‹ Cours d'art et d'histoire militaires. AppendiceChapitre 31 sur 50 · DIX-NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME LEÇON

Des attaques centrales^ leurs avantages^ leurs difficultés.

Des attaques de flanc.

Des attaques de revers.

Des attaques partielles combinées. — Des attaques sur les deni

Des attaques sur le centre et sur une aile.

Des attaques d*aile et de flanc. — Des attaques d'aile et de lefoi

Formation des ordres de bataille à la suite des mardies stntégi|tt'

Des attaques centrales. — Une attaque centrale coi à porter le centre de Tordre de bataille ofPensif le centre de lennemî afin de le chasser de sa podl et de Toccuper à sa place.

Une attaque centrale, quand elle réussit, pi de grands avantages.

Elle brise l'ordre de bataille ennemi, et elle pli Tarmée assaillante entre ses deux ailes séparées. Wl avantage est immense, décisif. Généralement il procure la victoire, une victoire complète, qui amène il ruine de Tadversaire et la fin de la campagne.

Mais les difficultés sont aussi très-considérables. Ce sont les suivantes :

r Le centre de Tordre de bataille ennemi en eil généralement le point le plus fort. 11 est couvert ptf (k's postes avancés, appuyé à des obstacles, près des réserves, et, par suite de cette dernière considération, c/est le point où l'ennemi peut le plus facilemeaf réunir de grandes forces ;

2^ En raison des difficultés de l^attaque, l'assaillant est obligé d'accumuler sur ce point des masses de troupes. Ces masses seront très-exposées au feu de Tennemi, qui les entoure pour ainsi dire ; elles peuvent faire des pertes considérables, comme cela est arrivé au corps du maréchal Macdonald, àWagram. En cas d'insuccès, ces masses de troupes peuvent être jetées dans le plus grand désordre, devenir très-difficiles à rallier, et amener la perte de la bataille pour l'armée offensive ;

3* Les parties de l'armée offensive qui ne doivent pas s'engager immédiatement, c'est-à-dire les deux ailes, doivent toujours rester liées au corps d'attaque. Il devient alors plus difficile de les tenir toutes deux hors de la portée de l'ennemi que lorsqu'il s'agit d'une attaque d'aile ;

4* Enfin, si le centre de l'ennemi cède sans se rompre, si sa deuxième ligne et ses réserves manœuvrent habilement, le corps d'attaque poursuivant son «accès s'enfonce dans un angle rentrant, et peut se trouver accablé comme les Romains à la bataille de Cannes.

Tels sont les avantages et les inconvénients des altacjues centrales.

^oicî les circonstances dans lesquelles on peut les eiXiployer isolément :

i* Quand des considérations stratégiques puissantes în. cliquent le centre comme le véritable point d atta- <l^:te. A Waterloo, par exemple, où l'armée anglaise a-dossée à la forêt de Soignes ne pouvait se retirer que la route de Bruxelles, placée derrière le centre de position ; 2" Quand par la nature du terrain, le centre est le

point le plus accesJâiblé, cotnmëà Wâitîgnîéft. hèé deux ailes de l'armée alliée étaient cotiVertëà pBT déd M^ris profonds. Le centre était le point le plusl abo^dftble de la position ;

3' Quand le centré de Tennethi forme un angle «aillant. Si Ton voulait dans ce cas inetiacer uriè aîle, il faudrait parcourir un immense terrain, laissel' dé grandes distances entré les échelons, et eùfln fàîrè des manœuvres qui tendraient à affaiblir et allodgtff Tordre de bataille; si Ton voulait attaquer par \èé deux ailes, les inconvénients seraient plnd graàds encore. L'attaque centrale est alors préférable; élW donne de plus l'avantage de prendre d'ebflladë fcëi^ laines parties de l'ordre de bataille cnneiùi ;

4*" On se détermine encore à une attaqué centMlè quand Tennemi a pris de fausses dispositions pour soii ordre de bataille, par exemple, corilme à Hochstëdt qiiand il a mis au centime de la catalerîë qui peut ê(Hî facilement délogée ;

5*" Enfin, quslnd Teniiëmi fait de faussés manoEttà-:» vres qui tendent à dégarnir son centre comiùe 1 Austerlitz.

Examinons maintenant Tordre de bataille prépar- — toire d'une attaque centrale.

Le corps d'attaqué sera tomp(osé des trclîs àroLi S'il s'agit d'une grande armée il se coitijiolsèra :

l"" De deux ou trois divisions d'infaùterié dii^oi chacune sur deux lignes ;

2® D'une forte batterie d'artillerie, comprenant batteries divisionnaires et des batteries de réserve^ - Cette artillerie précode Tinfanterie, se forme au ga^ûj à portée de l'ennemi, et exécute un feu rapide^ et meurtrier pour préparer l'attaque de Tinfanterie ;

9* Lé côrpd d'attaque comprendra encore une divi- Sldti de càTalerîe, îriarchatit delrîèré Tinfânterie pour protéger ses aîles et pour compléter ses succès.

L'ènsèmble du corps d'attaque est enveloppé d'une nuée de tirailleurs qui reconnaissent le terrain, qui fé{)0U8âënt les tirailleurs ennemis, et qui préparent l'action des trcfupès régulières.

Le botpé d'dttaque ainsi composé est porté en ihfàiit.

Les deux aîlèà, au contraire, sont tenues en arrière; èBlës *e relient au feorps d'attaque par des échelons ; ëllfes entretiennent le combat sans se compromettre.

La réserve partielle suit le corps d attac(ue pour réppuyèr et pour boucher les troués qui peuvent se ferlner à sa droite ou à sa gauche par suite des manœuvres de l'engagement.

La réserve générale est placée sur la même direction et derrière le centre.

Telle est la disposition générale de l'ordre de bataille offensif qui prépare une attaque centrale.

Dans le siècle dernier, il y a plusieurs exemples d'attaque centrale :

Hochstedt, en 1704; Fontenoy, en 1745;

Sous l'Empire, je citerai la bataille d'Âusterlitz. Nous connaissons déjà la position {Fig. l,/>/. V). Voici l'ordre de bataille des deux armées :

La droite de l'armée austro-russe, sous les ordres en prince Bagration, était formée de cinq bataillons et de trente-trois escadrons.

Le centre, sur le plateau de Pratzen, ne se composait plus au moment de l'attaque que d'une seule colonne de dix-huit bataillons.

La gauche, sur le revers méridional du plateau, présentait trois colonnes d'infanterie de vingt-huit, vingtquatre et dix-huit bataillons.

La cavalerie, présentant quatre-vingt-deux escadrons, se trouvait entre la droite et le centre.

Enfin la réserve, composée de dix bataillons et de dix-huit escadrons, se trouvait à Austerlitz.

Tel était Tordre de bataille de l'armée austro-russe, forte de 90,000 hommes. Cette armée voulait tourner la droite française et dégarnissait son centre.

L'Empereur profite du moment pour tenter une attaque centrale. L'ordre de bataille offensif qui prépare cette attaque est le suivant :

La gauche est formée par le corps du maréchal Lannes, deux divisions d'infanterie , Suchetet Caffarelli, avec une division de cavalerie légère, Kellermann.

Le centre, qui est le corps d'attaque, est formé des deux divisions d'infanterie , Vandamme et Saint- Ililaire, et de la division de cavalerie Marulaz, sous les ordres du maréchal Soult.

La droite, sous les ordres du maréchal Davoust, estformée d'une division du 4* corps, Legrand, et de h division Priant du 3% avec la division de dragons, Bourcier.

La gauche est à cheval sur la grande route.

Le centre franchit de grand matin le ruisseau Goldbach , la division Vandamme à Girkovitz, la divi— jîsion Saint-Hilaire à Pontovitz.

11 forme ainsi un échelon avancé et reste au fond d» ^e la vallée, couvert par le brouillard, jusqu'au momen^crst décisif.

La droite défend le cours du ruisseau, depuis SokolHI initz jusqu'aux étangs.

Le premier corps, sous le maréchal Bernadotte,

nant les deux divisions d'infanterie, Drouet et Ri«d, avec une division de cavalerie légère, forme une irve partielle, qui doit suivre la gauche du corps taque et le remplacer quand celui-ci, ayant rompu entre des Russes , fera un changement de front à lie, pour se rabattre sur leur aile gauche et la idre à revers.

a cavalerie de Murât marche à la gauche du prep corps, c'est-à-dire entre la gauche et le centre, doit se déployer au fur et à mesure que le terrain vrira.

68 grenadiers d'Oudinot et la garde, représentant inquième corps d'armée, forment la réserve généet doivent suivre l'attaque du maréchal Soult.

û est Tordre de bataille offensif, préparant Tate centrale d'Austerlitz. Il présente bien, comme je ndiqué plus haut, une disposition échelonnée, le re en avant.

attaque du maréchal Soult amène le succès le complet.

I plateau de Pratzen est emporté avec impétuosité ; àée russe est coupée en deux; son aile gauche Qcée dans la vallée est écrasée. Elle perd 10,000 15,000 blessés, 23,000 prisonniers.

ms avons 1,500 tués et environ 6,000 blessés.

attaf^M de fl&ac. — Les attaques de flanc sont celles Ton dirige contre un des flancs de l'ordre de ba- ) ennemi.

! flanc a une certaine étendue, 3 ou 400 mètres ron. En l'attaquant, on a les avantages suivants :

On ne trouve généralement sur le flanc que peu

de troupes, et il est facile, au moins dans le predlièr moment, de se donner la supériorité numérique et de déployer un plus grand nombre de bataillons que sod adversaire.

T Le flanc, étant Textrémîté de là lign^^e, se trdîite par suite éloigné des l*ésertes et plus diffifeile à Mdforcer.

3® Si Ton parvient à s'établir sur ce point, on ^ut prendre d^ênfîlade Tordre de bataillé énnQoii et lé refouler sur lui-môme.

Les inconvénients des attaques de flanc sont à peu près les mômes que ceux des attaques d'ailes.

l*On va chercher l'ennemi par des mdutemeilti circulaires qui tendent à produire des trouées dans Tordre de bataille offensif.

T De plus, il est difficile de manquer les moiiY«ments préparatoires et de tromper l'ennemi.

Généralement les attaques de flanc sont la coiiséquence de manœuvres stratégiques bien cômbinëéè, que Ton dérobe à l'ennemi et qui permettent de déployer tout à coup» sur son flanc, soit un corps détaciê, comme celui du maréchal Davoust à Eylaù, soit l'armée tout entière, comme à léna.

L'ordre de bataille offensif qui prépare une attaque de flanc est analogue à celui qui prépare une attaque d'aile. Il présente une disposition échelonnée sur une aile. Le corps d'attaque se relie à cette aile et tient s'établir sur le flanc de Teûnèriii, soit par utie marche dérobée, soit par un mouvement de conversion.

Ce corps d'attaque comprend toujours les tfois armes. La batterie d'ârtilleriè qui t'accditi jilagne lï'éiar blit ordinairement au point de jonction dri corps

d'attsl^ë et de Taîle. La cavalerie cherche à gagner 1«B derrièrèd de l'ennemî.

Je citerai deux exemples d'attaques de flanc : 1^ Â Eylau, les Russes avaient pris position sur les hauteurs, en arrière de la ville. Leur flanc gauche était dppuyé au village de Serpallen {Fig. ï^pL IX).

L*armée française s'avançait en trois colonnes : à gauche, le corps du maréchal Ney ; au centre, Tavantgarde de Murat^ les corps de Soult et d'Augereau, avec la garde; adroite, le corps du maréchal Davoust.

Le 7 février, la colonne du centre se trouve eu face dé la position des Russes.

\A colonne de droite était à ttàr^entein .

L*Émpëreur déploie l'armée. Souli forme la droite ; Augereau la gauche; la garde est en réserve.

Le maréchal Davoust reçoit Tordre de marcher de nuit et de déboucher avec ses trois divît^îons de Barsiéiltein sur Serpallen dans le flaiic gauche des Russes, faisant ainsi une attaque de flanc partielle.

2* A iéna, l'armée prassienne était en position derrière le Miihlthal, la gauche à Iéna, la droite à \Veymar. Elle s'attendait à une attaque sur son front.

Mais l'Empereur s'était élevé par ses marches stra-

té^ques jtisqu'à hauteur dé Iéna. Il se rabat alors sur

ie flâne dès Prussiens et déploie 6ori a^mée perpéildi-

culairemént à lèlir ordre de bataille et stir leur flafic

gauche.

iBi àtUinci 46 revers. — Nous arrivons aiix attâtjues de rëtèr*.

Lfes attaques de revers sont dirigées sur les derrières de Tordre de bataille ennemi.

Elles donnent de grands avantages, puisque Ton prend ainsi à dos toutes les dispositions défensives de Tadversaîre.

Mais elles sont fort difficiles à exécuter, parce qu'il faut tourner complètement l'ennemi, soit extérieurement, soit en se glissant entre deux de ses colonnes, comme Richepanse à Hohenlinden.

Elles peuvent ôtre faites par l'armée entière,

comme à Arcolc, comme à Nézib; ou par un corps

détaché, comme à Castiglione, à Hohenlinden, a Rivoli.

On emploie les attaques de revers quand on peut dérober à l'ennemi, par des mouvements stratégiques bien combinés la marche des corps qui gagnent les derrières de sa position.

Il y a peu de choses à dire sur l'ordre de bataille offensif qui prépare une attaque de revers. Seulement, je ferai observer que le corps d'attaque, devant opérer isolément, devra comprendre les trois armes, être asseï fort pour ne pas se trouver compromis et enfin avoir sa ligne de retraite particulière.

Je citerai comme exemples d'attaques de revers :

1** Arcole, où Bonaparte ne pouvant enlever de front la position de Caldiero, la tourne par la gauche, franchit TAdige à Ronco, l'Alpon à Arcole et vient déboucher sur les derrières de l'armée autrichienne.

2° Nézib, oîi Ibrahim exécute autour de l'armée turque un mouvement analogue, sur lequel j'aurai ocr casion de revenir.

S"" Castiglione, où Bonaparte attaque de front la position de Wurmser, à cheval sur la route de Mantoue, et la fait attaquer à revers par la division Serrurier. Cette division, qui avait levé le blocus de Mantoue, se

vaît avant rengagement à Mercarîa. Elle remonte lidizzolo et débouche sur les derrières de Tarmée icbîenne.

• Richepanseà Hohenlînden, se glissant entre deux «unes autrichiennes et venant déboucher sur les nères de l'archiduc Jean.

• Lusignan à, Rivoli, venant occuper le monte Pi- I, où il fut obligé de mettre bas les armes.

MHitlfoi Aet attaques partielles. — Les attaques isolées I nous venons devoir ne suffisent pas toujours pour Bner le succès. 11 faut souvent les combiner entre 18, de manière à ébranler davantage l'ennemi, de dîère à le tromper plus facilement et à ouvrir un mp plus vaste aux manœuvres et aux combinaisons iqnes.

les combinaisons les plus fréquentes sont celles j'ai déjà indiquées précédemment, savoir :

* Attaques sur les deux ailes ;

* Une attaque centrale combinée avec une attaque le;

* Une attaque d'aile combinée avec une attaque de

t* Une attaque d'aile ou de flanc combinée avec \ attaque de revers.

étudions successivement ces diverses combinaisons.

•our la première, on attaque par les deux ailes, en portant en avant et en refusant le centre.

il les deux corps d'attaque obtiennent des succès, B partie de chacun d'eux est employée à poursuivre

l*ennemi qi^i recule ; l'autre partie fait pf) çl^s^geyopnt de front et tend à envelopper le centre de l'eonemi.

Voilà le résultat avantageux que Ton peut f^jévpf du succès d'une attaque sur les deux ailes.

Examinons les inconvénients :

l"" Les attaques sur les deux ailes exigent beanconp de monde.

2" Elles affaiblissent par suite le centre de l'armée.

3*" L'ordre de bataille tend à s'allonger, ce qui peut donner à Tennemî la facilité de le couper en deux.

4° Il est difficile de mettre le centre hors de la poN tée des coups de Tennemi, à moins 4^ l'élQÎgflQf )^coup des deux corps d'attaque.

5^ Ces corps d'attaque étant fort éloignés 1'^ 4b l'autre, exigent deux commandements di&tiifpts p^iî est difficile au général en chef de suivre les 4p)9 attaques à la fois.

6° L'ennemiétant refoulé sur son centre a une grjuidç facilité pour prononcer un mouvement o^ensif coiitre le centre de l'armée assaillante.

T* En cas de non-succès, les aîlrs sont rejetées dans des directions cxceiitriques et le ralliement est difficile.

Avec de tels inconvénients, les attaques spr les deux ailes sont presque toujours dangereuses: on ^f les emploie que dans les circonstances suivante3:

1" Dans le cas d'une grande supériorité numéri(|ue; ce genre d'attaque permettant do mettre en action une grande quantité de troupes.

T Dans le cas où le centre de l'ordre de ))«taiUe ennemi est refusé, une attaque centrale secaît alofB trop dangereuse. De plus, l'ordre de bft^Ue qt^mi ne tend plus à s'allonger.

-3^1 - Dan9 le cas pu le centre de l'arn^^e ag^aillante it être appuyé sur des points assez rapprochés de fpen^î et assez forts pour qu'on puisse les défendre peu de troupes. L'existepce de ces poii^ts met alors centre ^ Tabri. Les avantages subsistent : lies incon- LJents disparaissent, cofpme à Dresde, dont je parloiqut à l'heure.

4* Enfin quand le centre de l'ennemi est inabord^et qu'il n'y a pas moyen de combiner d'autres atles partielles, comme à Craonne.

LS l'ordre de bataille ofFensif qui prépare une at-

8ur les deux ailes, les deux corps d'attaque sont

en avant et le centre est tenu en arrière hors de

de l'ennemi. On établit la liaison entre les

^ntes parties de l'ordre de bataille, au moyen

lelons intermédiaires.

U ne faut pas trop afiaiblir le centre, ce qui le renût trop vulnérable.

'*' l^ deux attaques ne sont jamais également imporiteg; Tune est principale, l'autre est secondaire. ^8 réserves sont à portée de l'attaque principale.

liCs deux corps d'attaque comprennent toujours les *^i8 armes.

h pilerai comme exemple la bataille de Pres^p» le ^7 avril 1813. (Fïg. 3, pi. IX.)

Le centre était couvert par les redoutes du camp retianché de Dresde.

Ce camp était défendu, le deuxième jour, par les 6" m 44* corps et par la garde.

L'Empereur prend l'offensive par les deux ailes ; à droite l'attaque principale est faite par Murât avec un corps d'infanterie, celui de Victor, comprenant trois

divisions et avec presque toute la cavalerie de Tarmée, environ 12,000 chevaux.

A gauche, l'attaque secondaire est faite par le maréchal Ney, à la tête de quatre divisions de la jeune garde.

La droite des alliés est écrasée, et la victoire de Dresde eût été suivie de grands résultats, si elle n'avait pas été contre-balancée presqu'immédiatement par le désastre de Kulm .

La deuxième combinaison des attaques partielles est formée d'une attaque centrale combinée avec une attaque d'aile.

Cette combinaison, comme je l'ai dit plus haut, était fréquemment employée par l'Empereur. On en trouve des exemples à Wagram, à Bautzen, à Ligay.

L'une des deux attaques précède généralement l'autre. Elle sert à attirer l'attention de l'ennemi, à loi faire porter ses réserves vers cette première attaque. L'on profite ensuite du moment favorable, pour exécuter la seconde attaque, avec un corps tout préparé et que l'on a su masquer aux vues de l'ennemi jus- Iji qu'au moment décisif. 1 3

C'est ordinairement l'attaque d'aile qui est l'attaque préparatoire, et l'attaque centrale qui est l'attaque décisive.

Les deux corps d'attaque sont toujours composésde 1^ la même manière. I J

Au moment de les mettre en action, on les porte en avant et on les relie au reste de l'ordre de bataille, au moyen des échelons.

La réserve principale suit ordinairement l'attaque centrale.

Je citerai comme exempler Wagram, dont je parlerai tout à l'heure.

La troisième combinaison d'attaques partielles, est formée d'une attaque d'aile et d'une attaque de flanc.

Ces deux attaques sont faciles à combiner et peuvent n'en former pour ainsi dire qu'une seule.

Les deux corps d'attaque sont à côté l'un de l'autre. Le premier se dirige sur l'aile de l'ennemi. Le second se dirige en dehors et se rabat sur le flanc par une conyersion ou par une formation sur la gauche en bataille.

On établit la liaison entre les deux corps au moyen d'une forte batterie qui appuie les deux attaques et que l'on place dans l'angle rentrant.

Les réserves sont évidemment alors en arrière des corps d'attaque.

Je citerai comme exemple de la deuxième et de la troisième combinaison la bataille de Wagram.

Napoléon fait sur le centre ennemi une attaque centrale avec le corps de Macdonald; attaque préparée par les 100 bouches à feu de Lauriston, et soutenue par les cuirassiers de Nansouty.

Puis, à droite, l'Empereur fait faire par le maréchal Davoust une attaque d'aile et de flanc.

L'attaque d'aile est faite par deux divisions d'infanterie.

L'attaque de flanc est faite par deux autres divisions.

Une batterie de 64 bouches à feu, placée dans l'angle rentrant, prépare les deux attaques.

Deux divisions de dragons, les divisions PuUy et Grouchy ;

Plus une division de cavalerie légère, celle de Montrbrun ;

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