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qui se trouvent dans une même colonne ; écrivez la somme exactement en dessous, et si cette dernière se compose de feux chiffres, notez seulement celui qui se trouve à la droite et ajoutez l'autre chiffre à la colonue suivante,”
‘Ou donne de la même manière des règles pour la soustraction On passe alors à la table de multiplication ; où la fait apprendre par cœur aux enfants, sans donner aucune indication sur la manière dont ils obtiennent le produit, On se contente ici d’une récitation tellement machinale, que les enfants sont complètement déroutés si le maître vient à changer, par hasard, l’ordre des facteurs. On arrive enfin aux règles de la multiplication et de la division...
‘On à hâte d'arriver a ce grand levier de l’arithmétique, l« règle de trois ! On leur apprend à poser les proportions, qui le plus souvent n’ont que trois termes... ; ou, s’il y en a quatre,...…. les deux termes d’un même rapport sont très souvent d’une nature différente, ce qui est absurde. On dit alors : “ Maultipliez les deux termes ‘ du milieu, divisez le produit par le premier, et vous ‘trouverez la réponse.”
“ L’instruction donnée de cette manière est funeste à l'intelligence de l'enfant. Celui-ci, véritable machine, exécute, pour ainsi dire, des tours de Jorce auxquels ils ne comprend rien et qu’il lui est impossible de s'expliquer à lui-même et encore moins à d’autres.
‘ Un élève, dans ce cas, est plus où moins heureux dans lapplication mécanique de ces quelques connaissances mal digérées. Il n’a ni l'intelligence des nombres, ni celle de l'opération qu'il fait sur ces derniers ; il ne
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‘€ On a reconnu combien cette méthode, si toutefois on peut Ini donner ce Dom, est défectueuse, v nu procédant de la sorte,
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icieuse même, on laisse l'esprit des enfants 6 complète, et Cependant l'arithménseiguement Primaire dont Plus à former le Jugement, à déveintellectuelles, D'ailleurs, l'expé tester : l’habileté Mécanique acquise de cetle façon sc perd bien vite.
‘Abusant des facultés de notre jeune génération, et perdant de vue que l’on est appelé à en faire de On en fait de véritables Machines à compter.
la mémoire au préj
Judice de l'esprit,
‘Le caleul ne doit pas être être pour l'élève un que, tont eu acqué fant exerce en mê forme son Juge
tique est la branche de le l'étude contribue le lopper les frenités rience est là pour lat
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enscigué de m Simple travail de mémoire ; il faut ant de l’habileté dans le calcul, l’enme temps ses facultés intellectuelles et ment ; il faut, en un mot, que toute opération soit un raisonnement sur les nombres,
‘ Celui qui, dans le Calcul, procède d'après de indiquées, sans Connaissance &e cause, calcule Ipent. Il faut éviter d'exercer 8es 6 dans le mécanisme du calcul, ce ser de tous les Principes de la péd
“Il ne me semble p d’une école ordinaire signe sous les noms change, etc., etc
Connaisse bien 1
anière à
s règles machinalelèves exclusivement ait violer le premier agogie.
as indispensable qu’un instituteur enseigne à ses élèves ce qu'on déde règles d’'intérét, d'escompte, de ; il suffit que l'élève, en quittant l'école, es quatre règles fondamentales sur les
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nombres entiers, les fractions ordinaires et décimales, le système légal des poids et mesures, ét qu'il sache frire l'application de ces règles aux problèmes de 1a vie usuelle,
‘ Néanmoins, lorsque les élèves connaissent bien les points que nous venons d'indiquer, nous croyons très utile de traiter avec eux des questions d'intérêts, d’es- Compte, de société, etc., et cela avec d'autant plus de laiSON, que ces questions n'ecigent pas des règles particulières, comme sembleraient le fuire croire tes dénominations qu'on leur donne habituellement.
‘ L'eufant qui aura été exercé à calculer en pensant et & penser en caleulant ne rencontrera que daus des cas exceptionnels des difficultésdont ils ne Saura pas se tirer.”
Ces observations, extraites de l'excellent Cours de Pédagogie et de Méthodologie de M. Braun, professeur de pédagogie et de méthodologie à l'école normale de l'Etat à Nivelles, en Belgique, s'appliquent justement à l’enselgnement de l’'arithmétique dans nos écoles, Ici, comme en Belgique, on regarde trop l’enseignement du calenl comme un exercice de mémoire, tandisquil doit être un exercice de raisonnement. Cela dépend beaucoup de ce que les traités d’arithmétique en usage sont écrits à ce faux point de vue : ils tendent à cultiver la mémoire, nullement à exercer le raisonnement,
C’est pour combler cette lacune que la publication de ce Cours d'Arithmétique à été entreprise, La rédaction en est conforme aux vues de M. Braun, dont l'opinion fait autorité en matière d'enseignement. D'ailleurs, c’est aussi la méthode suivie aux Etats-Unis, où l’en-
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