LI^BE IV. — CHAPITEE XX
ments, les expressions suivantes, où H'= -7=:
da=: ^ ' r sin(f — fp),
(}e=: ^ 4L , sin(4^— m ,
eCTGJ =: H == <^OS(^ — fs).
Comme /i*a' = [x', on aura
()/i=i H -Ch . sm(^— m).
On voit que tous les éléments, sauf i et N, sont alTectés d'inégalités dont la période est la durée de la révolution. Seuls le grand axe et l'excentricité présentent en outre des inégalités séculaires. L'accélération du moyen mouvement doit être, toutes choses égales d'ailleurs, bien plus marquée que dans la théorie des milieux résistants pour les comètes dont Torbitc est très excentrique. Par
exemple, le seul facteur (i — e^) * commun aux deux théories est 465o fois plus grand pour la comète de i843 et de 1880 que pour celle d'Encke. La cause dont il s'agit pourrait parfaitement produire l'accélération exceptionnelle que quelques Astronomes soupçonnent dans le mouvement de la première comète.
La répulsion paraît être due à F incandescence da Soleil.
« J'ai expliqué jusqu'ici, dit Newton à la fin du livre des Principes, les phénomènes célestes et ceux de la mer par la force de U gravitation, mais je n^cn ai assigné nulle part la cause. Celte force vient de quelque cause qui pénètre jusqu'au centre du Soleil et àei planètes sans rien perdre de son activité ; elle n'agit pas selon 1« grandeur des superficies, comme les causes mécaniques, mais selon la quantité de matière, et son action s'étend de toute part à des espaces immenses, en décroissant toujours dans la raison doubléedes distances. » Ici, au contraire, il s'agit d'une de ces causes mécaniques qui agissent selon la grandeur des superficies. Est-ce rélectricilé?
FIGURE DES COMÈTES. — FORCE RÉPULSIVE. I97
Olbers etBessel ont adopté cette hypothèse parce qu'ils ont cru voir, dans la formation des aigrettes de la tête {^fig* 35), l'indice d'une répulsion électrique propre au noyau. Il est facile de voir que c'est une simple conséquence delà force décomposante exercée par l'attraction solaire sur les matériaux du noyau dilatés par la chaleur.
D'ailleurs l'étal électrique ou magnétique de ces astres nous est inconnu. Mais ce que nous savons, c'est, d'une part, que le Soleil est dans un état de vive incandescence, d'autre part que la chaleur n'est pas une force polaire, mais une force simple se manifestant uniquement par des répulsions de molécule à molécule dans l'intérieur des corps. Si donc ces répulsions, que tout écran matériel doit affaiblir ou intercepter, ne s'annulent pas à toute distance finie (proposition difficilementcontestable),rimmense photosphère incandescente du. Soleil peut fort bien agir d'une manière sensible, malgré la distance, sur les corps à grande superficie et presque sans masse, tels que les nébulosités cométaires. J'ai fait à ce sujet des expériences qui m'ont paru confirmer cette manière de voir, mais ce n'est pas ici le lieu de les exposer.
Quant au rôle astronomique de cette force répulsive qui doit s'exercer aussi bien sur les planètes que sur les comètes, les équations de la page 194 montrent qu'il se réduit à produire (comme la résistance d'un milieu immobile) une petite accélération des movens mouvements et une faible diminution des excentricités. Il a été jusqu'ici complètement inappréciable en dehors des comètes, et cela s'explique par l'énormité de la densité des planètes et de leurs satellites, vis-à-vis de celle des nébulosités cométaires.
En résumé, une comète subit, à la fois, deux genres de décomposition mécanique lorsqu'elle vient à passer au périhélie. Le premier, par la seule influence de l'attraction solaire, dissémine sur l'orbite du noyau des matériaux de toute densité, et donne ainsi lieu, pour les comètes qui passent près de l'orbite de la Terre, au phénomène des étoiles filantes, des bolides et des aérolithes. Le second, par l'action répulsive du Soleil, chasse bien loin de l'orbite les matériaux les plus légers et forme les queues opposées au Soleil.
C'est d'ailleurs la chaleur solaire qui, sous des pressions excesnvement faibles ou nulles, réduit progressivement les matériaux 5vaporables à l'état de nébulosités impalpables donnant prise à la force répulsive du Soleil.