II
Et une division de cuirasBiera, celle d*An4ghî, soutiennent les deux attaques.
Nous arrivons enfin à la quatrième combinaison, qui comprend une attaque d'aile ou de flanc, combinée avec une attaque de revers.
Ces attaques peuvent en effet avoir une certaine^ liaison. On en trouve un exemple à la bataille de Cas^ tiglione.
Nous n'entrerons dans aucun détail sur cette qua^ trième combinaison.
Il est facile d'après ce qui a été dit précédemment:^ d'en comprendre les avantages, les inconvénients ©/ les dispositions principales.
Nous terminerons ici l'étude des attaques partielles, simples et combinées.
Pour ces dernières, le plus souvent, comme je l'aL déjà fait observer, il y a une attaque principale et une attaque secondaire.
Quelquefois, elles sont égales en commençant; mair l'une n'a pas de chances de succès; on la continu pour entretenir le combat. L'autre , au contraire réussit ; on la poursuit et on y porte ses résejrvea a d'obtenir la victoire.
Formation des ordres de bataille à la suite des mareiM r Siftes. — Les ordres de bataille succèdent gétaf ment aux marches stratégiques.
Voici comment les choses se passent.
Deux armées belligérantes ne sedonnent pas.f vous pour combattre, comme des adversairiea rendent sur Iv terrain.
Elles sont en opérations.
L'une, Vumén défeiiBive, par exemple^ s'arrête IbvinqueiaeQt, concentre ses corps, prend une bonne position, et offre la bataille à Tarmée opposée.
Il faut que celle-<^î soit toute préparée : que ses divers corps soient disposés de telle façon que leur con- . fi#iitration s'effectue en même temps que celle des ^orps ennemis.
Quelquefois, les armées concentrées restent en présence plusieurs heures ou plusieurs jours avant d'engager le combat.
Quelquefois aussi, la concentration de part et d'autre est successive.
L'action commence brusquement entre deux ou Itois corps de chaque côté. Les autres corps accourent iit entrent successive^nent en ligne. Il faut alors qu'au fcr et à mesure qu'un corps d'une armée entre en ligne, on corps de l'autre armée y entre également pour maintenir l'équilibre.
Une bataille n'est pas seulement une lutte des di- Iferses armes ; c'est encore une lutte de vitesse , de Manœuvre, de précision, d'à-propos, de coup d'œil.
On cherche de part et d'autre à résoudre le grand problème d'oii dépend le succès d'une campagne ou d'une bataille, problème qui se résume ainsi :
Se trouver le plus fort sur le point décisif, soit de réohiquieri soit du champ de bataille.
Les marches stratégiques jouent alors un grand tAle. C'est par leur bonne exécution que l'on arrive à résoudre le problème dont je viens de parler.
J'ai indiqué, d'une manière générale, comment ces BiBrches s'exécutaient — ordinairement sur plusieurs colonnes , trois par exemple, représentant le centre et les deux ailes.
L'avant-garde qui précède l'armée aperçoit l'ennemi en position ; elle en donne avis ; le général en chef se porte en avant. Il reconnaît :
1* La position qu'occupe l'ennemi;
2" Celle sur laquelle il va déployer son armée ;
3" En même temps il cherche à déterminer la nature des attaques les plus favorables pour chasser l'ennemi de sa position.
Les relations de la marche stratégique changent de nature.
Les colonnes se serrent et se rapprochent à distance de déploiement.
Le général en chef cherche à avoir son armée derrière lui de manière à pouvoir manœuvrer pour tromper l'ennemi, ou bien pour l'attaquer immédiatement, ou bien encore pour se déployer parallèlement et atr tendre.
Quoi qu'il en soit, le général en chef indique aux généraux commandant les diverses colonnes les points oil ils doivent aboutir, et les lignes sur lesquelles ils doivent se former.
Il profite quelquefois de la position d'un des corpa^i des ailes pour le rabattre sur le flanc de l'ennemi, en.^ ayant soin de le relier à l'ordre de bataille général.
L'avant-garde occupe des obstacles qui lui permettent de couvrir le déploiement de l'armée.
Au fur et à mesure que les colonnes se rapprochent' . du champ de bataille, l'infanterie forme les divisioi et serre à demi-distance.
L'artillerie sort des colonnes pour marcher sur \i flanc de l'infanterie si le terrain le permet ; ou plut< l'artillgrie reste sur la route, l'infanterie marche à
La cavalerie marche par peloton ou par escadron, e
serre en masse pour rendre les déploiements plus rapides.
Puis chaque corps se déploie successivement sur le terrain qui lui est assigné. 11 s'étend ou se resserre, de manière à occuper tout Tintervalle qui lui est confié.
Un corps, par exemple, forme la droite;
Un autre le centre ;
Un troisième la gauche ;
Les autres corps restent en réserve.
On obtient ainsi un premier ordre de bataille préparatoire, à peu près parallèle à celui de Tennemi, et qui servira de point de départ pour Tordre de bataille offensif.
Pendant ce temps, le général en chef fait une reconnaissance offensive plus complète de la position opposée, pour tâcher d'en saisir les défauts. Quand cette reconnaissance ne suffît pas, alors il commence à manœuvrer ; il tâte l'ordre de bataille ennemi sur plusieurs points, et il force l'adversaire à démasquer ses troupes.
Il détermine enfin son point d'attaque.
11 donne, en conséquence, ses instructions pour la bataille, ou son ordre de l'armée ; cet ordre doit être aussi clair et aussi simple que possible.
J'ai cité celui de l'Empereur à Friedland.
Un ordre pour une bataille peut se résumer ainsi :
« Tel corps fera la droite de tel point à tel point ;
« Tel autre le centre ;
« Tel autre la gauche ;
« Un quatrième formera la réserve partielle ;
« Un cinquième la réserve générale ;
« On attaquera tel point de la ligne ennemie;
« Le corps d'attaque se portera en avant, les n « entretiendront Taction sans se compromettre, (
C'est alors qu'ont lieu les marches tactiqu nous verrons dans la leçon suivante.