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bataille, des espèces de bastions , qui forment les points dappm du front.
Ce sont toujours des hauteurs, des fermes, des châteaux, des bouquets de bois, des villages, etc.
On y exécute des travaux de défense analogues à ceux dont j'ai parlé précédemment, c'est-à-dire que, sur chacun de ces points, on constitue une enceinte, on perce des créneaux dans les murailles, on établit des flanquements, etc.
Puis on donne à chacun d'eux une garnison proportionnée à son importance, à son étendue et aux nécessités de la défense. Cette garnison se compose d'infanterie et d'artillerie ; elle constitue la force directe du point occupé. On donne ensuite au môme point une force indirecte par des dispositions de troupes en arrière, par exemple, au moyen d'une ou deux lignes d'infanterie qui reprendront l'obstacle en cas de malheur; ou bien au moyen d'escadrons de cavalerie, masqués aux vues de l'ennemi et qui déboucheront au galop sur le flanc des colonnes d'attaque; enfin encore au moyen de batteries d'artillerie, disposées à droite et à gauche, et croisant leurs feux sur les abords.
C'est ainsi que l'on organise la défense de chacun^ des points du front de la position. Autant que possible^ on proportionne la force de chaque point à son importance, de manière que la clef de la position, qui en est le point le plus important, en soit aussi le plus fort.
Je vais citer quelques exemples de hauteurs , de maisons isolées, de bouquets de bois et de villages, servant de points d'appui au front de positions militaires.
1* Pour les hauteurs, je citerai celle du Santon i Austerlitz, fortifiée, armée de dix-huit bouches à fen
de groft calibre, et ayant pour garnison un régiment entier.
Je citerai encore la hauteur de Talaveyra , servant d*appui à la gauche de l'armée anglaise sur la position du même nom.
Puis celles desÂrapiles, en 1812 ;
Celle de Laon, en 1814;
Celle de Solferino, en 1859;
2*" Pour les maisons isolées, fermes, châteaux, etc., îe citerai la ferme de Kriessmûgger, occupée par huit cents Croates, servant d*appui au front de la position de Raab; et sur le champ de bataille de Waterloo, le château d'Hougoumont, la ferme de Mont-Saint-Jean, celle de Papelotto, etc.
3* Pour les bois, je citerai deux exemples :
Le bois de Bari à Fontenoi , qui formait la gauche de la position; le centre s'appuyait à Fontenoi, la droite à. Antoing, près de l'Escaut. On avait élevé des redoutes ins les intervalles.
Et le bois de Closwitz à léna. Ici, la position primire de l'armée prussienne se trouvait derrière le ^Cûhlthal, sa gauche à la Saale , son centre à Capell^ndorf, et sa droite auprès de Weimar.
L'Empereur descend la rive droite de la Saale, et ^l^ontinuantson mouvement tournant, il débouche d'Iéna ^^ur le liane gauche des Prussiens et s'empare du Land-* ^[rafenberg.
Le lendemain , il attaque l'aile gauche prussienne
^pii doit alors faire un changement de front en arrière,
^ s'appuyer à droite au village de Cospoda ; à gauche,
«u bois de Closwitz. Ce bois, défendu par l'infanterie
de Tauenzien, fut attaqué de front par la division
Suchet et tourné à gauche par la division Saint-Hilaire
du corps du maréchal Soult ;
5* Enfin, comme exemples de villages, servant d'ap» puis au front d'une position, je citerai :
Ceux de Telnitz et de Sokolnitz, devant la droite française à Austerlitz.
Le village de Marchais, sur la position de Montmirail ;
Ceux de Colognola et de Caldiero , sur la poaitioi du même nom ;
Ceux d'Âspern et d'Essling à la bataille d'EssIing.
Et je vais donner quelques détails sur ces demies, en raison de l'importance du rôle qu'ils ont joaé.
Entre ces deux villages, le Danube forme un rentnnft qui avait été choisi comme débouché pour le passige du fleuve.
L'armée française pouvait alors prendre une positioB, appuyée à gauche à Aspem, à droite à Essling, et dont le front d'environ deux mille mètres était indiqué pir un chemin allant d'un village à l'autre , bordé par un fossé et par une levé^ de terre, destinés à retenir les hautes eaux du Danube.
L'ensemble de cette position présentait un front de fortification, c'est-à-dire une courtine et deux bastions.
A gauche d'Aspern , se trouvait une ferme , empêchant l'ennemi de se glisser entre le village et le Danube. A droite d'Essling, se trouvait un enclos, remplissant le même objet. Les deux villages d'Aspern et d'Essling sont tous deux bâtis en maçonnerie; ils sont entourés de petites levées en terre, présentant des espèces de fortifications faciles à défendre. Avec quelques travaux, on les eût rendus inexpugnables, on ne les fit pas, parce que l'Empereur comptait ne s'en servir que momentanément pour couvrir le passage. Il voulait ensuite se déployer dans la plaine. La rupture des ponts en décida autrement.
L'armée française fut obligée de recevoir le choc d'un ennemi trèsHsupérieur en nombre, et dut se ren*fermer dans sa position.
Les deux villages étaient en longueur et avaient une direction générale de l'est à l'ouest. A Aspém, l'église et le cimetière, situés à l'occident et en tête de l'attaque, formaient une espèce de citadelle enfilant toutes les rues. A Essling, il y avait un grenier central qui joua le rôle de réduit.
Le maréchal Masséna fut chargé de la défense d'Aspem avec deux divisions. Il déploya l'une à droite du village, il plaça l'autre à Aspern, ayant sa première brigade dans le village et la seconde en réserve.
Le maréchal Lannes, qui disposait également de deux divisions d'infanterie, adopta les mêmes dispositions pour la défense d'Essling.
Les deux maréchaux formaient les deux ailes de notre ordre de bataille. Le centre fut composé de cavalerie et tenu en arrière.
Les villages d' Aspern et d'Essling furent pris et repris plusieurs fois. En définitive, ils nous restèrent et firent le salut de l'armée française.
Tout ce que je viens de dire des obstacles naturels situés sur le front d'une position s'applique également à ceux qui sont situés sur les flancs.
Quant aux obstacles naturels que l'on rencontre sur la position même, dans son intérieur, ces obstacles pourront servir à appuyer un mouvement rétrograde, un changement de front en arrière, comme le village de San-Giuliano, à la bataille deMarengo. Ils peuvent ainsi favoriser les manœuvres défensives ; il y a donc lieu de les étudier à l'avance; et, si l'on en a le temps , de les organiser en vue du rôle qu'ils peuvent jouer.
C'est ordinairement sur ces points que Ton installe les divers quartiers généraux; ceux des corps d'armée, autant que possible, derrière le centre de ces corps; le grand quartier général derrière le centre de l'armée. Chaque quartier général a sa garde particulière. Quand on doit rester plusieurs jours sur une position, ces divers quartiers généraux s'établissent dans les lieux habités, parce que les généraux, les états-majors, les chefs de service, doivent être à couvert pour leurs travaux de cabinet.
Parmi les divers points situés dans l'intérieur de k position, le général en chef détermine celui oii il se tiendra pendant la bataille. Ce point est généralement une hauteur d'où l'on peut apercevoir l'ensemble du champ de bataille : c'est là qu'on adressera au général en chef tous les rapports et que l'on viendra prendre ses ordres.
A Craonne, Napoléon s'était établi au moulin de Vaucler, point élevé, dominant, d'où il pouvait apercevoir les positions des deux armées et Fensemble du champ de bataille.
 Waterloo, il s'était établi en avant de la ferme de Rossonime, auprès de la maison d'Ecosse, sur un tertre élevé, à gauche de la grande route et d*où il dominait l'ensemble du terrain.
Tels sont les points remarquables situés dans Tîntérieur d'une position :
On établit entre ces différents points des communications faciles, afin d'assurer les mouvements des troupes dans tous les sens. On répare à cet effet les mauvais pas, on perce des murs et des haies, on jette des ponts sur les ruisseaux, etc.
Enfin, il nous reste à jeter un coup d'œil sur les
derrières de la position et à voir comment on utilise les obstacles naturels que Ton y rencontre.
On s'en sert pour deux objets :
l"" Pour l'établissement des parcs et des bagages, que Ton cherche à mettre à l'abri des coureurs de l'ennemi, au moyen de quelques abatis, de quelques barricades, etc.. . , et que l'on installe toujours à proximité de l'eau et du bois pour subvenir aux besoins du ^nd nombre d'hommes et de chevaux qu'ils comprennent ;
2"* On utilise les obstacles naturels situés sur les derrières d'une position, pour préparer la retraite et pour organiser en arrière de la position principale une nouvelle position, sur laquelle en cas d'échec l'armée battue pourra s'arrêter et reprendre haleine.
Nous avons passé en revue tous les obstacles naturels que Ton rencontre sur une position militaire. Nous avons vu le parti que Ton peut en tirer et le rôle qu'ils peuvent jouer dans les opérations. Étudions maînteîia-nt les obstacles artificiels et voyons l'emploi des retranchements en campagne.
Emploi des retriBchements en campagne. — De tous temps, 1^8 retranchements ont été employés en campagne l^ur renforcer les positions des armées. .
Les Romains ne s'arrêtaient jamais en pays ennemi, ^ans se couvrir de leurs palissades et de leurs fossés. Les armées du moyen âge, celles des Anglais, par exemple, à l'époque de Crécy et de Poitiers, s'entouraient fréquemment de pieux ferrés et d'abatis.
Pendant la guerre de Trente ans, les Suédois et les Impériaux remuèrent souvent delà terre.
A Fribourg, à Nordlingen, on trouve des retranchements de campagne.
Sous Louis XIY, on abuse de ces fortifications : on. en fait un usage exagéré. On multiplie alors tellement les ouvrages que les troupes ne sont plus assez nom-* breuses pour les défendre. De plus, on emploie le sys^ tème des lignes continues qui peuvent toujours être forcées sur quelques points.
Aujourd'hui l'on se sert des retranchements, mais dans une plus juste mesure.
Une armée qui s'enterrerait derrière des ouvrages de fortification très-perfectionnés , verrait l'ennemi défiler hors de portée pour la tourner et pour venir l'attaquer soit sur ses flancs, soit par derrière.
La mobilité des armées modernes a donc restreint l'usage des fortifications en campagne, mais est loin cependant de les avoir fait abandonner.
Témoins, les redoutes de Caldiero, en 1796 et en
Les travaux des Russes àHeilsberg, en 1807.
Ceux de l'île Lobau, en 1809.
Ceux deTorrès-Vedras, en 1810.
Ceux du camp de Drissa, en 1812.
Les redoutes de la Moscowa, dans la même campagne.
Enfin tout récemment les fortifications des Turcs à Citate, à Kalafat, à Turtokai. Les ouvrages des alliés devant Eupatoria ou devant Sébastopol. Enfin, ceux des Autrichiens dans la campagne d'Italie.
Nous voyons par ces exemples que Ton emploie fréquemment aujourd'hui les retranchements de
c^jnpagne sur les positions militaires ; seulement, les travaux que Ton exécute sont moins complets, moins ïTfectionnés que par le passé.
Généralement, ces travaux consistent en redoutes, lmj.iiettes, batt-eries, etc. présentant des épaulements ^ l*abri des balles et de petits fossés destinés particulièrement à arrêter la'cavalerie.
Ce ne sont pour ainsi dire que des ouvrages ébaucliés, tels que les comporte le peu de temps dont on dispQse.
Car deux armées sur le point d'en venir à un engagement, ne restent pas longtemps inactives en présence l'une de Tautre.
Elles y restent quelquefois deux ou trois heures, comme à Friedland. Quelquefois une nuit, comme à Austerlitz. Quelquefois un jour ou deux, comme à la Moscowa; mais rarement davantage.
On n*a donc que bien peu de temps pour élever des ouvrages de campagne, sur une position militaire.
Et ces ouvrages, comme je le disais tout à l'heure, ne peuvent avoir ni un grand relief, ni une grande épaisseur.
Ils ne mettent pas à l'abri du canon, mais ils protègent contre les balles et en même temps ils arrêtent les charges de la cavalerie.
Quand on veut y placer de l'artillerie, on élève le parapet seulement jusqu'à hauteur de genouillère et à droite et à gauche de chaque pièce, on creuse un petit fossé, dans lequel se jettent les canonniers après a.voir chargé.
De plus, on a soin de raffermir le sol sous les roues, particulièrement en cas de pluie.
Le tracé de ces ouvrages appartient au cours de for-
tification. Ce tracé consiste généralement en redoutes, lunettes, redans ou batteries.
Mais leur emplacement est déterminé d'après les règles de la grande tactique.
On élève alors des retranchements de oampagne, sur les points où Ton voudrait trouver des obstaclea naturels et où ceux-ci n'existenf pas.
Ainsi sur le front d'une position, là où Ton voudrait trouver un village, une ferme ou un château, on établira une redoute avec des batteries à droite . et à gauche.
On choisira toujours un point qui domine le terrain environnant, qui commande les divers débouchés |MLr lesquels peut arriver l'ennemi.
On placera encore des ouvrages de campagne, entre les obstacles naturels pour les relier entre eux, quand ceux-ci sont trop éloignés les uns des autres.
' C'est ainsi que le maréchal de Saxe regrettait à Fontcnoi, de n'avoir pas fait élever une redoute de plus, sur le front de sa position, dans l'intervalle entre le bois de Bari et le village de Fontenoi : il aurait évité ainsi le danger que fit courir un moment à notre armée la fameuse colonne des Anglais.
Je citerai comme exemples de l'emploi des retranchements sur une position militaire les ouvrages- de Pultawa, ceux de Caldiero et ceux de la Moscowa.
A Pultawa, Pierre le Grand agit tout à fait suivant les principes modernes. Il rassemble un conseil de guerre avant la bataille et il dit :
« Les Suédois sont impétueux, bien exercés et (c adroits. Nos troupes ne manquent pas de fermeté, « mais elles ne possèdent pas ces avantages. Il faufc « donc s'appliquer à rendre ceux des Suédois inutiles.
Vour cela, je suis d'avis de m'approcher d'eux, et cle faire élever sur le front de notre infanterie plusieurs redoutes, dont les fossés seront profonds et palissades. Nous marcherons de manière à arriver «n présence à la fin du jour, pour que le roi de L Suède remette l'attaque au lendemain. Pendant la n nuit nous élèverons ces redoutes. >i
Sept redoutes furent ainsi construites sur le front de l'infanterie russe. On mit dans chacune d'elle deux bataillons; elles rompirent l'attaque des Suédois, et donnèrent la victoire aux troupes du Czar.
2* A Galdiero, la droite de la position, suivant la crAte des hauteurs , était défendue par une série de ledoutes carrées ou pentagonales qui se flanquaient mutuellement. Au centre, deux grandes batteries donûnaient le terrain environnant. Enfin^ à la gauche, une nouvelle série de redoutes, formant une ligne briisée, s'étendait jusqu'à TAdige (PI. YIII, fig. 1).
3* A la Moscowa, le front de la position était marqué par la berge droite de la Kolocza, depuis son embouchure jusqu'à Borodino, et ensuite par le ravin de Semenoflskoië.
Le flanc droit s'appuyait à la Moscowa.
Le flanc gauche au bois d'Outitza.
L'intérieur de la position présentait des abris, et sur les derrières une chaîne de hauteurs formait une seconde ligne de défense.
Le front de la position était à cheval sur la route de Moscou.
Le terrain était généralement dépourvu d'obstacles et ne présentait que des broussailles ou des villages en bois.
Pour suppléer à l'absence des obstacles naturels, on dut avoir recours aux ouvrages de campagne.
En avant de la position , sur une croupe entre les deux villages de Dorodino et de Schwardino, on éleva d'abord une redoute pour servir de poste détaché. Cette redoute armée de cinq bouches à feu, ayant une bonne garnison d'infanterie, et appuyant une forte avantgarde, fut enlevée l'avant-veille de la bataille par la division Compans après un combat violent. Ce ne fat qu'alors que l'Empereur put reconnaître la position des Russes.
Sur les abords de la position, on fortifia la petite ville de Borodino, qui servit, comme je l'ai dit précédemment, de poste avancé.
Sur le front , comme points d'appui, on établit: à gauche trois flèches et une redoute; au centre, la grande redoute ayant la forme d'un bastion avec ses courtines; puis, sur la grande route, le retranchement de Gorki. Enfin, devant la droite, plusieurs flèches et redans destinés à surveiller la Moskowa et qui furent inutiles d'après la direction donnée aux attaques.
Tels sont les principes généraux relatifs à l'emploi des retranchements en campagne.
Répartition dei troipas rar lei poiltloit Nous connaissons maintenant la manière d'occuper et de défendre les obstacles naturels et artificiels qui forment par leur combinaison les positions militaires.
C'est entre ces obstacles que les armées viennent s'encadrer et prendre ce que l'on appelle leur ordre de bataille. Nous commencerons dans la prochaine leçon l'étude des ordres de bataille. En attendant, ter-
minons celle-ci en indiquant les principes généraux de la répartition des troupes sur une position .
Une armée est un front de fortification ambulant, dit Frédéric dans son instruction à ses généraux.
La base du coup d'oeil militaire, dit-il encore, est sans contredit la fortification, qui a des règles dont il faut £aire l'application aux positions des arïnées.
La disposition des troupes sur une position peut donc être considérée comme une fortification mobile, et le front de la position, comme je l'ai dit précédemment, a une certaine analogie avec une ligne bastionnée. Les saillants sont représentés par des obstacles naturels ou artificiels, et les courtines sont représentées par des troupes.
Chaque arme doit être placée en raison de sa nature et de sa manière de combattre.
L'infanterie forme généralement le centre des ordres de bataille, en raison de sa solidité et de ses propriétés tactiques qui favorisent à la fois Toffensive et la défensive.
On ne place la cavalerie au centre d'un ordre de bataille que dans certains cas exceptionnels.
A Essling, le centre était formé de cavalerie, mais
les ailes s'appuyaient aux deux villages d'Aspern et
d'Ëssling. De plus, le centre était tenu en arrière de
manière à ne pas se trouver en prise aux coups de
l'ennemi.
A la Moscowa, le centre français fut un moment iormé de cavalerie; elle bordait le ravin entre latlacjue du prince Eugène sur Borodino et celle du maréchal Ney sur Semenoffskoië. La profondeur du ravin, Cîtla présence de la garde en deuxième ligne, justifiaient cette disposition.
A la bataille d'Hochstedt, en 1704, lecentrede Tar^ mée fut formé de cavalerie, mais rien dans le terrain ne justifiait cette disposition. C'était seulement parce que les deux corps de l'Électeur de Bavière et du maréchal de Tallard s'étaient rapprochés sans se confondre. La cavalerie, ainsi placée au centre, ne pouvant tenir sous une grêle de balles, fut obligée de reculer, et produisit une lacune dans l'ordre de bataille dont l'ennemi profita pour le rompre.
La cavalerie se place sur les ailes pour couvrir les flancs de l'armée, ou derrière les lignes de l'infanterie pour déboucher à travers les intervalles. Une partie de la cavalerie (ordinairement la grosse cavalerie) est conservée en réserve pour faire effort au moment décisif sur les points de la ligne ennemie déjà ébranlés.
Enfin, pour l'artillerie, on a remarqué qu'elle ne découvrait bien, et qu'elle ne produisait tout son effet que de haut en bas. On a remarqué encore que soii feu attirait celui de l'ennemi; on en a conclu qu'iX fallait, autant que possible, mettre les batteries su.^ les éminenccs et en avant des vides de l'ordre de bii.a-« taille, jamais devant les masses de troupes.
Voilà les principes généraux de la répartition d ^^ troupes sur les positions. Nous verrons les détails dans les leçons suivantes.