PREMIERE IDEE DU MOUVEMENT ANNUEL DU SOLEIL
moisy à cause du retard qui se manifeste toujours dans Teffet thermique des rayons solaires. A Paris, par exemple, 60= *o°>5, A*==: ao^,8. Formez le Tableau suivant pour le milieu de chaque mois :
Températore mojrenne 20», 8 cos 0 - — ' Il ' ^1
6 da mois. (S dumoUpréeédenl). calcalee. observée.
Janvier m. 11 — ^»* 3,3 2,0
Février ioa.47 " 7ï5 3,o 4|0
Mars 91.52 — 4»6 5,9 7,0
Avril 80. o -h 0,7 9,8 10,7
Mai 70.59 -H ^,5 14,0 i4ïO
Juin 66.39 -*- 6,8 17,3 17,0
Juillet 68.33 -h 8,2 18,7 18,7
Août 76.8 -*- 7i6 18,1 18,2
Septembre.. 87.13 -^ 5,o i5,5 i5,8
Octobre 98.45 — '|0 îi|5 iIï5
Novembre.. 108.40 — 3,2 7,3 7,0
Décembre.. 113.19 — 6|7 3,8 3,9
et vous verrez jusqu^où va cette concordance entre les dates d'un calendrier bien réglé et la marche annuelle de la température. Or tout produit de la végétation dépend de la chaleur régnante et de la somme de chaleur reçue par le sol depuis Tépoque de la germination. Il y a donc une date pour semer, une autre pour récolter, et cela change d'une espèce végétale à Tautre. L'expérience seule, accumulée pendant de longues années, peut faire connaître ces dates qui servent de règle aux cultivateurs, et qui dirigent toute l'économie de populations forcées de demander au sol leur subsistance, tout en préparant leurs ressources pour les époques où le sol chôme. De là les dictons qui expriment ces règles pour les gens simples, tous fondés sur l'usage d'un bon calendrier.
Mais si la durée de l'année solaire a été mal déterminée, cette concordance des dates d'un calendrier et des S du Soleil ne saurait se maintenir pendant une longue suite d'années. L'histoire nous apprend que les premières sociétés agricoles ont commencé par le calendrier lunaire des nomades, basé sur la lunaisons de 354^. Il a fallu bientôt y renoncer et consulter de plus près le Soleil. On a ensuite porté l'année à 36o jours; mais Terreur de 5 jours, en s'accumulant d'année en année, devenait de 3o jours ou d'un mois en 6 ans. Alors le mois de mars, par exemple, cessait de répondre,
lO LIVRE PREMIER. — CHAPITRE I.
dans nos climats, à la température printanière de lo**, 7 pour tomber à 7" en moyenne. Au bout de 18 ans, on se trouvait au cœur de rhivêr lorsque le calendrier annonçait le printemps. Pour corriger cet état de choses qui a duré jusqu'en Tan — 1784 en Kgypte, et fixer la durée de Tannée à i jour près, plus lard à oJ,oi près, comme le firent les Chinois il y a trois mille ans, on ne pouvait se contenter de noter les levers ou couchers du Soleil; il fallut instituer un ensemble d^observations astronomiques. Nous en dirons quelques mots, car les procédés anciens étaient de tout point comparables aux nôtres.