vier, jour de S" Agnès, ob présente sur l'aiilol de la basilique de Sainte-Agnés-hors-lea-Murs, deux agneaux liUnrf ' comme la neige, couronni'is de roses et parés de rubans rouges. Un les bénit et on ks parfume d'eitcens. lU sonl ensuite portés au pape qui les bônit de sa fenêtre et les conRi aui soins de reltgieus'js. On les tond lorsque Tépoque est venue, et de leur laine on fait les palliums, en y ajoutant au besoin de la laine étrangère. L'un des agneaux est servi, à Pâques, sor la lable du pape, en mémoire du véritable agneau pascal, dont le sang a racheté le monde et dont la ebair divine est la nourriture de nos Smcs. Des religieuse* sont chargées de iiler la laine des palliums; on bénit cet qrnementsàSaiQt-Piorre, sur l'autel de la confession, et OD les y laisse une nuit; on les dépose enfin sur la chaire d« Saint-Pierre. De là l'expression du moyen-âge : « Asstmtre paltinm ex rorpore sancli Peiri (2).

Il nous reste à pénétrer le sens mystérieux de cet ornement qui, selon tous les symbolistes, reuferme un abrégé des devoirs imposés à ceux qui possèdent la plénitude de l'Autorité pontificale (3).

(tj Voyez le Pontifie, de Cnliilnni.

(2) Je renvoie aux liliirgisies et aux cnnonistcs pour les (\[inlions (Je droit rel^<iives nu palliiiui el !i la manière (te l'olilcnir. Thomassin. Dlscipl, spceiiikuicni liv, I, pai-l. II, c. 24ct 23. Catiilani, loc. til.

(3) Innocent III. De sac. ait. mijst. lib. 1, c. G2. -Ddranil. Rnf. lib, III, c, 17, — Siincon Tliess. Oc lenipln vtpimù, ap. Goar. B»ban Maur montre que le synibolisnic du palliiiiii éiail encore flotlnni : « ScftimJiim mmlithimintinihli ni'S'ri breriler it'tximnt. i C. 23. De Iml. ekrk.

Celle bande de laine sur les épaules du pontife lui cappelle non seulement Tagneau de Dieu, mais encore le pécheur, la brebis errante qu*il doit, à l'exemple du Bon- Pasteur, cbereher et ramener au bercail. Aussi les évoques d'Orient revêtent le pallium pourentendre les confessions. Les quatre croix de pourpre sont les quatre vertus cardinales que le sang de la croix fait fleurir dans Fâme : Quœ fitst crucis Christi sanguine purpurenlur^ frustra sibivirtutis nomen ttëutpani, » dit Innocent III. Mais la croix de l*épaule gauche était double, au moyen-âge, parce que la gauche est la vie présente chargée de misères et de labeurs que le pontife doit savoir héroïquement supporter. Les trois épingles d*or et de pierrerie fixaient le pallium à la chasuble ; mais aucune ne s'attachait sur l'épaule droite; car la droite est la vie future oti l'aiguillon de la douleur ne se fera plus sentir : « Super d^xtrum humerum non tnfigitur aeus^ dit Durand, quaniam in œternâ quiète nullus est afflictionis acu^ leu8. nullus stimulus punitionis. »

Je termine ce chapitre déjà bien long par quelques notions sur les costuoies liturgiques orientaux. Quoiqu'ils aient subi moins de variations en Orient qu'en Occident, ils ne sont pas toujours désignés clairement, parce que leurs noms diffèrent' selon les liturgies qui se partagent les églises grecques et asiatiques. Les commentaires de Renaudot sur les liturgies cophtes et syriaques, les notes de Goar sur la messe de S.-Jean Ghrysostôme, et la dissertation du P. Lebrun sur la liturgie arménienne, les souvenirs des églises arméniennes el grecques que j'ai visitées en Italie, m'aideront à résumer brièvement ce qui me semble propre à éclairer l'archéologue dans l'examen des images qu'il peut rencontrer ou dont il peut diriger l'exécution.

Goar représente le patriarche grec portant, pour babils

communs, un capui-lion moùastiquo. kaldkamilauthton. soa$ le chflpCRu à t.irg«s horbs, à forme basse ftt couverte en dessus il'une croix d'or ou de suie, anàkamélauchion ; un manlcau agriiTé sous le cou et ouvert par devant , desceoit dfg ùpaules aux gunou\. Il esl orné en largeur de raies iindécs, blanches et rouges, el do borduros bleues. La lunii]ue talaire ressemble à tioirc soulane, cl une ceioture en presse les plis. Le bâiou pastoral est bas, termine^ en thau par deux serpents dont les iClcs se relèvent et ne rcj^ardent. Le prtMre m^ulier ou iiiari<ï porte une hrgn catotlv \iolcltfl «u brune, une robe noire el par-dessus un manteau k manches pendantes, fendu par dirvaDt dans toute la hauteur, mais senlemeni au bas par derritïn.

Quant aux vêlements jlilurgiques, ie ulchahvn, Hummè aussi jabot, tournât, est une tunique rt'pondant h aotn aube. Le patriarche seul la portait rouge. Il n'y a ju» d'BmJct.^Le cordon ou la ceiulure est d'autant plus en esliuia elioz les Grecs que les luis musulmanes en ataienl fail une marque dislinctive des chrétiens. Les deu\ epimanicia liés aux bras par des conJons de soie sont comme deux manipules; celui de droite poilo l'image de la face de Jésus- Clirisl. l.'fptlravhtlion est I èlcde ; il passe autour du cou et dt'scenil au dessous des genoux. L'eplgonalion que l'un traduit bien par siibijcnuate, est un ornement quadrangulaire, que l'on porte en losange, suspendu à la ceinture el tombant à la tiautcur du genou. On y trace aussi la ligure de N. S. La chasuble, o/'(or»ios, catnmton,plianioUon, est ample et ronde comme l'ancienne chasuble dus latins. Elle est de soie ou de laine; d'une étoffe unie [lour les prêtres, mais |iar*rrnée de croi.\ et même de triangles pour Iesc\êques, auxquels elle doil rappi'Ier que J.-C a soufTert pour les lioDimes el qu'il est la pierre angulaire de l'Ëglise. Les

évèques grecs ii adoptèreat pas la mitre. Il paratl toulefmf que les moderoes ne l*ont pas coastammeot rejetée (1). Ils ne mettent pas d'anneau au doigt. J'ai précédemment fait connaître k pallium ou Tomophore. Chez les Grecs il est plus large et plus long que celui des Latins; il ne forma point un collier; c'est le pallium ancien d'une bande simple, faisant le tour du cou et pendant par devant et par derrière. La tunique et la dalmatique sont blanches. Elles admettent des ornements rouges. On reconnaît encore en cela l'antique tradition. Les Orientaux laissent croître la barbe et la chevelure.

Ch«z les Arméniens, le prèlre religieux porte la robe et le capuce de couleur noire. Les séculiers ont la soutane et le turban bleus. En officiant, ils sont coilTés d'un bonnet rond surmonté d'une croix. Le diacre porte l'étole sur l'épaule gauche et pendante devant et derrière. Elle est ornée de croix. Pour le diacre et les ministres inférieurs l'aube n'a pas de ceinture ; une grande croix est dessinée sur le dos et l'on en voit de petites à la poitrine et sur les manches.

Les Grecs n ont pas été moins féconds que les Latins dans l'interprétation symbolique des ornements prescrits par la liturgie. On peut s'en convaincre en lisant les auteurs que j'ai cités et les anciens liturgistes orientaux, spécialeipent S. Germain de Constantinople.

(I) Go:ir, fit cpiscorcUn., p. 314.

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