‹ Cours d'art et d'histoire militaires. AppendiceChapitre 11 sur 50 · II · texte numérisé non relu

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mes de dimensions variables, mais dont deux suffisent ordinairement pour trois voitures.

Les premiers wagons doivent toujours être ceux des hommes et des chevaux. On met les caissons derrière, parce que Ton a remarqué que les charbons incandescents s*échappant de la locomotive n'atteignaient presque jamais au delà de la septième ou de la huitième voiture.

De pluS| on passe en route des inspections fréquentes, pour voir si le pulvérin ne tamise pas.

Quand on le peut, on bâche les voitures.

Enfin, on marque à la craie les wagons, afin de retrouver promptement les divers éléments de chaque pièce.

On emporte aussi un matériel de débarquement.

Telles sont les dispositions générales pour le transport des trois armes.

On comprend maintenant la possibilité de transporter un corps d armée en chemin de fer.

Par exemple, pour un corps de 25 à 30 mille hommes il faudra :

Pour SO bataillons 80 convois.

Pour 16 escadrons 16

Pour 10 batteries 20

Pour les bagages : . . . . 15

Environ 80 convois; par suite 80 locomotives et 2,400 voitures.

Au moyen du chemin de fer de ceinture autour de Paris, qui relie tous les chemins de fer de France, il serait facile de rassembler sur une seule direction le matériel nécessaire pour jeter rapidement un corps de 30,000 hommes sur la frontière.

Le départ aurait lieu dans plusieurs gares, du moins pour la cavalerie et Tartillerie ; quant à l'infanterie, elle peut s'embarquer partout. Les convois marcheraient à 20 minutes de distance les uns des autres.

Au bout de chaque 35 kilomètres, les locomotives devraient s'arrêter pour faire de l'eau, c'est-à-dire à peu près toutes les heures.

Le premier convoi arrivé à destination reviendrait immédiatement, serait suivi par le deuxième, puis par le troisième, et ainsi de suite. Ils repartiraient dans le même ordre, et l'on établirait un mouvement continu sur les deux voies.

On peut ainsi calculer le nombre de convois néoeen saires, d'après la distance à parcourir. Quand cette distance n'est pas trop considérable, chaque convoi peut faire plusieurs voyages.

De Paris à Strasbourg, par exemple, le premier convoi mettra 1 2 heures pour aller, autant pour revenir. Au bout de 24 heures, il sera revenu au point de départ. Pendant 24 heures, il y aura 72 convois à raison de 3 par heure. Donc le n"* 1 pourra venir reprendre le tf 73, etc.

Voilà les dispositions générales du transport des troupes par chemins de fer.

Nous avons terminé le premier livre du Cours de seconde année. Nous avons vu d'abord les difiTérents théâtres sur lesquels les armées sont appelées à opérer et les différentes parties de l'art de la guerre.

Nous avons étudié ensuite le rôle que jouent dans les opérations le terrain et ses divers accidents. Nous venons enfin d'examiner les marches de route et len

moyens employés pour concentrer une armée sur sa base.

Lorsque la guerre éclate, entre deux puissances, ces puissances étudient d'abord leurs frontières, reconnaissent les divers fronts par lesquels elles peuvent se mettre en contact, et par suite déterminent les divers théâtres sur lesquels auront lieu les opérations. Puis chaque puissance rassemble une armée sur chacun de ces théâtres ; elle lui assigne son rôle général, offensif ou défensif , suivant les circonstances.

C'est ainsi qu'en 1805, lorsque la guerre éclate entre la France et 1* Autriche, nous voyons deux théâtres principaux : le bassin du Danube et le bassin du Pô ; et FEmpereur rassemble par suite deux armées; Tune, la grande armée, qui se concentre sur le Rhin et qui va prendre ToATensive, sous ses ordres directs; l'autre, l'armée d'Italie, qui se concentre sur TAdige et qui va garder la défensive, sous les ordres de Masséna.

En 1800, nous trouvons également deux théâtres d'opérations et deux armées. Les théâtres d'opérations sont : l'Allemagne, où nous touchons l'Autriche par la confédération du Rhin, qui est placée sous la protection de l'Empereur et qui est occupée par le corps du maréchal Davoust ; et l'Italie, qui comprend le Piémont, la Lombardie, les duchés et la Vénétie jusqu'à l'Isonzo. Les deux armées sont : l'armée d'Allemagne, qui se concentre entre Ratisbonne et Augsbourg, et qui doit prendre roflfénsive, sous les ordres de Napoléon; et l'armée d'Italie, placée sous les ordres du prince Eugène.

C'est ainsi que les puissances belligérantes rassemblent et concentrent leurs armées au début des opéra-

tions ; et c'est là le point où nous sommes parvenus dans l'étude d'une campagne.

Dans le livre suivant, nous commencerons l'examen des manœuvres qui ont lieu sur le théâtre d'opérations, c'estrà-dire , l'étude de la stratégie.

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