DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE X. — ORBITES PARABOLIQUES
le premier cas, 180" — v dans le second. Tous les éléments sont ainsi déterminés.
Nous n'avons tenu aucun compte de la vitesse de rotation de la Terre, ni de l'influence que cette rotation a sur la vitesse relative apparente. Schiaparelli a montré que ces quantités ne sont cependant pas entièrement négligeables.
164. Travaux de M. Brédichin. — Dans ces dernières années, le nombre des points radiants catalogués s'est considérablement augmenté, et la question de l'origine première des étoiles filantes a été reprise, notamment par M. Brédichin, à la suite de ses recherches sur les queues des comètes. M. Brédichin pense que l'attraction solaire, en môme temps qu'elle sépare du noyau d'une comète très voisine du Soleil les matériaux impalpables qui, soumis à la force répulsive, produisent la queue de la comète, entraîne avec ces masses gazeuses une infinité de petites masses solides, lesquelles échappent par leur densité à l'action de la force répulsive. Ces masses solides ont fourni, dans quelques cas, des queues anomales dirigées vers le Soleil. Leurs particules, sous Tinfluence de Tattraction solaire, poursuivent leur chemin dans des orbites plus ou moins voisines de celles du noj^au, pouvant s'en écarter notablement suivant la direction et l'intensité de l'impulsion qui a fait sortir du noyau les corpuscules. Ces considérations, sur lesquelles il ne nous est pas possible d'insister davantage, permettent de rendre compte du grand nombre des radiants et de la largeur de certains essaims, assez grande pour que la Terre mette plusieurs semaines à les traverser.