‹ Cours d'astronomie de l'École polytechniqueChapitre 5 sur 142 · THEORIE DU SOLEIL · texte numérisé non relu

THEORIE DU SOLEIL

Le jour sidéral, l'heure sidérale, la pendule sidérale dont nous avons fait constamment usage dans le premier volume pour la mesure du temps, ne servent quWx observations méridiennes; les astronomes eux-mêmes ne les emploient pas dans leurs calculs. Conformément aux usages civils, qui doivent se plier à ralternative des levers et des couchers du Soleil, ils se servent du jour solaire. Mais nous avons dû éviter, dans la première Partie de ce Cours, les complications qui en résulteraient. C'est qu'en effet la rotation de la Terre, rapportée au point y? est une constante propre à servir de mesure pour le temps, tandis que la même rotation estimée par rapport au Soleil, c'est-à-dire l'intervalle de deux retours <!onsécutifs du Soleil au méridien, n'est pas constante, parce que l'ascension droite du Soleil ne varie pas d'une manière uniforme. Ce sera l'objet d'un Chapitre spécial d'exposer les moyens par lesquels les astronomes ont réussi à remplacer le Soleil vrai par un Soleil Gctif dont le mouvement uniforme, combiné avec la rotalion terrestre, constitue un jour solaire moyen de durée constante. Tâchons d'en donner dès à présent une idée. Comme le Soleil fait sa révolution en sens direct, opposé au mouvement diurne, et revient au point y après 366, 24^^ jours sidéraux, il a dû, dans ce laps de temps, faire un tour de moins que le point y lui-même, c'est-à-dire passer une fois de moins au méridien ( * ). Par conséquent

365,3433 jours solaires =: 866,2422 jours sidéraux.

(') C'est ce qui arrive à un navigateur faisant le tour de la Terre en sens opposé I. 1

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