‹ Cours d'archéologie sacréeChapitre 27 sur 43 · Agnan^ 17 nov. Évêqoe d'Orléans : arrêtant Attila · texte numérisé non relu

Agnan^ 17 nov. Évêqoe d'Orléans : arrêtant Attila

S. Agricole^ évêque et patron d'Avignon. Cigogne tuant des serpents.

S. Alban, martyr; céphalophore.

S. Albert de Sicile, moine. Un lys et un livre.

y*. Aldégonde^ 30 janv. Abbesse de Maubeuge. Vn ange. Visions.

(i) Voir, outre Molanus, le P. Raynaud, en son traité Synibolà Antoniana,

s. Amand, év. de Trêves. Eglise, peut-être relie dont il fut chassé à Rome, et à la porle de laquelle il resta en loate iiuiDilité; (Iragoa , peut-être symbole de l'idolâtrie qu'il dtïlruisît dans d« vastes régions.

S. Amàlre, éïêq. d'Aoserre. Arbre chargé de Wles d* loups, de cerfs, etc. Voir Baillet.

S. Andiol, mai. Sous-diacre, en Vivarais; (file fendo«, sabre de bois, bâtons armés de clous.

S. Andoche et S. Thyrse, martyrs, 2* sept. Pierres allachées aux pieds, fouraaise, glaive.

5. Arnould, ëv. de Metz, 18 juillet. Poisson tenant dans sa boucbe l'anneau jeté par le Saint dans la Moselle. Huche et vase. Loup, qui le conduisit dans la solitude.

S, AagHiiliii de Cantorbéry, 26 mai. En archev. avec le pallium, ou en bénédictin. Prêchant.

S". Barbe, vierge et martyre, 4 déc. A côté d'elle une tour, quelquefois percée de trois fenêtres, ou sarnioolée de trois créneaux. C'est la tour ou son père l'enferma, ou bien la maison dans laquelle elle fit faire trois ouvertures en riionneur de la Sainle-Trinité. Voij. la Légende dorée.

À'. Benoit, abbé, 21 mnrs. Il tient la règle de son ordre, prés de lui un corbeau et un vase, allusions au verre empoisonné qu'il brisa d'un signe de croix , et au corbeau que le Saint nourrissait.

.S'. ISemardln de Sienne, confesseur, 20 mai. Il tient le nom de Jésus entouré de rayons salaires. Il ne pouvait prouoQcer le nom de Jésus sans se sentir transporté d'amour, cl souvent après ses sermons il montrait au peuple ce nom sacré éiTil en lettres d'or sur un petit tableau (11. A ses

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pieds trois mftres : il refusa en effet les évéchés de Sienne, de Ferrare et d'Urbin.

5^* Birgitte^ veuve, 8 oet« Elle prie à genonx devant un crucifix. Quelquefois visitée par la S^* Vierge ou un ange, sans doute à cause de ses révélations. Au-dessus de sa tête des flammes. Ne pas la confondre avec S** Brigitte, vierge, à laquelle un ange présente un enfant ; derrière elle est one vache. Légende dorée.

S. Biaise^ évêque et martyr, 3 fév. Médite dans la solitude où il a fui : sort sain et sauf d*un lac où il a été précipité : suspendu à un chevalet ; il est invoqué surtout pour les maladies des enfants.

S. Baniface, évoque et martyr, 5 juin. Il abat un arbre consacré aux idoles ; tient un livre coupé par un glaive^ allusion à ses derniers moments : il fut surpris par les Barbares lorsqu'il était en prière, et on conserve à Tabbaye de Fulde un livre teint de son sang.

S. Bruno^ confesseur, 6 oct. Il n*est personne qui ne connaisse les beaux tableaux de Lesueur. Ordinairement on voit le Saint méditant au milieu d*une sauvage solitude, devant une tète de mort.

5** Bathilde^ 30 janv. Insignes de reine de France et d*abbe8se. Echelle mystérieuse.

5. Benezetf 14avr. Berger, et patron des frères-pontifes ao moyen-âge ; une pierre de taille ou un pont.

S. Bénigne^ prêtre, apôtre de Dijon et de Langres, 1*' nov. Traversé de deux lances ; crâne fendu ; pieds scellés dans one pierre. Le patois de Langres a fait de S. Bénigne, S. Broingt : Benignus, Bénin, Broingt.

S. Bernard de Menthan, archidiacre d'Aoste, au X* siècle

el fondateur des hospilalk'rs du Saint-Bernard. IVnioa j enrliDÎD^. Hospice.

S" lîlandiue, vierge et tliarljre: taureau, gril.

S" Bologne, \i(!rge el marlyre, patronne de BoIi>gDo aa diocèse de Langres. Uu Innneau garni de pointes de Ter dans I leijuel elle fui enfermée et précipitée au liane d'une monlaguc.

S. Itricp, évéque de Tours. Un enfant au maillot, l^inoin dn sa vertu. Des charbons. V. Ilist. de VE^Uk gailtmiu. T. 11, p. 8 et Légende dorfr.

S. Cojitan ou Gaétan de Thienne, confesseui A genoux ilevanl un orueilix, écrit, lient u lia.

S. Calixte, pape el martyr, 14 cet. Kevétu de la cfajipe, sur sa (file la tiare : on le voit battu de verges.

.S*. Camitlc de Lelli», confesseur, 18 juil. En costume de son ordre ; dans un hôpital assistant les maladeâ.

S, Christophe. Il j a un S. Christophe, martyr, 25 juil- Son nom, qui signifie porte-Christ, aura déterminé originairement .i le repn'senli'r portant l'image de Notre-Seignciir. Du nom el do ticdrie, on a fabriqué une légende ([lion peut lire en Jaci|ues iJc Varaz/es. Un géant de la terre do Clianaao voulut servir le plus puissant roi du monde. Il quilla te roi de Chanaan pour s'cngagor au service ilu diable, et le diable, pour passer au service du Christ dont la croix avait mis le diable en fuite. Sur lavis d'uu ermite, il se consacra h passer les vovageurs du bord d'un torrent (I Tautrc. Un jour, un enfant se présenta ({ui pesa sur les épaules du géant d'un poids élrange et lourd comnit' le monde : " Ne t"cnétfmne pas. Cbri><l<iphe. dit renfanl; car non seulement tu as eu sur les épaules le monde entier, mais encore celui qui a créé le monde ; car je suis le Christ.»

nfesseur, 7 aoAt. ■ t une branche de ^

De là ce géant, IraversaDl le torrent ; un arbre à la main ; sur ses épaules un enfant qui tient le globe symbolique, un ermite éclairant avec une lanterne. Molanus rapporte les eiplications qui font de cet icône un symbole du martyr ou simplement du chrétien. D'autres y voient l'humanité passant du paganisme au christianisme, et de cette vie laborieuse aux rives éternelles. L'image colossale de S. Christophe, à cause de ses proportions même, fut posée le plus souvent en dehors des monuments : Paris, Auxerre, Langrès, et bien d'autres villes épiscopales avaient cet icône gigantesque an portail de leur cathédrale. La Révolution en a fait disparaître un grand nombre.; d'autres sont rentrés à l'intérieur des églises et ont été conservés. On Ta peint souvent à l'un des piliers de la nef. Je l'ai remarqué ainsi dans l'ancienne basilique de Saint-Clément à Rome. Cette exposition frappante de S. Christophe, surtout à l'extérieur des églises, fit supposer à quelques esprits faibles qu'il y avait une grâce extraordinaire attachée à un regard porté dévotement sur cette image. Et de là est née l'idée entachée de superstition et contenue dans ces inscriptions mises parfois aux pieds du Saint :

Christophori sancti tpeciemquicumque tuetur hta nempe die non morte malâ morietur, . • Ou lUo namqne dte nullo languore gravetur. Ou bien Christophorum videos postea tutus eas,

et d'autres semblables.

S. Canut^ roi et martyr, 19 janvier. Avec les insignes de la royauté ; percé d!une flèche ou d'un poignard. •

S. Casimir^ confesseur, 4 mars. Une branche de lis , devant lui la S'* Vierge et l'Enfant-Jésus, pour lesquels il avait une tendre dévotion.

.9* CaÛierine , vierge el martyre. 25 noreaiDi s'appuie sur ane roue dentelée , ou tient un livre, et one roue brisée git à ses pieds. Souvent elle porte une couronne. On la voit aus^i quelquerois foulant aux piedi un vieillard couronné ; c'est son père dont elle eal à vaincre la résistance pour sauver sa foi (1).

S^' Calhnine de Sienne, vierge, 30 avril. Stigmates ans pieds et aux mains, ou couronne d'épine sur la t£te. EIU lient quelquefois nn cœur dans sa main.

.'»'• Cécile, vierge et martyre, 22 novembre, patronne des musiciens. On la représente, depuis le X\T siècle, jouant de quelque instrument de musique ; des anges l'accompagnent. S" Cécile ne fut peut-être pas musicienne: les actes de son martyre disent qu'elle avait voné à Dieu sa virginité, el qu'à l'approche du jour de ses noces, tandis que les instruments faisaient entendre leur harmonie, elle chantait dans son coeur disant au Seigneur : Fiai cor meitm et corpus mfum immaculalum ut non mnfandar, Celi ne signifie point que S" Cécile ait aimé et cultivé la musique. Au moyen-âge, on la représentait dans une chaudière d'huite bouillante.

.S". Cliarles-ltorromée, confesseur, 4 novembre. Visitant les pestiférés, suivi de son clergé.

.S"" Christine, vierge el martyre, 2 i juillet. Une meule, des flèches ; tien! un ou plusieurs serpents, allusions à son martyre.

.V'' Claire, vierge, 12 août. Elle porte le Saint-Sacrement dans une monsirance ou dans un ciboire, même

(1) Voir les Bollandisics , prologue à S. Georges. S" Calherine fsi la patronne dus (Illcs.

dans sa main. On sait comment elle mit en fuite les Sarrâzins.

SS. Cùme et Damien , malrtyrs » 27 septembre. Ils portent de longues robes , tiennent chacun une 6ole ou unt^ boite à médicaments ; l'un d'eux a dans la main un rouleau de papier. Ils étaient médecins.

(7oufotin^s (Les quatre), martyrs, 8 novembre. On les frappe de fouets armés de boules de plomb. Debout, ils tiennent, l'un, une.truelle; l'autre, un équerre; un troisième, un marteau ; tous quatre sont couronnés. Ils étaient sculpteurs, et ils refusèrent de fabriquer des idoles.

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