II
Enfin, une armée peut être échelonnée sur lecen^ "^ et sur une aile ; c'est à cette disposition que TEmp*^ reur dut les victoires de Wagram , de la Moscowa, ^^ Bautzen et de Ligny.
4® Un ordre de bataille peut être perpendiculaire • celui de l'ennemi, comme à léna.
5** Enfin, il peut être disposé en carrés, comitt^ à risly (Voir les fig. 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 de I«
pi. vni).
Telle est la classification des ordres de bataille.
Principes de la formation des ordres de bataille. — Examinons maintenant les principes de la formation des ordres de bataille.
Le moyen le plus simple de disposer les troop» pour un engagement serait de les présenter sur uns seule ligne d'une profondeur plus ou moins considérable.
Il en était ainsi dans la phalange grecque avec «es seize rangs de profondeur.
Mais, avec cette méthode, tout est compromis à U fois; plus de manœuvres, plus de mouvements tactiques. Le général en chef n'exerce plus aucune espèce d'action sur les événements. C'est l'enfance de l'art.
Les Romains après les Grecs ont montré plus d'iotelligence du mécanisme du combat.
Leur légion présentait les trois lignes de troupes que l'on trouve encore aujourd'hui dans nos armées.
En première ligne, les hastaires ; en seconde ligne, les princes ; en trois" ^^«çne, les triaires,
La deuxième lif ^ait la première et était
destinée à renouve ment.
Im troisième ligne servait de réserve.
Tels sont encore les principes modernes.
Aujourd'hui les ordres de bataille présentent aussi trois lignes :
Il y a d'abord une première ligne, dont le rôle dans Yoffensive est de chercher à ébranler l'ennemi par des «ttaques partielles, et, dans la défensive, de garnir la position et de soutenir le premier choc. — Dans les deux cas, elle doit entretenir le combat, fatiguer l'en- Mmî, chercher à l'entraîner dans quelque fausse Bianœuvre, enfin lui dérober les mouvements des réterves. /
Cette première ligne est généralement formée de iltaillons déployés. — Aujourd'hui, à cause de l'emfioi des armes rayées, elle tend à se composer de Bittes épaisses de tirailleurs en grande bande, dont hs feux irréguliers sont beaucoup plus redoutables 911e ceux des troupes en ligne.
Il y a ensuite une seconde ligne •
On a remarqué, en effet, qu'après quelques heures ^e combat, la première ligne est fatiguée, harassée, épuisée par des pertes multipliées ; que toute confeuice en elle-même l'abandonne. C'est pour cette période que l'on a conclu l'utilité d'une seconde ^S^ie, qui, placée hors de la portée des petites armes, •c tient prête à voler au secours de la première, et à la remplacer en la faisant écouler derrière elle, pour Jui donner le temps de se reposer et de se reformer.
Cette deuxième ligne est formée de bataillons déployés ou de bataillons en colonne à intervalles de déploiement, suivant que l'on a plus ou moins à craindre le feu de l'ennemi.
Enfin, en troisième ligne, ily aune réserve, parce
que l'on a remarqué qu'un général en chef spectateur impuissant des événements imprévus champ de bataille, s'il ne conservait pas des troup
fraîches pour accourir au soutien d'une ligne en d
sordre, pour empêcher l'ennemi de tourner les ail^^ de prendre les lignes en flanc ou par derrière, pc^^^^' alimenter le combat sur un point important, poii^j. frapper un coup décisif, pour profiter d'un succès, <> ^ enfin pour couvrir la retraite.
On en a conclu l'utilité d'une réserve, placée a^-n repos et hors de la sphère du combat.
C'est ainsi que les triaires romains mettaient genou en terre et s'abritaient sous leurs bouclie
Aujourd'hui on tient les réserves à 1 000 ou 1200 m très de la ligne de bataille, ou bien on les met à coik. * vert derrière un obstacle favorable. Elles sont généraslement formées de colonnes en masse, par régimei=it ou par brigade. Une réserve comprend les trois arm c'est en quelque sorte une petite armée placée sous li ordres directs du général en chef, à la tête de laquel il se tient hors du combat, prêt à profiter de la bon fortune ou à corriger la mauvaise.
Après avoir divisé ainsi un ordre de bataille en trc^is lignes, dans le sens de la profondeur, on le fraction xxc encore en trois parties, dans le sens du front, et Torm 3 reconnaît un centre et deux ailes; quelquefois, po une petite armée, deux ailes seulement.
Le fractionnement, dans le sens de la profonde en deux ou trois lignes, est indispensable pour q[Ui.e Tarmée n'occupe pas trop d'espace, qu'elle puissse plus facilement se déployer et manœuvrer, enfin po'ur qu'elle présente plus de solidité.
Le fractionnement dans le sens du front est indi. s-
pensable pour que les lignes ne soient pas obligées de se mouvoir tout d'une pièce, et encore pour mieux assurer le commandement de chacune des parties de r armée.
Je rappellerai ici les principes qui ont été indiqués à, la fin de la dernière leçon, relativement à la place des différentes armes.
L'infanterie forme généralement le centre;
La cavalerie est sur les ailes ou en troisième ligne;
Enfin l'artillerie forme de grandes batteries, placées à 2 ou 300 mètres devant les intervalles des troupes.
La réserve comprend les trois armes :
De l'infanterie d'élite;
De la grosse cavalerie ;
De l'artillerie à cheval et de l'artillerie de réserve.
^oilà les principes généraux des ordres de bataille
modernes.
On peut les résumer de la manière suivante :
Ces ordres de bataille se partagent en plusieurs
grandes fractions qui correspondent aux diverses unités
de l'armée , savoir :
Une aile droite ;
Un centre ;
Une aile gauche ;
Une ou plusieurs réserves.
Dans le sens de la profondeur, l'ordre de bataille Pi^sente trois lignes.
iJne première, destinée à s'engager immédiatement *Vec l'ennemi ;
Une seconde, destinée à soutenir la première, à la 1*^1 ever, à renouveler l'engagement;
Enfin une troisième, formée par les réserves.
L'infanterie est au centre ;
La cavalerie aux aile? ;
L'artillerie devant le front et vis-à-vis des intervall^le^
C'est d'après ces principes que Ton range aujo -^^^ d'huî les armées et que Ion prépare le mécanisiQ^ Ij des engagements . f J
Nous allons en voir Tapplication aux corps d^année
et aux armées. I**^
Commençons par examiner l'ordre de bataille primitif d'un corps d'armée.
Supposons un corps d'armée de force moyennes comprenant trois divisions d'infanterie, une divisiez de cavalerie et une réserve d'artillerie.
Examinons son ordre de bataille en terrain h rizontal.
Nous trouvons d'abord une première ligne, puis u seconde.
Il y a deux méthodes pour les former :
r La première division forme la première ligm Les bataillons sont déployés de manière à pouvoir engagés avec l'ennemi de prime abord. Si l'on est la défensive, ces bataillons sont un peu en arrière dL «^5 points qu'ails doivent défendre.
La deuxième division forme la seconde ligne à 300 mètres do la première. Les bataillons sont déplo s'ils ont à craindre les projectiles de l'ennemi; si peut les abriter, ils sont en colonnes doubles, qu'ils se trouvent ainsi mieux dans la main de leu chefs et mieux disposés pour exécuter rapidement l passages de lignes.
T II y a une seconde méthode qui consiste à plac^sr
a première division à Taile droite, la seconde à l'aile :auche, de manière que chaque division ait une brigade tu première ligne et une brigade en seconde.
La première méthode s'emploie dans les pays décourerts; il y a alors plus d'ensemble dans les mouvements le la première ligne de l'ordre de bataille.
Biais, en même temps, il est à craindre que, soit par nvalité ou autrement, les troupes de seconde ligne ne soutiennent pas bien celles de la première.
On trouve des exemples de l'emploi de cette pre- Biîère méthode. Je citerai celui des deux divisions buiiit-Hilaire et Carra-Saint-Gyr, du corps du maréchal Soult , à la bataille d'Heilsberg. Elles étaient placées r^iDe derrière l'autre et se relevaient par des passages de ligne aussi réguliers que sur un terrain d'exercice.
La seconde méthode s'emploie dans les pays coupés. fl n'y a plus alors qu'un seul intérêt entre les deux lignes placées sous les ordres d'un même chef? Celui-ci, qui se trouve entre les deux brigades, les a mieux sous b main.
Cette seconde méthode est recommandée par le maréchal Marmont et le général Dufour.
On en trouve de nombreux exemples :
i* A Novi, pour le corps du général Gouvion Saint- Cyr. Ce corps comprenait deux divisions et formait la liPoite de l 'armée ; chaque division était sur deux lignes, )t chaque ligne était formée d'une brigade.
Le général Saint-Cyr avait gardé en troisième ligne K)ur réserve un régiment de chacune de ses divisions.
2* A Austerlitz, les divisions étaient sur deux lignes.
3* De même à léna.
4* De même à Friedland.
5* De même à Waterloo. L'armée avait quitté ses
bivouacs en colonnes de divisions; chaque divisioi s'était ensuite déployée sur deux lignes.
C"" A TAlma, nous retrouvons la même dispositiom ,
Le 29 septembre 1806, l'Empereur, au début de Va, campagne de Prusse, écrit au maréchal Soult :
« Prenez pour principe dans toutes vos formations « en bataille, soit que vous vous placiez sur deux ou « trois lignes, qu'une môme division fasse la droite des ce deux ou trois lignes ; vous avez vu à Austerlitz l'a- « vantage de cette formation, parce qu'un général de « division est au centre de sa division »
Quelle que soit la méthode adoptée, les bataillons de deuxième ligne peuvent ôtre placés de deux manières par rapport à ceux de première,
r Ils peuvent être derrière le centre de ces ba taillons.
2' Ils peuvent être vis-à-vis de leurs intervalles.
Dans le premier cas, ils sont mieux couverts, e Tordre de bataille présente dans sa profondeur de intervalles favorables aux mouvements de la cavaleri légère et de l'artillerie.
Dans le deuxième cas, les passages de ligne so plus faciles à exécuter.
Voilà l'organisation des deux premières lignes Tordre de bataille. En supposant, comme nous T fait , le terrain horizontal , ces deux premières lîgn sont ordinairement parallèles entre elles.
Sur le flanc droit, et à 2 ou 300 mètres en avant âÊ, u front, on place les deux batteries de la première d. i — vision.
Sur le flanc gauche, et de la même manière, los deux batteries de la seconde division.
\jn régiment de cavalerie couvrira l'aile droite. Uxi second régiment couvrira l'aile gauche. Chacun d'eux sera disposé à 250 mètres en arrière du point sur lequel il doit charger.
11 reste alors à la réserve :
Une division d'infanterie, qui formera à 1000 ou 1200 mètres derrière le centre quatre colonnes serrées par régiment.
Une brigade de cavalerie, formée également en colonne serrée par escadron, à droite de l'infanterie.
Et enfin comme artillerie :
Deux batteries de réserve ;
Devix batteries de la troisième division d'infanterie ;
Et xine batterie pour la division de cavalerie.
Tel est l'ensemble de l'ordre de bataille d'un corps d'armée, présentant un front de 2,400 à 3,000 mètres rt une profondeur de 12 à 1500 mètres (Voir fig. 10, Pi. VIII).
Je citerai comme exemples :
i * L'ordre de bataille du corps du général Saint- ^y^ à Novi, dont j'ai parlé tout à l'heure ;
2* Celui du corps du maréchal Suchet à la bataille "^ Sagonte.
maréchal disposait de trois divisions d'infan-
lieux formaient la ligne de bataille, troisième était en réserve.
A.près l'ordre de bataille d'un corps d'armée, exa- ^.iions l'ordre de bataille d'une armée. S'il s'agit d'une petite armée, d'une armée au- 980U8 de 60,000 hommes, organisée en divisions , me celle de Masséna, par exemple, devant Cal<-
diero, les principes sont les mêmes que préoédetB-|i ment.
A Caldiero, trois divisions, les divisions MditeJli Gardanne et Duhesme, disposées chacune surdeotb lignes, formaient l'aile gauche, le centre et railednila|L de Tordre de bataille.
La division de grenadiers PartounausL fomiith^l' réserve.
La cavalerie et Tartillerie étaient réparties suifat^i les principes indiqués.
Si nous supposons maintenant une grande armie, composée, par exemple, de cinq corps, voîcî quel son ordre de bataille primitif :
Trois corps formeront la ligne de bataille, dîsposéi chacun sur deux lignes, et représentant l'aile dnâtot le centre et Taile gauche.
La division de cavalerie du premier corps coavriii
l'aile droite.
La division de cavalerie du troisième corps couvrir» Taile gauche.
Celle du deuxième corps restera en troisième ligttc»
Le quatrième corps formera une réserve partidl^i derrière la partie la plus importante de l'ordre di bataille.
Enfin le cinquième corps servira de réserve générale avec les grandes réserves de cavalerie et d'artillerie.
Le front de Tarmée présentera une étendue de ttà 8,000 mètres.
La profondeur de Tordre de bataille sera d'environ 1500 à 2,000 mètres {f'uj. Il, PL VIII).
Je citerai pour exemples les trois ordres de bataille d'Austerlitz, d'Iéna et de Friedland.
A Austerliti^ la droite était formée par le ^rpe du airéehal DaToust ;
Le centre par celui du maréchal Soult ;
La gauche par celui du maréchal Lannes ;
La réserve partielle par le corps du maréchal Ber- Mdotte; f La réserve générale par la garde et les grenadiers
' d*Oudinot.
A léna, la droite était formée par le corps du maréchal Soult; Le centre par celui du maréchal Lannes ; La gauche par celui du maréchal Âugereau ; La réserve partielle par celui du maréchal Ney ; La réserve générale par la garde.
A Friedland) la droite était formée par le corps du maréchal Ney; Le centre par le corps du maréchal Lannes ; La gauche par le corps du maréchal Mortier ; La réserve partielle par le maréchal Victor; La réserve générale par la garde.
Dans chacune de ces circonstances, les corps d'armée étaient formés de deux ou de trois divisions d'infanterie avec une division de cavalerie légère ou de dragons.
La réserve générale comprenait toujours deux ou trois divisions d^infanterie ;
Une réserve de cuirassiers ;
Et une réserve d'artillerie formée particulièrement de batteries à cheval et de batteries de 12.
Kriiifttloas afpwttw tu •rim éè teUllle yrliftitlfli ptr toi 4i tMiraii. — Jusqu'à présent, nous avons supposé
le terrain horizontal et nous avons fait table me.
Les formations que nous avons indiquées sont ki formations habituelles et primitives des corps d*l^ mée et des armées, en faisant abstraction des foma du terrain.
Mais ces formations primitives se modifient sninot les divers accidents du sol. Elles se ploient à la natoie et à la constitution de la position militaire que l'oi occupe.
Les modifications principales qu'elles subisseil sont les suivantes :
r Les alignements en ligne droite praticables fltf des terrains de manœuvres, ou sur des plaines raseii sont rarement de mise à la guerre.
Le front de bataille devra donc suivre les sinuosités du terrain.
Si on ne consultait que Talignement, ces sinuoaitJi pourraient arrêter l'effet des armes, ou soumettreh troupe aux feux dominants de l'ennemi. Il faut donc briser la ligne de bataille suivant les accidents du sol.
Cette ligne présentera des saillants et des rentrant». Elle doit autant que possible fournir des flanquemenls sur les points d'attaque, se rapprocher de la fonn« bastionnée, et enfin ne pas présenter d'angles de moins de 120\
On a vu des ordres de bataille demi-circulaires, en raison des formes du terrain et des circonstances où l'on se trouvait.
Je citerai pour exemples l'ordre de bataille de Jour* dan à Fleurus, et celui du maréchal Soult à Toulouse.
2° Le parallélisme des deux lignes de l'ordre de bataille n'est pas observé rigoureusement. La deuxième ligne s'éloigne ou se rapproche de la première, soi'
^nt les abris qu'elle rencontre. Elle est plus ou moins Dbliq^e suivant la forme du terrain. Quelquefois, en arrière des points d'attaque, la deuxième ligne présente deux directions obliques, formant un rentrant , de manière à recevoir les colonnes de l'ennemi par des feux croisés.
3*" Dans les pays de collines, et quand celles-ci sont assez élevées , on descend la ligne de bataille à micôte, de manière à profiter de la pente. On la place sur la courbe horizontale qui permet le mieux de voir les abords et de dominer l'ennemi.
La deuxième ligne est alors un peu en arrière de a crête.
La réserve est sur le plateau ou sur le revers des lauteurs.
On profite, pour établir et abriter la première ligne, le tous les ressauts de terrain, gradins, bermes, etc., xiî se trouvent à mi-côte.
4* Dans les endroits oîi le front de bataille traverse in bas-fond dominé par deux hauteurs voisines, on »exit laisser une lacune dans l'ordre de bataille, en ^laiçant à droite et à gauche des batteries qui empêberont l'ennemi de s'engager dans l'intervalle.
5* Quand certaines parties de la position sont d'^un lifficile accès, on peut n'y placer qu'une seule ligne 1© troupes, ou même seulement des tirailleurs. En arpîèrede certains points, au!contraire, qui ont une grande importance, derrière une hauteur, un village, on peut tripler ou quadrupler les lignes d'infanterie de niaaière à prononcer des retours offensifs.
Ô"" La cavalerie qui est placée aux ailes, quand le terrain est découvert, est ramenée derrière l'infanterie
en troisième ligne, quand les ailes sont appuyées I des obstacles et que le terrain ne lui est phis fa^miUi' Dans certains cas exceptionnels elle pentfomierli centre de l'ordre de bataille, comme à Sîntzheitt, ï Esslingy à laMoscowa.
7* Enfin, pour 1 artillerie, l'emplacement de ses bilteries peut aussi être modifié et porté, suivant le I rain, plus en avant ou plus en arrière, plus à ou plus à gauche.
Voilà les modifications principales que les formW du terrain apportent à Tordre de bataille primitif.
Celui-ci reste un type dont on se rapproche plus* moins suivant les circonstances.
Bm •rûm de bataille dèfieislft.— Nous venons de voirlti principes des ordres de bataille en général.
Nous allons voir maintenant les conditions particulières que doivent remplir les ordres de bataille défen* sifs et les ordres de bataille offensifs.
Terminons cette leçon par l'examen des premièiee.
Nous étudierons les autres dans les deux leçons fluï* vantes :
Les conditions que doivent remplir les ordres de b»* taille défensifs sont analogues à celles que doivent rem* plir les positions défensives.
Ce sont les suivantes :
1* La première ligne de Tordre de bataille seracon* verte par des obstacles qui lui permettront d'arrêter'* premier effort de l'ennemi.
2* Les troupes seront convenablement liées, c'erf*
qu'il n'y anra pas de lacune entre elles, dont unemi pourrait profiter.
3* Les flancs seront couverts et ne pourront pas
tournés.
4* L'artillerie aura tout son effet défensif. 8* L'intérieur de Tordre de bataille présentera une 11 intime dans le sens de la profondeur, entre la de ligne et la première, entre celles-ci et les ré-
•• La proportion des troupes sur chaque point sera rapport avec l'importance de ce point.
r L'aspect général de l'ordre de bataille, ainsi que ide la position, seront tels que l'ennemi dans sa naissance ne puisse pas distinguer le véritable d'attaque, que tous les points lui paraissent égat forts, ou bien que celui qui lui parait le plus le ne le soit réellement pas et que le général eniy soit trompé.
8* Une armée défensive ne doit pas étaler immédiatement son ordre de bataille en présence de l'ennemi, ^mme nous l'avons fait à Hochstedt. Ce serait le moyen ■^ permettre à celui-ci déjuger immédiatement de la 'ofrâ de l'armée, de ses dispositions, de ses fautes, et ^6 se mettre en mesure d'en profiter.
Il faut dans un ordre de bataille défensif qu'une parnotable de l'armée reste en réserve de manière à ne Prendre la disposition définitive que d'après celles de *^Maée offensive ; on pourra alors opposer manœuvre à ^ï^anœuvre, on pourra disputer d'adresse et de rapidité. De sorte que, par suite des considérations précédentes, un ordre de bataille défensif présente un rideau de troupes déployées et garnissant le front de la position, tandis que le reste de l'armée est disposé en lionnes, prêtes à renforcer les parties attaquées, ou à
prononcer des mouvements offensifs contre les flâne? des corps d'attaque de l'ennemi. Telles sont les conditions générales que doivent remplir les ordres cJe bataille défensifs.
Je citerai comme exemple l'ordre des Russes à la Moscowa.
Nous connaissons déjà la position dont j'ai parlé dans une leçon précédente.
L'armée russe qui doit l'occuper comprend sept corps d'armée, plus la garde et la milice de Moscou.
Voici l'ordre de bataille que lui fait prendre son g^énéral en chef, Kutusoff.
La droite comprend deux corps d'infanterie et deux corps de cavalerie sous les ordres de Miloradovich. Elle s'appuie à la Moscowa et borde la Kolocza juscjn'è Borodino.
Le centre, sous les ordres de Barclay de Tolly, coinprend deux corps d'infanterie et un corps de cavalerie. Il s'étend depuis la route de Moscou jusqu'à la grande redoute et au village brûlé de Semenofskoié.
La gauche, sous Bagration, comprend deux corps d'infanterie et un corps de cavalerie, depuis Semence f— skoié jusqu'au bois d'Outitza.
A l'extrême gauche, dans le bois et à cheval sur l'a cienne route de Smolensk, se trouve un corps détach formé en grande partie de la milice de Moscou.
La réserve est formée de la garde et d'*un corps d'i fanterie. Elle se trouve à Psarewo, derrière le centre cet ordre de bataille.
Chaque corps est sur deux ou plusieurs lignes d'in fanterie et s'appuie aux divers points indiqués prée demment.
Cet ordre de bataille satisfait à quelques-unes
>oditîoiis énoncées ci-dessus, mais il en néglige une rincipale et il présente un grave défaut.
I>a position est trop fortement garnie. II n'y a pas issez de troupes en réserve. Les dispositions définitives ont été prises trop à l'avance. Aussi lorsque Napoléon, n^llgeant la droite des Russes, porte ses attaques sur leur centre et sur leur gauche, Kutusoff est obligé de iBodifier ses dispositions et de porter de droite à gauche, pendant rengagement et presque sous le feu de l'ennemi, la plus grande partie des forces devenues inutiles à sa droite.