‹ Cours d'art et d'histoire militaires. AppendiceChapitre 28 sur 50 · DIX-SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME LEÇON

Des ordres de hataille , leor classîflcalîon , lears différentes formes.

Mneipes de k fonnatioii des ordres de bataille. — Ordre de bataille primitif d'on corps d*armée. — Ordre de bataille d'une armée.

Modifications apportées à Tordre de bataille primitif par les formes du terrain.

Gonditions qae doit remplir un ordre de bataille défensîf.

tm trlns de bataille L'étude des ordres de bataille

succède naturellement à Tétude des positions.

On appelle ordre de bataille la disposition que l'on fait prendre aux divers éléments d'une armée quand on veut la préparer à un engagement.

Les ordres de bataille ont varié avec les armesy les méthodes de guerre et les époques.

On a vu successivement :

La phalange des Grecs ;

La légion romaine ;

Les batailles du moyen âge.

Puis, avec Gustave-Adolphe, un nouvel ordre présentant un mélange habile de piquiers et de mousqiietaires.

Sous Louis XIY et Frédéric, la formation d une armée en bataille consistait en deux longues lignes d'infanterie, terminées par deux ailes de cavalerie. L'artillerie était répartie sur tout le front. La réserve était peu nombreuse.

Il fallait 24 heures à une armée pour se déployer,

dit le général Renard, et^ une fois placée, elle n'oolj bouger de peur de tomber dans la confusion. Im\ lignes de l'armée étaient pour ainsi dire inflexiblei; elles étaient formées de bataillons parfaitement ati-j gnés et qui semblaient soudés les uns aux autres, obéissaient à un seul commandement et le isolé n'avait aucune initiative.

Enfin, les guerres de la Révolution et de Tl ont changé la tactique de Frédéric, et ont amené l'i de bataille moderne, dont nous allons étudier les cipes.

Cet ordre varie avec le terrain et avec les circoi-| stances.

L'on peut dire qu'il y a autant d'ordres de qu'il y a de positions différentes. Ce n'est plus coi chez les Romains, dont l'ordre de bataille peu éUsM était toujours le même et convenait à toutes les àf'] constances.

Aujourd'hui, il n'y a pas d'ordre de bataille co** plétement systématique.

Cependant on reconnaît un ordre de bataille pf*' mitif, fondamental, un type qui s'applique à un t^ raîn nu et parfaitement horizontal , qui forme uO^ disposition d'attente, d'organisation, de campement, ^ qui se modifie ensuite suivant la position de l'adver^ saire, suivant la composition de son armée, suivant les formes du terrain, suivant le but que l'on se propose , et suivant les diverses attaques que l'on veut tenter ou repousser.

Nous nous occuperons d'abord de cet ordre de bataille primitif, en supposant table rase. Nous verrons ensuite les modifications qu'y apportent le terrain el les cirronstanros.

Clusiflcation des ordres de bataille. — Mais d'abord nous c3istiDguerons plusieurs espèces d'ordres de bataille.

Il y aura des ordres de bataille défensifs et des ordres de bataille offensifs, suivant le but que Ton se propose, suivant la pensée générale qui doit présider 2l l'engagement.

Bien entendu que l'ordre de bataille défensif n'exclut pas Poffensive sur certains points ; et de même l'ordre de bataille offensif n'exclut pas la défensive.

Mais, dans tout engagement, on retrouve une idée principale qui justifie cette première classification.

Nous en trouvons ensuite une seconde, si nous considérons les ordres de bataille par rapport à leur forme.

Les ordres de bataille peuvent être :

1* Parallèles^ lorsque les deux armées en présence peuvent engager à la fois le combat sur toute retendue de leur front ;

V Obliques^ lorsque la ligne de bataille est oblique, par rapport à celle de renncmi. On retrouve cet ordre dans plusieurs des batailles de Frédéric, particulièrement à Leuthen ;

3® Échelonnés^ c'est l'ordre le plus fréquemment employé aujourd'hui.

Une armée peut être échelonnée sur Tune de ses ailes ; ce qui arrive dans les attaques d'ailes, comme a Friedland.

Elle peut être échelonnée sur les deux ailes, et présenter une forme concave; ce qui arrive dans les attaques sur les deux ailes, comme à Dresde.

Elle peut être échelonnée sur le centre et présenter une forme convexe, comme à Fleurus en 1794.

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