Cyprien, évêque et martyr, 16 septembre. Décapité
S. Charlemagnef 28 juin. Il n'est pas au martyrologe romain, quoique son culte ait été autorisé en quelques églises. On le représente soit avec les insignes de l'empire, la cuirasse et l'épée , soit avec le costume dont les papes Adrien et Léon aimaient à le voir revêtu : la longue tunique, la chlamyde , le diadème , les chaussures ornées de pierres précieuses. Notker le Bègue a décrit ce costume, et Eginhart nous a laissé un signalement du grand homme. Ch. 7.
5. Denis , évèque et martyr, 9 octobre. Avec le costume d'évèque . presque toujours portant sa tète entre ses mains (1 j.
S. Didace^ confesseur, 13 novembre. Guérissant un malade avec l'huile d'une lampe d'église. Une croix et un chapelet.
S. Dominique^ confesseur, 4 août. Costume de dominicain : la tète rasée. Il reçoit le rosaire des mains de là
(t) Voir la légende au bréviaire romain.
s** ViRrgr. A rôté de lui, ait cbteo li-oanl <lan« M f9tn\é un flambeau, allosinn a un songe de sa mère. Il est ordinairement accompagné Ac S» Catherine de Sieaue dans le lalileau de riostitaliun du Bosârre.
•S" Dnrolkée. vierge et màrlvre. 6 février. Les iostmmeitl» de son marljTe. Elle fient une corbeille nti l'i» voit lrui« roses «l trois pommes (I).
,S'. Didier, évt^qiie de Langres vt martyr. 2-2 mai. Céplialopliure. Une charrue, à la main un bàlun fleuri. Fofr ta légende,
S. Edouard. t^oDresseur. 13 octobre. Avec les insigne* de la royauté, faisant l'aumt'me ou quelque antre mnra de charité.
y Elisabeth de Hongrie, veuve. 19 novembre. Elis fait l'aumdne à de pauvres estropiés : on ta voit portanl dans sa rube des Heurs qui, par un miracle, avaient remplacé des pains. Elle porte auui trois couronnes, ut $ignificrlur vilam sanclissîmë transegissc m Halu virginali. marilali et viduati (2).
.S'" r:ih'il>vll< .le l'orlu-;il. \fin,\ S jiiillot. .Mêmes al- Iriljiils i[iic la priTédciik', doitl cllf iiiiila los merlus. S" lùiiryeiiiii'iiiie , ^iiiryc t't rtiarl\ri:, 23 janM
.V. r:iintw. <liacre. 2G dcornhiv. I.èvi- les inaii jeux viTS II- rii'l (jiie l'on ^tjit ouvcri. \)v> piorns ;i ?(■ pieds. Il rst toujours velu t'i( liiaiTi'.
.S" lùij}lu-iiiif . \i<.T;,'f .■! ii];iil\rc, I(i si'[ili'iiibrf. EnliMiréc; il.: LiMi'S IV-ron',.
s el l.'s
S. Eu$tache ei ses comp., martyrs, 20 septembre. En guerrier, à genoux devant un cerf qui porte un crucifix entre ses cornes (1). Quelquefois dans un taureau d'airain, avec sa famille.
S. Eloi, évêque de Noyon, 1^'' décembre. Tient un marteau. Enclume à ses pieds. Il est orfèvre et forgeron.
S. Elophe^ archidiacre, céphalophore.
S. Eutrope^ évêque de Saintes , 30 avril. Tête fendue par une bâche.
S. Evre, évêque de Toul, 15 septembre. Invoqué con* tre la 6ëvre au diocèse de Langres.
SS. Fabien et Sébastien^ martyrs, 20 janv. Le premier décapité. Au dessus de sa tête une colombe, qui vint se reposer sur lui avant sou élection au souverain pontificat. S. Sébastien attaché à une colonne ou à un arbre, percé de flèches, ou tenant des flèches à la main.
S. Félix de Nole^ prêtre et confesseur. 14 janv. En prison, ou assistant son évêque mourant; il tient une grappe de raisin ; près de lui une toile d*araiguée (2).
S. Félix de Valois, confesseur, 20 nov. Une bourse et des chaînes. Un cerf portant la croix sur sa tête.
5. François d'Assise^ confesseur, 4 oct. En extase, avec les stigmates; prêchant les animaux.
S. François de Borgia^ confesseur, 10 oct. Couronne princière, tête de mort; il médite.
S. François de Paule, confesseur, 2 avril. Un crucifix et on chapelet. Son entrevue avec Louis XI mourant.
S. François-Xavier, confesseur, 2 déc. En surplis, une
(1) Brév. romaio.
(d) Voyez le bréviaire romain et sa légende^
CToii à la main, préclianl les infidèles. A ï'heare de m mori, rouelle sur une natte et regardant la Chine.
S" Françoise-Romaine, veuve. 9 mars. Condoisant an âne chargé de bois et d'autres provisions. Un ange loi pr^ eente un livre, allusion il ses fréquentes extases.
S" Fare, abbesse. Tient un épi, 7 décembre.
SS. Ferréol et Ferjrux, diacres, martyrs de Besançon : verges, langues coupées, pointes de fer aux pieds, aux uiains, â la poitrine: glaive. IG juin.
S. Ferréol, évêque d'Uzès ; discipline et loslrumeols de pénitence. 18 sept.
S. Ferréol, de Vienne, tribun et martyr; chaînes. 18 sept.
S. Fiacre, ermite . jardinier. Bêche , cordeau , râteau, arrosoir. Un livre, symbole de la méditation qui saDrti6ail son travail. 30 août.
S. Firmin. év. d'Amiens, décapité. Le même que S. Frémy. 25 sept.
S. Fron(, prêtre, missionnaire de Périgneux. Invoqué au diocèse de Lanfjres pour la guérison dos enfants. 25 ocl.
S. fieortjes. martyr. 23 ;nril. ClicvaliiT armé de toutes ))ièces, terrassant un dragon. Près de lui une jeune fille supiiliante délivrée de la fureur du monstre. Quoiqu'en dise Jacques de Voragine, on peut croire avec Baronius. Molanus et les Dollandistcs que celte représentation n'est qu'un syuibole. Le dragon ligure bien le démon. La jeuue fille suppliante serait le symbole du ne \illeoti d'une province implorant le secours d'un si grand martyr.
^i- Oerlnide, vierge, 15 nov. Une couronne : elle était fille de Pépin de Landen, In livre : elle savait toute la Bible par cœur. A terre des rats et des loirs: on donoe
deux raisons à ce singulier attribut, Tune symbolique : il figurerait le démon ; et Taulre historique : il y avait à Nivelle en Brabant, dans la crypte de Téglise de notre sainte, un puits dont Teau avait la propriété de tuer les rats et les loirs quand on en aspersait avec foi Tentrée de leurs refuges. On lisait au bas d'une ancienne peinture :
Sub pedibus Divœ quul furva animalia noclisj Toia quibus dormitur hiems, discurrere cemis ? Pestis agri esl^ quam Diva, snà prece, culia repurgal,
SS. Gervais et Protais, martyrs, 19 juin. Fouets armés de plomb, chevalet.
S. Gilles, abbé, 1''' sept. Dans une caverne, près de lui une biche, à ses pieds une flèche dont fut percée la compagne de sa solitude. La Légende dorée dit que c'est luimême qui fut blessé. Quant à l'opinion qui prétend que Charles-Martel obtint par les prières de S. Gilles le pardon d*un péché énorme qu'il ne voulait pas confesser, elle est impie et signifie seulement, dit Molanus, que le roi obtint la grâce de confesser ce péché, démarche qui lui répugnait auparavant, ou bien que S. Gilles lui remit une pénitence considérable.
5. Grégoire, thaumaturge, évèque et confesseur, 17 nov. Chasse les démons.
S. Guillaume, abbé, 25 juin. Ce saint, qu'il ne faut pas confondre avec S. Guillaume de Maleval, son contempo^ raio, est représenté nu-pieds, couvert d'assez pauvres vêlements, sous lesquels on voit des chaînes de fer.
5. Genis^ martyr. Tient un violon, symbole de l'état qui précéda sa conversion. Manteau court. Invoqué contre la grêle. 26 août.
S*« Geneviève^ vierge de \anterre, patronne de Paris, 3
J;iiiv. Ea ber^cru, une Imulelte et un agneau, Tilaiii el !!• tant (1). Des clefs, deux cierges qui s'alluméreat d'«ai-< IDéines, déuiuti eochalné. Le miracle desardeoU.
S. GeHguuli>k, i)u dioc. de Langres. En guerrier. En ' rliasseur ; faucon, cor de chasse. Sa femme tenant un poignard. Invoqué contre tes maladies cutanées. Plnsieun | jirenncnt le faucon pour une colombe, symbole de la Culélilé conjugale gardée par le ^aînt époux et violée par l>- ' puuse. 1 1 mai. i
5. Guiitau'itt, duc d'Aquitaine; eu guerrier, eo chasseur, j faocOD au poing : en soljlaire. instrumeuts de péniteace.
S" Ifedwige, \eu\B, 17 oct. Soignant les pauvres et let ' malades, corbeille de Qeurs, insîgues de la royauté «I de* j grandeurs du monde méprisées. j
S. Henri, empereur, 15juil. Le sceptre, la courunoe. le globe surmonté d'une crois. L'n l^s : quoique marié, d i g.irda la chasielè. Il tienl une |>oti(o l'glîsc. Le bréviaire romain nous donne la raison de ce dernier attribut: u Adejh lo eiiim iinijeriu... ijxlv.'iias nb iujnhlîhn^ ihMi'ui.las viwjiii- /l'ti'iil i*i(,< fp'îi'iril, jihirimls'jnr hiiijilioiiiltus l'I jtnvdi'S hiciqjk-luvil. !•
S. Ilippohjtc mnrlyr. 13 août. Triuné pnr des c)iev.iu\ iiidiiniplés. lin cnsqiir. une binrc.
,S, lliiwlitihi'. fi)iir<'^s(.'tir. iOaiHil. Ln hs. uiirosjiri.
— Ali —
S^« Hélène, tient Timage grande ou petite de la vraie croix. 18 août.
S. Honorai^ abbé de Lérins. Un dragon.
S. Honoré, év. d'Amiens. Une pelle et des pains. 16 mai.
S. Hubert, évêqne. En guerrier, en chasseur, agenouillé devant le cerf entre les bois duquel rayonne une croix. Parfois une mitre suspendue sur sa tête. Invoqué par les chasseurs, et contre Thydrophobie des hommes et des animaux. Le jour de sa fête, en plusieurs paroisses, on bénit du pain pour porter en voyage, et de Tavoine pour les animaux. 3 nov.
S. Ignace, évêque et martyr, 1^^ fév. Des lions. Quelquefois il tient dans sa main son cœur où le monogramme IHS est inscrit en lettres d'or. La Légende dorée nous donne la raison de cet attribut ; et si Ton ne voulait pas admettre ce récit, le surnom de Théophore que firenait S. Ignace luimême, en expliquerait suffisamment la présence.
S. Ignace, confesseur, 31 juil. A genoux, en extase, disant la sainte messe : du crucifix placé sur Taulel jaillit une lumière céleste qui se reflète sur son visage. Son cœur enflammé.
SS. Innocents^ martyrs, 28 déc. On peint ordinairement leur massacre d'une manière plus ou moins dramatique.
5. Irénèe, év. de Lyon et martyr. Immolé au pied de l'autel. 28 juin.
5. Janvier et ses Camp., martyrs, 19 sept. Une palme, un livre. Décapité. Il était de Naples. Un lui attribue le pouvoir de préserver cette ville, par ses prières, des éruptions du Vésuve : quelques peintures font allusion à cette croyance.
S. Jean de la Croix, confesseur, 24 nov. En extase, près de lui un lys et des livres, allusion à ses œuvres mys-
liffues. Jé«us chargé de sa croix et la S" Vierg« lui a raissrnl.
.V. Jrati de Dieu, cuDfcsseur, 8 mars. Tient un cracilîi. porte une oitiroime d't^piiies. Bucueillanl les aiiniiïoes.
S. Jean de Oualberl, abbé. 12 juil. A cheval el armé, devani lui un bomme à genoux. Prosterné au\ pieds A'oa iTucills igui Eciubk incliner la tète. Voir sa légende au bréviaire romain.
S. Jean dcMallm, confc-sseur. 8 fév. Entouré de captifs: tient un chaîne. Voir sa légende au bréviaire.
.S''. Jeanne Françoisr de Chantai, veuve, 21 août. Elle tii-nl une croit et un coeur où est gravé le oom de Jésus. I.e bréviaire rouiaiu dit en elfel qu'après la mort desno luari, u ne à prvposito castimomtf observandip in poslerûm dimoverelur. itliui voto mtwvato, sanclissimum Jesu-Chritli Honien candenti feiro peclori inscutpsil. «
A'. Joachim, époux de S" Anne, confesseur, le dimanche dans l'oct. de l'Assomption. Figure dans la iaifife/amif/r. conduit avi'c S"' A mu; la S" Vierge an Ii;ni|ili\ Vdir.S"'" .lime.
■S". J,w/»/(, .■■|i..iiv de la S'- Vierge. 11) mars. Sa fric n'ayant été établie ciic/ !t's Lai i us (| ne vers le \V siècle I .
■■.>!ii^',s l;,Liiis lii'S U- W ^a;\c, cl .hiiis le, siO.I.-s <|ui in.^.'JilTna li;X\\il oiiiil <l(j;i hiiiiiiir >i"uu ciilii' |uriJriilin piirivmii.j .>i- .Ijys -oligii-iix. Lv.-. i:,;i'.\n-> ;,Nni>iit iM|,p,irl,'. >i)ii cuil.- .I*(,>rii-nl, :iii H'iii|.s di, n'(.is;u;.'>. A hi lin .lu \\\' ^H-r\e k-i rL;ii.<-i„;uj,s ..■klirainil !iu^<\ >..< I.'K:. lv i^uiiciis Cn^uii lil K-> plus !{i'aii<l, HToiis p.iur ol.lti-ij IVlEiLli^^cmciii iiiiiuTsd ,l,- ^<m vuh'i: Il o..iipu-J iiiiTii.: i.ii ollli'u (lu S.iiiil. cl un puOiiic ou il ni.'uriU' >:i \i<'. Mji< <■<■ Jn- lui nw Mi.J> I.' p,tpe .-^iML- IV (lur =,i lOio lui (jialiliea Hoiw.
i.dirCMiupIf puurii'ik-lïlc. (>u\ >iliiiiuc-nn VIII qui lui iuicUi le iTiifcniiciil u»ct le nio .lo(/Mc.
on trouve peu d^ancienoes images qui le représeoleol iso«> lément et avec des attributs particuliers.
Depuis elles soot devenues très nombreuses. Si plusieurs sont conformes à ce que nous apprennent TËcriture et la tradition, beaucoup sont très repréhensibles, et méritent à plusieurs égards une sévère critique.
Et d'abord, pour ce qui est de l'âge de S. Joseph, on le représente ordinairement beaucoup trop vieux. Quoiqu*en aient dit quelques historiens récents* nous regardons comme sans fondement Topinion qui prétend que S. Joseph, alors qu*il épousa la S^* Vierge, était déjà très âgé, et même qu'il avait eu plusieurs enfants d*une première femme (1).
Gardien fidèle de la virginité de Marie, S. Joseph devait sauver devant les hommes Thonneur de la Vierge-Mère, et la connaissance du mystère de rincarnation devait être dérobée au démon, jusqu'au jour que Dieu avait fixé pour révéler son Fils au monde. C'est le sentiment des Pères. D'ailleurs un vieillard décrépit eùt-il pu nourrir de son travailla Sainte-Famille, et la protéger suffisamment, dans la fuite en Egypte par exemple? Pourquoi donc ne pas représenter ré|)Oux de Marie comme un homme dans la force del'âge?
Quant aux Oricnlaux, on ne s»il pns en quel temps ils coromcncèreiit de célébrer la l'été de S. Joseph ; mais on a tout lieu de croire que son culte chez eux est fort ancien.
(4) Li source primitive de cette erreur est un texte de S. Epipbane (lildii. Petav. t. i, pp. i039, i040) : t Josephus HUus vir appellalus e$t , quod eam senex duxissel , anno œlalis plus nintis CxXX, cùm jam liberos sex è priori conjuge suslulisset. • Les critiques croient que ce texte est tire de livres apocryphes. On retrouve en effet cette fable Jans la légende de Joseph le Charpentier découverte au XVI^ siècle par Isidore de Isolaris dans un manuscrit arabe. Voyez encore Pahricius, tome 2 : Codicis pseudepigraphi veîeris Testamenti volumen altcrnm. Uumburg, i74i, p. 313.
S. Jos«ph exerçait le métier de charpentier. I^nnliiefaber dont se sert l'Évangile indique seulement, il est «rai, qu'il empluvail le marteau ; mais i'anliquité a gt^oi^ralement admis cette opinion, et S. Justin le martyr dil expressément que Ji^sus faisait des jougs et des charrues. Un donoe dune pour atlribul à S. Joseph une règle, une bacbe oa quelque autre instrument de son minier.
S. Joseph porte aussi une branche de lys. C'est le s)iubot« de la rbasiBté, l'une de ses pins émincnles vertus.
Il es! très coRVcnuhle de représenter S. Joseph conduisant Jésus par la main. Son plus beau litre de j^loire efl d'avoir servi de père et de guide ii l'Enfant-Dieu. Ensuite eela exprime à merveille les paroles de l'Évangile : » Et erat mbdilus illis. •> Les autres sujets les plus communs sont l'apparition de l'ange à S. Joseph pour lut révéler Is j mystère qui s'est accompli en Marie, la fuite en Égypie, t S. Joseph portant dans ses bras l'Ënfant^Jésus. la mort dn saint Patriarche entre les bras -le Jéstis et de Marie, 0'"»ique d'après l'opinion commune il soil mort avant mèoie qui; il- Sjii\riir ciiriiinfnç.it sa \ie [)ublii|iio, la légemlc dil qiK! Josus-Clirisl lui donua la sainio lloslie en ^ialiqiif.
y- Julù-um dv l-nlnwivvi. \icr-c. 1!» juin, l'n li\r.'. une ciiiironneci'i'pinc-i, surdon co'iir la loriiii' d'une lio>iii'. Voir sa lt;yeiuic an biéiiain; roinaiii.
S''' Jeiiiiiie ili' i'alois, foinniede Lntiis XII. ("!mir(inni' a;i\ pii'ds. Km i('lif,'itMi5i'. Vi] calicv. In aiigt' lui iiii'l un anni'.iu au <li.i-l. ï liHri.T.
Sy- J"st,' ri Hujine. iiolières a .Sc-\il!i-. Crui'lirr:. -;uyiialfllis on ali'ara//as ; clli'scu rendaient, mai» cffu-i'icnl d'en ddiincr à ilo I'i'Uitiics idolâtres qui \onlar>'iil >'i'ii mtvir pour lentll.MJr Vrmis. Marljr.'s. '20 juillet.
Sainta Jitmeaux, S]iPiisi}qn', Mélasijipo, Klfosijipf, iiiar-
fyrs de Langres. 19 janv. Daus une fourDaise. Ce point de leur histoire a sans doute fait prendre leurs ossements pour ceux des trois enfants de la fournaise de Babylone que Ton croyait posséder à Langres et qui avaient un tombeau très vénéré à la cathédrale de Saint-Mammès. D'après une ancienne et fabuleuse légende, Zenon, roi de Perse, après avoir été secouru par des Lingons, leur aurait donné ces reliques, afin de chasser les démons qui avaient envahi Langres en Tabsence de ces guerriers. Aussi on lisait sur la tombe :
In hoc jacent sarcophago^ Sidrach, Misach, Abdenago^ Igve usli ui pelagOj Quos rex Persartim Zetionas Juml tram fer ri Lingonas Ad ahigendoi dœmonas (i).
S.Laurent, martyr. tO août. En diacre, porte un gril d'une main, et de l'autre distribue des aumônes. On voit son effigie sur des monnaies de Rome, de Bologne, de Viterbe, sans doute pour rappeler l'obligation de Taumône,
5. Louis, roi de France, 25 août. Les attributs royaux : on sceptre, une main de justice, vêtu d'un manteau fleurdelisé, portant dans ses mains la couronne d*épines.
5. Louis de Gonzague, confesseur, 2.1 juin. Médite devant un cruciGx; à côté de lui une discipline; à ses pieds une couronne.
S^* Lucie, vierge et marlyre, 13déc. Décapitée. Entourée des flammes d'un bûcher. Quelques peintres la représentent
(1) Celle légende esl rapporlée nvec l»'s pins hiznrrcs circonstances par le chroniqueur Tahourol : Hist. des SS. Reliques et ançiennelés de Lengres, Mss.
porlanl sur un plat ses yeui arrach<>s ; mais à lort : car îlt t'orifondeul S" Lucie de Syracuse avec une autre sainte du même nom de l'ordre de S. Oomiaique qui s'arracha la yeux pour sauver sa chastelé. Si S» Lucie est tovo()uéB pour les maladies des yeux, c'est probablement à cause d». Tt^tymologie latine d» son nom [lux, lucis, lumière). Oatrouvera mieux fondée la même confiauce envers la saiol* dominicaine.
S. Landri. év. de Paris. Faisant l'aumâne. 10 juin. S. Lazare, év, de Marseille. Aux catacombes, enveloppé d'un suaire et de bandelettes. Ressuscité par J.-C. Un vaisseau sans voile. Voyez la Légende dorée, 29 juillet.
.S'. Lazare, le moine, peintre. Il peint de la main gauche; l'autre est coupée. 23 fév.
S. Louveiit, prêtre: invoqué contre les fièvres, au diocèse de Langres. 22 oct.
S" MargueriU, vierge et martyre, 20 juil. L'oe petiMi croix, tiu livre, à terre une torcbe ardente et un glaive. Elle foule aux pieds un affreux dragon. Etant en prison elle vit le dénioit sous cette foritie. Voir sa légende.
.S"'" .Wari/tierr'ie, reine d'Érosse, 10 juin. En reine, lait l'aumône, lave les pieds aux pauvres.
.S'' Marie Madvlcine. 22 juil. Il est peu de sujets religieux oii les artistes en donnant carrière à une imaginalÎDn licencieuse aient blessé davantage les convenances. Au lieu <le Aladeleiiic pénitenle, c'est la pécheresse avec un air efl'ronté et un luxe de parures et d'ornements, plus faits pour blesser les regards ([ue pour édifier. I{icn de plus contraire à ces paroles du bréviaire (rcsp. VIII} : Heijnmn niundi et omnem uriialum aeculi coiilempxi propler atnorem Dumini mci Jcsit-Chrisli. »
Il est bien de représenter S" .Madeleine avec un vase,
« altulil alabastrum unguenti^ » use longue chevelure flot« taote, « pedes... capillis capitis sut iergebal^ » foulant aux pieds des parures mondaines. Les sujets les plus communs sont : Madeleine aux pieds de Jésus, Madeleine au pied de la croix, sa mort dans le désert de la Sainte-Baume, enlevée par les anges. Ceux qui croient que c'était la sœur de Lazare, la représentent aussi reconnaissant Jésus ressuscité qu'elle avait pris d'abord pour le jardinier. Ici encore les peintres ont tort de costumer grossièrement N. S. en jardinier avec un large sombrero et un instrument de culture à la main. Marie qui ne s'attendait point à une apparition, crut entendre la voix du jardinier voisin du tombeau ; c'est tout ce que dit l'évangéliste. On ne voit point que Jésus fàt déguisé en jardinier.
5^ Marie Madeleine de Pazzi^ vierge, 27 mai. Une croix entre les bras, une couronne d'épines sur la tête, à terre les instruments de la passion. Sa devise était : Paît, non mort.
S^ Marthe^ vierge, 29 juil. Tient d'une main un de ces rameaux dont on se sert pour jeter de l'eau bénite, de Tautre porte une petite croix. A côté d'elle un monstre. Voyez sa légende. Le dragon que détruisit S'* Marthe s'appelait laTarasque, d'où Tarascon fondée au lieu qu'habitait le monstre. Il y a quelques années on portait encore solennellement la Tarasque en procession (1).
S. Martin^ évéque et confesseur, 10 nov. A cheval, partageant son manteau pour en donner la moitié à un pauvre. Une chapelle de monastère.
(I) Plusieurs églises possèdent encore de ces monstres. Il y avait à Chaumont un gros poissoD à larges écailles qui figurait dans les cérémonies de la Diablerie de S. Jean-Baptiste. On connaît le Graouilli de Metz, etc.
.Ç" Mariliir, viergD et aiarljrc, 30 janv. D« v»»rg«, lies ongles «le hT, entourée rit! bétes féroces qui ne la' funl aucun mal.
NiirtijTs lie Sébaste (Les Quarante), 10 mars. E\|mh«s sur UD lac glacé; uq il'eux les quitte; il est remplacé par un des soldats qui les gardvnl. A c6lé d'eux un bain d'eaii diaude. Dans le ciel J.-C. et 40 L-ouronntis tenues par un* troupe d anges.
S. Maurice et ses Cotnp., martyrs, 22 sept. F.D terrier, quelqueluis en chevalier, lient une lance d'une main, dt l'autre un bouclier oti se lit le monogramme t)a Cbrist.
S" Mo»{<iui\ ^euve, 4 mai. On la représi^nle ordinaire* meut sur son lit de mort assistée par S. Augustin, ou ploO' rant dans la retraite sur les désordres de son Gis, on coulemplanl le ciel avec lui.
S. lUaclou ou Mah, évèque. Un calice el I'ho«tîe: enfants et hommes à genoux : poisson à ses pieds. Vaisseoa démâté qui le porta en Saïnlonge (I). 16 dot.
S. Mammès, marljr, patron de la cathédrale et du diocèse (le Langrcs. Les Biilljinlisli's ini'liniinl à oruiro ijue l'on a conruiidit di'ii\ ■^iiiiils Mariiinès : <Ie la, disenl-iU. I histoire de S. Maiiinit-s est aussi obscure que son nom célèbre en Orient. Le inarljndiige romain fait de S. M.imnié# un vieillard. Kn Orient on le représente jeune, et son crâne que l'on possèile à Lan;;rt's est celui d'un adolescent \]. Il est velu d'une riche tunique et imric la couronne
M) Je
Baill.i.
iiiir IV ; Vlllii-hrd'i ffrand m,ii-ii,r S. Xiwi- ■ CorJior. l'aiis itiV); les brevi.iirfj it
de roi, selon ropinion de ceux qui le croient d'une noble famille et d'une descendance royale. D'autres en font un berger. Il porte un sceptre, ou bien une baguette et un livre. Il reçut du ciel, dans le désert de Césarée, une baguette avec laquelle il frappa le sol et il en sortit le livre de l'Évangile. A ses pieds un lion : il vécut dans la solitude où il fuyait la persécution et il y apprivoisa les bétes féroces. Les pierres, la fournaise, le trident, ses entrailles sortant du venlre et qu'il soutient de la main rappellent son martyre. 17 août.
5. Médard^ évèque de Noyon. Moutons : il a gardé les troupeaux. Donnant son manteau à un aveugle. Ruche d'abeilles en mémoire d'un miracle qu'on peut lire dans Pierre de Natalibus. Il nous explique aussi d'où vient qu'on attribue à S. Médard le pouvoir de faire tomber la pluie : « Qui quanti meriti apud Deum fuerit osUmum esl^ cum in qu$ dbitu cœli aperti sunt, atque antè eum divina micuervnt luminaria. Pluvia etiam aquarum calidarum in terram de-fluxit. 8 juin.
5. Menge ou Memmie^ évêque de Châlons--sur-Marne. Ressuscitant une femme, selon le récit de S. Grégoire de Tours. 5 août.
5. Nicolas^ évèque et confesseur. Icône le plus commun peut-être après celui de Jésus-Christ et de la S'* Vierge. Type traditionnel : en évèque : porte une longue barbe. Auprès de lui, dans un objet dont la forme n'est pas bien déterminée, nacelle, baignoire ou cuveau, trois enfants. La raison de cet attribut n'est pas facile à trouver vu l'obscurité de l'histoire du saint Évèque. A-t-on voulu représenter par là les trois jeunes filles que par sa libéralité il arracha à la prostitution? les trois jeunes hommes qu'il sauva de l'arrêt d'un juge inique? les trois princes que
Coiisliiiilin avait condamoés injustement et tlont il fit r^ (Htinailrc l'innocence? on bien les trois «ofaats qn'unc femme avait tnés, mis dans un satoir el que le saint re9»iu> fila |iar ses prières? Le peuple accepte de prér<6rencv cet!» dernière légende : et c'est peut-èlrc à cause de cela qm S. Nicolas est invoqué comme le patron des jeuDesgarçoos* ,< Sur certaines monnaies, S. Nicolas tient une balance dau ,i laquelle on voit 3 poids d'or pour rappeler les 3 fillea qu'il ,' dota.
S. JVirofoji deToientin, confesseur, 10 sept. Un livre, : une (-roix. un Ijs, une hostie rayonnante. Au-dessus de ■■ 1 tCle des anges qui chantent : « Stx ante obitum mnaibuSt 1 sinfiulis noctibus angelicum concentum audivit. v ( Brtr. I Kom. )
S. Norbert, confesseur, 6 juin. Ses attributs parlicalien | sont un arbre généalogique de vingt-cinq à trente pcrton- j nages illustres de l'ordre des Prémontrés, el un bommc ^ tenant une hostie, terrassé sous ses pieds (t). S. Norbert lui-même porte un saint-ciboire.
,V. A'i'cnoe, éM}que de Ucims. Ccplialophore. Décapité â la porte d'une église, par les Vandales. 14 déc.
.S", Panlalion, martyr, 27 juillet. Une Iiache; des lames ardentes ; un li\rc ou une espèce de boite à médlcamcDlj. Il était médecin.
.V. Pascal Kaylim, confesseur, 17 mai. Un saint-sacrement. La S" Vierge lui apparaît. Voir sa légende au brèv. rom.
S. Patrire, apôlre de l'Irlande, 17 mars. On le point
(1) C'est riirrési^niuc Taru-kelin on Tanckeline d'Anvcr; Joni lesiiinl coiifiimlil les scciateurs. Cci liûrcii(]uc disait que In Sainte Euclioriâtic cliiit inutile au snlul.
avec des serpents à ses pieds» parce que c*est une croyance populaire, que Tlrlande n'est infestée d'aucun reptile venimeux, en considération de son premier apôtre (1). Dans ]e sens symbolique les catholiques irlandais attribuent à la protection dn saint, la persévérante fidélité de l'Irlande dans la foi catholique, malgré les efforts de l'hydre protestante pour l'infecter du poison de l'hérésie.
S. Paul, premier ermite, 15 janv. Assis, conversant avec S. Antoine. Un corbeau leur apporte un pain partagé en deux.
SS^ Perpétue^ Félicité^ etc., martyres, 7 mars. S^ Perpétue tient un petit enfant. A côté d'elle une échelle, au bas de laquelle un dragon. Voyez Légende dorée^ légende de S. Saturnin.
5. Paulin^ évéque de Noie, 22 juin. Distribuant de Targent aux pauvres. Se faisant captif pour racheter le fils d'une pauvre veuve emmené par les Vandales.
5. Philippe Bèniti^ confesseur, 23 août. La St« Vierge lui apparaît. A ses pieds une tiare. Sachant qu'on voulait le faire pape, il s'enfuit.
5. Philippe de iVért, confesseur, 26 mai. En extase pendant qu'il dit la messe.
5. Pierre, martyr, dominicain, 29 avril. La tête fendue par une épée. Un livre : il combattit dés son enfance les Uanichéens. Un lys et une palme.
5. Pierre Céleslin^ pape et confesseur, 19 mai. A ses pieds les insignes du souverain pontificat dont il se démit
(1) Bede, HisC, fib. I, chap. i, constate le fait : t Nullum reptile videri solety nullus ierpens vivere valet, Nam sœpè illo de Briiamiiâj mox ul, proximante terris navigio, odore aëris ilitus attacti fuermtj interierunt. t
Tolontai renient pour mieax travailler Ji sa saDdificatioi. Aulonr de ses reins one chaîne de fer : a Corpus m unittitem redigens, ferream catenam ad mtdam caman adkibtbat. (Brév. rom.)
S. Pierre Nola$gue, conresseur, 31 janv. Tieot dv chaînes. Le Vierge et les anges lui apparaissent : « i4it^' custodis, ac Deiparœ Virginis frequenti visione reereabatm.» Brév. rom.
S. Polymrpe, évëque et martyr, 26 jaov. Un glaive, un bûcher.
S" Praxide, vierge et martyre. 21 jnîl. Recoeillul Im corps des martyrs. Uoe lampe allumée.
5» Prisqw, vierge et martyre, ISjanv. Verges, lira, ongles de fer, bûcher, glaive.
S. Rémi, évéqne et confessenr, 1" oct. Insignes de I'^ piscopal. Il tient d'une main la croix archiépiscopale, de Taulre la sainte ampoule. On le représente ordinairemeol administrant le baptême àClovis.
S. Romain, martyr, 9 août. Baptisé par S. Laoreot: c'était un des soldais qui gardaient le diacre dans sa prisoa.
S" Rote de Lima, vierge, 30 août. Cooronnée de ma, des roses à ses pieds. Une chaîne de fer, et une conronu
bille à la gueule. Soignanl les pestiférés. Parti en effet de Montpellier, sa patrie, pour visiter le tombeau des Saints Apôtres, il s'arrêta à Acquapeudeiite et en d'autres villes où la peste sévissait. Il est invoqué contre les maladies contagieuses des hommes et des animaux. 16 août.
5. SabaSs abbé, 5 déc. Porte dans sa main un monastère. Il en fonda en effet plusieurs. Dans une caverne, près de lui un lion, dont il habitait l'antre.
S^ Scholastique^ vierge, 10 fév. En extase, près d'elle un ange; peut-être S. Benoît qui fut son ange gardien visible. Au-dessus de sa tête une colombe. Au moment de la mort de sa sœur, S. Benott vit son âme s'envolant au ciel sous cette forme.