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Truuport let tnnp« par ckemli ds ftr Le transport des
troupes par chemin de fer a pris aujourd'hui une grande extension. Il est probable que les marches accélérées et les marches en poste seront remplacées désormais par les transports en chemin de fer partout oij cela sera possible.
Les hommes arriveront ainsi heauc oup plus rapidement, puisqu'ils feront environ six ou huit lieues à
rheure. De plus, leur santé n'en souffrira pas et leur équipement ne sera pas détérioré.
Dans l'offensive, les armées pourront être réunies beaucoup plus promptement que par le passé.
On pourra organiser les corps d'armée et les divisions loin de la frontière, et les y concentrer rapidement. L'attaque prendra ainsi une rapidité foudroyante.
Dans la défensive, les chemins de fer iront chercher des troupes jusqu'aux extrémités du territoire , les amèneront à la capitale, et de là les verseront sur la frontière menacée en les faisant suivre de grands approvisionnements. De plus, on pourra tirer de nos arsenaux une masse de moyens matériels qui, sur une position et dans une bataille, pourront décider le succès.
Le système de nos chemins de fer est avantageux pour les deux cas, par sa disposition en rayons autour de la capitale, et en raison de la centralisation parfaite de notre administration et de nos ressources.
En résumé , les chemins de fer donneront aux mouvements des armées, soit pendant la paix, soit pendant la guerre, une plus grande facilité et une plus grande rapidité d'exécution.
Les deux dernières guerres l'ont suffisamment démontré.
Dans la guerre d'Orient, toutes nos troupes arrivaient à Marseille en chemin de fer.
Et, dans celle d'Italie, on sait avec quelle rapidité une grande armée, comprenant six corps et un matériel immense, a pu, en quelques jours, se concentrer sur nos frontières et pénétrer en Italie.
Passons aux détails d'exécution. Le règlement du
16 septembre 1851, modifié par celui du 6 novembre 1855, a tracé les règles du transport des troupes par chemin de fer.
Il y a d*abord des dispositions générales.
L'intendance est chargée des réquisitions et des paiements.
Les réquisitions sont adressées aux chefs du mouvement dans les grands centres de population et aux chefs de gare dans les stations.
Les troupes en chemin de fer sont dans une situation analogue à celle des troupes embarquées. Et la direction de la route appartient au chef de train .
La troupe emporte avec elle des vivres, et des fourrages pour les chevaux.
Il y a, de plus, des mesures d'ordre à prendre et des règles à suivre pour l'embarquement et le débarquement. Un officier chargé de ce service doit consulter le règlement.
Un convoi de force moyenne, c'est-à-dire d'environ 30 voitures, avec une locomotive marchant avec une vitesse de 8 lieues à l'heure, transporte :
r Pour l'infanterie : 28 officiers, 939 hommes de troupe, 3 ou 6 chevaux avec des bagages, c'est-à-dire un bataillon sur le pied de guerre, avec une fraction d'état-major ;
2'' Pour la cavalerie : 8 officiers, 192 hommes; 160 chevaux et des bagages, c'est-à-dire un escadron avec une fraction de l'état-major du régiment ;
3" Pour l'artillerie : 2 officiers; 109 hommes, 110 chevaux et 16 voitures, c'est-à-dire une demî-batterie;
4" Pour le train des équipages : 2 officiers, 99 hommes ; 105 chevaux et 22 voitures.
Telles sont les diverses unités de transport.
Il y a ensuite des dispositions particulières pour les différentes armes.
Pour rinfanterie, on se sert de voitures à bagages ou de voitures de 3* classe ; chaque compartiment , destiné à 10 voyageurs, reçoit 9 soldats, de manière qu'il y ait une place vide pour les sacs et les armes.
Pour le transport de la cavalerie, les chevaux sont dans des wagons à bœufs, serrés les uns contre les autres, de manière qu'ils ne puissent se mouvoir; c'est la meilleure manière de prévenir les accidents; on en met 8 ou 9 dans chaque wagon.
Quant aux wagons-écuries, comme ils ne peuvent contenir que 3 chevaux, ils ne rendent que de faibles services.
Les hommes sont assis sur des strapontins à la tête de leurs chevaux.
Les selles sont dans des wagons à bagages ; chaque wagon en contient 60. Quelquefois, quand il s'agit de petites distances, les chevaux voyagent sellés et paquetés.
Le train transporte en même temps un pont de madriers pouvant servir de plan incliné et permettant de débarquer l'escadron sur un point quelconque du parcours.
Les chevaux mangent du foin pendant la route , mais ne reçoivent l'avoine qu'à l'arrivée.
Pour le transport de l'artillerie, les dispositions senties mêmes que précédemment, quant aux hommes et aux chevaux.
Les voitures sont placées sur des trûcks, plates-for-