SEIZIÈME LEÇON
pHlon et mise en état de défense des obstacles naturels qui se mnit sur une position.
loi des retranchements en campagne et travaux de défense •
sipes généraux de la répartition des troupes sur une position ttrire.
[ou8 avons vu ce que Ton entend par une position itaire.
(oos avons examiné toutes les considérations rela- 8 à sa force, à son importance, à sa constitution; m mot, toutes les considérations qui se rattachent position elle-même.
Ions allons, dans cette leçon, étudier les principes ti& à l'occupation de cette position.
bus verrons d'abord comment on occupe les diffé- B obstacles naturels; villages, bouquets de bois , leurs, etc., qui se trouvent sur les abords de la tion, sur son front, dans son intérieur ou sur ses ières.
ous examinerons ensuite les travaux de campagne bstacles artificiels que Ton crée sur la position pour ompléter la défense.
nfin, nous verrons les règles générales qui présit à la répartition des troupes au milieu de ces divers . tacles.
le dernier paragraphe nous conduira naturellement
aux ordres de bataille^ dont nous commencerons Té tude dans la leçon suivante.
Occupation et mise en état de défense des obstacles natnreb une position militaire. — On appelle obstacles naturels ceiv^ que Ton trouve tout crées sur la position au mome^i^ oîi Ton vient s'y établir.
Ce sont des villages, des fermes, des châteaux, des hauteurs, des bouquets de bois, etc.
Parmi ces obstacles, les uns sont situés au delà des abords de la position, a plusieurs kilomètres en avant. Il forment, comme je l'ai dit précédemment, des posters détachés.
Les autres, situés sur les abords de la position, forment les postes avancés.
D'autres encore, situés sur le front, forment les points iP appui de la ligne de bataille.
Enfin, il y a des obstacles naturels sur les flancs , dans l'intérieur et sur les derrières de la position, qiiî ont de l'importance et qui jouent un certain rôle.
Examinons successivement ces différents points.
Les postes détachés ont pour objet d'étendre Tactic^ de l'armée, de donner avis de l'approche de TenneflLÎ, de l'arrôler pendant quelque temps , d'occuper ui. n point favorable, de surveiller et de maintenir une conrimunication, etc.
Une armée occupe des postes détachés non-seul ^^ment en avant d'elle, mais encore sur ses flancs et sur ses derrières.
Quand il s'agit de créer, d'organiser et de mettre (»n état dr défense des postes de cette espèce, on choisit parmi les obstacles naturels que présente le
terTBÎn ceux qui offrent les conditions les plus favofSLbles.
Fuis on organise leur enceinte ; on y crée un rédu.it ; on perce des créneaux dans les murailles ; on er^use des fossés ; on ferme les trouées par des palisgsides ; on élève des tambours devant les portes ; on {ait des abatis. Enfin , Ton tire parti des eaux s'il y en a dans le pays, et Ton s'efforce d'obtenir des inondations au moyen de quelques barrages.
On transforme ainsi un obstacle déjà existant sur la position, une ferme, un château, ou un village, en un poste détaché.
On jette dans ce poste une garnison dont la force varie depuis une compagnie jusqu'à plusieurs bataillons.
Généralement la garnison d'un poste détaché comprend : de rinfanterie ; quelques pièces d'artillerie, quand le poste est important; enfin, quelques cavaliers pour avoir des nouvelles et pour pousser des recoûnaissances dans les environs.
On calcule ordinairement la résistance de manière à permettre au corps principal de venir au secours.
On forme, dans l'intérieur du poste, des magasins d'approvisionnements en rapport avec la durée présumée de la résistance.
La garnison est permanente et reste la môme pour toute la durée de l'occupation de la position; elle n'est pas relevée tous les jours comme les grand'gardes : elle est ordinairement divisée en trois fractions et elle fait le service par tiers ; elle éclaire avec soin les alentours du poste, au moyen de rondes, de patrouilles, de reconnaissances; de plus, elle établit des vedettes sur les points élevés, des sentinelles dans les clochers, etc.
Voilà les principes généraux relatifs à la mise en état de défense et à l'occupation des postes détachés.
Je citerai comme postes de ce genre :
r Le moulin de Bossu, à environ 5,000 mètres dc;:^ la position de Jemmapes, sur la route de Yalen^^ ciennes ;
2* Le moulin de Roliça, à environ 4 kilomètres exj avant de la position du même nom. Dans la campagne de Portugal, en 1807, le général Delaborde l'avait fait occuper par six compagnies d'élite ;
S"" Le village de Yischau, en avant de la position d'Austerlitz ;
i"* Celui de Yago, en avant de la position de Galdiero ;
5* Celui d'Arcole, derrière le flanc gauche de la même position, etc.
Passons aux postes avancés.
Les postes avancés sont situés sur les abords mômes de la position et en dedans, par conséquent, du système des avant-postes ; ils servent de soutiens aux grand'gardes, en même temps qu'ils sont destinés à retarde] les premières attaques de l'ennemi et à prendre ei flanc ses colonnes.
Ils se lient à la position; ils en tirent leurs flanqui ments. Ils sont toujours formés, comme précède] ment, par des fermes, des châteaux, des hauteur^^, des villages, etc.
Pour les mettre en état de défense, on prend 1«^ mêmes dispositions que pour les postes détachés.
Seulement, dans la constitution de l'enceinte, «rz)n la laisse ouverte à la gorge, de manîoro à ompêcl^ er Tennemi de s'y établir après s'en être emparé.
Oiiolquofoift on prépare d'avance leur destruction,
ou bien l'on prépare des retours offensifs pour les ref conquérir dans le cas où Ton tiendrait à les conserver.
On y établit de l'infanterie et de l'artillerie.
Autant que possible, on fait croiser, en avant d'eux, les feux de quelques-unes des batteries de la position elle-même.
Je citerai comme exemples de postes de ce genre :
1* Le village de Borodino, occupé par trois bataillons de chasseurs, en avant de la position de la Moscowa;
2"" La petite ville de Novi, en avant de la position du même nom ; elle fut défendue par la brigade Gardanne, du corps du général Gouvion-Saint-Cyr ; elle couvrit la droite de l'armée et arrêta, pendant la plus glande partie de la journée, les efforts des Austro- Kusses :
V Le village d'Aillés et la ferme de Heurtebize, en svant de la position de Craonne ;
4* Les villages de Sémilly, d'Ardon, d'Athies, en avant de la position de Laon ;
5* Ceux d'Ilasi, de Ca-del-Ara, de Calderino, en avant de la position de Galdiero.
Tous ces points étaient situés dans une limite de 800 à 1,000 mètres des diverses positions que je viens de nommer. Ils se trouvaient ainsi dans les limites de la portée du canon, et ils jouaient le rôle de postes (nxmcésj c'est-à-dire qu'ils empêchaient les reconnaissances de l'ennemi, retardaient ses premières attaques et prenaient en flanc les colonnes qui se dirigeaient sur la position, à droite et à gauche du poste.
Nous abordons maintenant le front de la position. Nous y trouvons les obstacles principaux du champ de