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RECHERCHE D'ASTRES INCONNUS

Procédés de recherche pour les comètes.

La recherche des comètes est une occupation attachante el souvent fructueuse. Il faut se familiariser avec les constellations et lesprincipales étoiles. Tout Tattirail instrumental consiste en une carte du ciel et une lunette de nuit qu'on tient à la main.Celie-cinediflire des lunettes ordinaires que par un oculaire négatif destiné à agrandir le champ et à donner beaucoup de lumière. Quant à la pelilf carte du ciel, il faut y marquer soi-même les principales nébuleuses, visibles dans ce chercheur, car on risque de les prendre pour des comètes lointaines. Si Ton vient à rencontrer dans le champ du chercheur une tache nébuleuse non inscrite sur la carte, on en fixe immédiatement la position par des alignements, puis à réquatorial. et, après avoir constaté que l'astre se déplace par rapport aux étoiles, on annonce la découverte par la voiedes journaux. Toul If monde ne dispose pas d'un observatoire, mais chacun peut faire monter une lunette sur un pied en bois, placer à son fover un micromètre circulaire, c'est-à-dire une plaque de verre sur laquelle on fait tracer au diamant des cercles concentriques. Avec cel instrument, qui n'a pas besoin de monture parallactique, une montre de poche à secondes et un catalogue d'étoiles, on est en état de faire des observations bien préférables à de simples alignements. Plu* d'un astronome célèbre a commencé ainsi.

Petites planètes entre Mars et Jupiter.

La recherche des petites planètes est plus minutieuse. li faut uu équatorial et (les caries célestes contenant toutes les étoiles jusqu'à

BECHERCHE D ASTRES INCONNUS. IQp

la 10* grandeur. On passe en revue successivement les étoiles contenues dans la zone zodiacale (quant aux comètes, elles peuvent se présenter partout), et Ton s'arrête lorsqu'on rencontre, dans les groupes examinés, une étoile non inscrite sur les cartes. Elle a été jusqu'ici bien fructueuse, car on a trouvé 227 petites planètes entre 'es orbites de Mars et de Jupiter, et rien n'annonce que la série de ces intéressantes découvertes soit épuisée.

La première trouvée a été Cérès, découverte par Piazzi le i**" janvier 1801.

Quel que soit l'intérêt de ces petits astres dont on commence à tirer parti pour la détermination de la parallaxe du Soleil, la découverte d'une grande planète comme Uranus est bien autrement importante. W. Herschella découvrit, en 1781, en faisant une revue des étoiles de toutes les grandeurs jusqu'à la 8®, à l'aide d'un télescope assez puissant. Il s'agissait de faire un dénombrement exact <les étoiles doubles. Son attention se fixa sur cette planète loinlaine, à cause de son aspect fort différent de celui d'une étoile. Uranus se montre en effet comme un très petit disque de lumière pâle, et non comme un point de lumière vive. On s'attendait peu, à cette époque, à voir le système solaire s'enrichir d'une planète de plus; aussi la prit-on d'abord pour une comète.

Planètes intra-mercurielles.

Certaines taches d'aspect planétaire qu'on a vues, à diverses

époques, sur le Soleil ont fait penser qu'il pourrait bien exister

une ou plusieurs planètes entre cet astre et l'orbite de Mercure.

*-^ Verrier a donné de l'importance à ce genre de recherches

ca aflGrmant que la théorie ne rendait pas un compte rigoureux

"^ Certaines inégalités observées dans les mouvements de Mer-

^Te. Mais, pour chercher les planètes intra-mercurielles, on en

est réduji, à attendre leurs problématiques passages sur le Soleil,

^ l^îen les éclipses totales pendant la courte durée desquelles l'at-

^^phère cesse de jeter sur les environs de Soleil un voile lumi-

^^X fort gênant. Jusqu'ici ces deux moyens de recherche n'ont

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