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<.)n voit donc que le jour sidéral serait tout à fait constant saih la nutation. Mais ce défaut d'uniformité est parfaitement n>j;ligeahle d'un jour à Taulre. On n'en lient pas com[)te, bien «ju;' l'effelaccumuléde jour en jour puisse aller de — 1* à -t-i^en divhuil ans, parce qu'on n'évalue jamais de lon«:s espaces de temps enjoué sidéraux, mais en jours niovens. Or, d'après la définition du jour moven, le mobile considéré étant un Soleil fictif dont l'.B esterait* à la lon:;itude moNonne du Soleil, celte longitude se coinpio a partir du point y moven alfeot"- de la préces>ion, mais ni>n de U nutation: celle-ci ne figure tpie dans ré(|ualion du temps t p. j'" dont Texpivssion complète est
Kq. du contre Perlurb. — Nutatîua — Hod. à réqualeur.
Masse de la Lune et aplatissement du globe terrestre.
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l.'an.dx se donne les t\i'rx">sioi;> théoriques de la préCfS>ion lu >ol,iiv eî de \à nutation. O. ns io> t:\pressions, les masses dc^ de a^tîcs» .iin>i que les nuv.ur.ls d in» r*îo prïnci|^u\ de n«»lre j^lobr. tî;;tnvnl ne v v >v.ii.v 'u. nt. V\< ;i:.»îî; •':!- d inertie ou plutôt leurs raj>po:l^ >oiîl ■ï;c. nîu;>: nu .-», tii \>Linl ie> c\pr-s>ions d»* c^'-^ inégaaie^ ,«u\ N.ïUui^ v^.o .\ i ^: lAjt; \n -i^sî^ne a la précts>i<'n luui->i>- L:nv cl À Li uuîÀi*v^;î, x^-^ ■!•:.; al des f qu4li«*ns doT-quellfS on |)eiil vîi\lu.»e *».i ::î ^^v' ào iji Lur.e c*l *e r, pp »r! vies deux nionienl? à iC.vîiîc via ^U^.v :vr:v>::v- IV vl r.-p;-.»rt • :i doiuirail T.iplali - '^cuîï'iît, >î I.i !/; ^ vxjir.: i ru-.l.e :i •.ie:i>ilc xarie j l'intérieur de la lVvt>* ; t.i*t o/'-r.r.iv* l v^:;:"^:<* .^r e v- l:1 :* .«? i ce sujet quedv- ■i\iN^;hv >\\-. .. .^,;t ^,' v/:i:t::t:r ie lirvr ôr* iri^ caîciiU une li-
KFFRTS DIVERS DES VARIATIONS SECULAIRES. 'ÀJl
mile supérieure de raplalissenient. Le calcul donne Tfô* L'aplatissement jj^ que nous avons trouvé dans le Tome I est effectivement au-dessous de cette limite.
Température moyenne du globe et variation des saisons.
11 semble, de prime abord, que les variations séculaires dont sont affectés les éléments de Torbite de la Terre et ceux de sa rotation doivent avoir une grande influence sur la température et expliquer certaines phases géologiques. Voici ce que nous pouvons dire à ce sujet.
1° La distance moyenne a du Soleil est invariable, ainsi que la durée T de la révolution.
a" L'excentricité e va actuellement en diminuant, mais, à aucune époque, celle-ci n'a pu et ne pourra drpasser la petite quantité 0,077.
3" Le périgée est animé d'un mouvement progressif de 11", 6. Sa longitude, comptée du point y, croît donc de 62" par an. Ce point fait le tour du ciel en vingt et un mille ans.
4° L'inclinaison de réclipti(|ue sur le plan fixe de 1700 ne peut varier qu'entre o" et 5**. Et comme l'inclinaison de réquateur'sur ce même plan fixe est à peu près constante, Tobliquité de Tédij)tiquc ne varie que de 18" à 5î8°.
5° L'axe de rotation de la Terre coïncide avec le plus petit axe d'inertie de notre globe, et n'a jamais dû s'en écarter sensiblement.
La température du sol est due à trois causes : la radiation des divers astres de l'univers stellaire, la radiation du Soleil, le flux de chaleur qui nous vient des couches profondes et par lequel s'opère le lent refroidissement de la Terre. Il en résulte actuellement, pour la surface de la Terre, une température moyenne de 288" (absolue). On peut considérer les deux premières comme constantes pendant une grande partie des périodes géologiques; la quantité de chaleur reçue du Soleil, à diverses époques, ne doit donc varier qu'avec l'excentricité e, et sa répartition entre les climats terrestres ne doit varier qu'avec w, e et w.
Soit (f la chaleur reçue du Soleil dans l'unité de temps, à la dis-
aSa LIVRE V. — CHAPITRE XXVII.
tance a; ijr — sera la chaleur reçue à la dislance /•, cl
sera la chaleur reçue en un an. En vertu de l'équation
/•- c/k' z=: n-\ I — e* n dl.
celle inlr*;^rale revient à
L'excentricité e restant toujours comprise entre o et 0,077, la variation de celte quantité de chaleur ne saurait dépas-^er yj^j. Ainsi, pendant tout le temps que la chaleur solaire aura élc constante, la température movennede la surface terrestre ne saurait avoir varié de 1°, en admettant que toute la chaleur lui vienne du Soleil. Il ne paraît donc pas que les périodes glaciaires, même en supposant qu'elles se soient étendues à tout le glohe, puissent être attrihuéi»^ à une cause astronomique de ce genre (* ).
Quant aux saisons, c'est-à-dire à la distribution de la chaleur sur les deux hémisphères, elles dépendent de «o, de e el d»* ^^ L'obliquit'* variant de 18** à 28** dans la suite indéfinie du teiiip-. les calottes polaires ont eu et auront une extension variable eiitro ces limites: de même pour les zones tempérées et lorrides. L'autn* cause consiste en ce que le mouvement du p'-rigée, par rapport au [)oii)t •', trans[)orte successivement le périgée dans les quatre secteurs angulairement égaux qui répondent aux diverses saison*. Actuelh^ment sa longitude est 281**: il t*mil>«» dans le secl? ur 2"o"ii6o". qui répond pour nous à l'hiver. O secteur est donc parcouru par \r raxon \ecteur en moins de temps que c«'lui de go**-!»*^*, «>ii >e trouM* Tapogéi' et qiii répond à notre él<'*. (^est une dillereure <le «-inq jours entre la durée i\r Thiver ■ 8*j' » et celle do VvW
"«'.••lUiro. sur Jc.>4Ufliv> nou> n\i\.»n* au> uft«' «i >iiiuc.
(y4^). En outre, le Soleil est plus proctie de nous en hiver qu'en élé; la difTérence esl de^j pour les dislances, de yr pour l'intensité de la cliaieur reçue aux moinenis extrêmes du périgée et de l'apogée. L'hiver et l'été seraient donc plus lempéréî sur notre hémisphère que sur l'hémisphère opposé, si les autres circonstances étaient pareilles. Mais le premier est en grande partie conlinenlal ,
drfirùitcmiu.
et le deuxième en grande partie océanique. 11 ne faudrait donc comparer que des pays analogues, tels que le nord cl le sud de l'Afrique, ou le nord de l'Afrique avec l'Austrahe.
Du reste, cet état de choses est assez rapidement variahle. Dans loooo ans, demi-révotulion du périgée, ce point tombera dans le secteur d'été, et les choses seront interverties. Alors sans doute, comme aujourd'hui, on ne constatera pas de différence bien sensible entre les températures moyennes des deux hémisphères.
Mais si les causes extérieures, astronomiques, ne paraissent pas avoir une grande influence, il n'en esL pas de même de la chaleuicentrale. Nous avons vu (Tome I, p. 3o4) que les grands mouvements qui se sont accomplis peu à peu dans la croûte solidifiée de la Terre proviennent tous du refroidissement qui a dil s'opérer, d'abord avec moins d<; lenteur qu'aujourd'hui, mais toujours plus énerçiquemcnt sous les mers que sur les continents.
VRE V. — CHAPITRE Kxrci-
ytWSPHERE BOHEAL
LIVRB V. — CIIAPITBE XXVII.
^llMlSPHtRE AVSTItAi
'à56 livre V. — CHAPITRE XXVII.
Influence de la précession sur Taspect du ciel étoile.
On a marqué, sur la Carte céleste ci-joinle, le cercle de a3*a8 de rayon que le pôle décrit en a6ooo ans autour du pôle de Técliplique, dans le sens rétrograde. Ce pôle est actuellemcnl très près de a petite Ourse, étoile de 2* grandeur qui joue, à cause de ccli, le rcMe d'étoile polaire, rôle important à toute époque pour rorientation. Il continuera à s'en rapprocher jusqu'à la distance de a8: puis il s'en éloignera progressivement. Dans laooo ans ce sera Véga (a de la Lvre) qui sera l'étoile polaire. Il y a 4<>oo ans, à l'époque qu'on assigne vulgairement pour la construction de la grande Pyramide, Tétoile polaire était a du Dragon.
En un lieu donné, l'aspectdu ciel change donc peu à peu j>ar l'effet de la précession. Toute étoile cesse d'être visible lorsque sa distance zénithale méridienne 0 — A dépasse 90**, 5. Sur l'horixoii de Paris, les étoiles dont la distance polaire dépasse i3i**4<>' ^ trouvent dans ce cas. La colatitude X étant invariable, il est aisé de voir sur la Carte que Sirius, et même une partie de la constellation d'Orion, étaient invisibles à Paris il v a 12000 ans. Ed revanche, d'autres étoiles du ciel austral, que nous ne voyons plus aujourd'hui, paraissaient alors sur notre horizon.
Effets de la précession sur les signes du Zodiaque.
Les Anciens avaient divisé Treliptique, route du Soleil, en ii«paities égales nommées siirnrs. Le signe >alail 3o° et constituait un»* première subdivision de la circonférence. Chaque signe portail «n nom propre et un symbole, absolument comme la rose des vents. Encore au eoinmeiieemenl de ce siècle, on disait que telle planèlf se trouvait par sS'* du sisjne du Scorpion, "\> 23", pour dire qiK sa li»n^ilude était de 233". Encore aujourd'hui, la Connaissance (irs Trmps donne la nomenclature de cette numération pour laeiliter la lecture des anciens documents. Pour parler aux yeu\. les Anciens avaient afleolé une constellation à chaque signe, en groupant sous la figure d'un animal les étoiles zodiacales comprise^ dans les premiers Zo degrés, pui-i ilans la seconde trentaine e' ainsi (le suite. Le premier point du IVlier s'écrivait ainsi To'.
EFFETS DIVERS DES VARIATIONS SÉCULAIRES. 25y
et comme c'est encore aujourd'hui rorigine de nos longitudes, on a remplacé ce symbole par la lettre grecque y, qui lui ressemble le plus. Mais lorsque les anciens astronomes grecs établirent celle division et ces signes, ils ne se doutaient pas que la précession viendrait déranger leur correspondance avec les constellations.
Aujourd'hui, quand le Soleil a passé au point y et se meut dans le signe T (Bélier), il se trouve réellement dans la constellation des Poissons {/ig' 5i). C'est que la division du zodiaque en Bélier [o** — 3o®), Taureau (3o° — 60**), Gémeaux (60** — 90°), etc., a été conservée, bien que les étoiles qui s'y trouvaient à l'origine s'en soient peu à peu écartées en passant d'un signe à l'autre.
Quant aux Chinois, qui avaient divisé le ciel en 28 fuseaux compris entre les méridiens de certaines étoiles, dites déterniinatriceSy la confusion a été bien plus grande chez eux, parce que la précession est bien autrement compliquée en M. qu'en L. Ces étoiles déterminatrices passaient, avec le temps, d'un fuseau dans l'autre; les méridiens limites s'enchevêtraient d'étrange façon; il était impossible d'y rien comprendre, et l'on en était réduit à recommencer de temps à autre la détermination des heures, devenues fort inégales, qui répondaient à chaque étoile déterminatrice.
Application à la Chronologie.
Si les anciens Egyptiens, qui ont si souvent figuré certaines onstellations et même des zodiaques entiers sur les parois de surs temples, avaient eu l'intention de représenter exactement le îel de leur temps avec l'indication nette des points équinoxiaux u solsticiaux, il serait aisé d'en conclure la date de la construclon de l'édifice, car la précession fait rétrograder de 1° par 72 ans ^ position de ces points par rapport aux étoiles. Tel serait le cé- -bre zodiaque de Dendérah que l'armée d'Egypte a fait conduire au monde savant et sur lequel les chronologistes ont si long- 'Oaps disserté. Mallieureusement il paraît que ces zodiaques ne ^Ht que des processions de personnages allégoriques sans rapport ^*^cl avec l'état du ciel de l'époque.
En revanche, l'orientation des monuments égyptiens, dont on II. 17
l58 LIVRE V. — CHAPITRE XXTII.
a constaté Texactitude actuelle, montre que, si les pôles déplacent sur le ciel et voyagent de constellations en constel tions, ils restent toujours aux mêmes points sur la Terre, en so que le globe terrestre a toujours fait corps pour ainsi dire a^ son axe de rotation.
ABERRATION. sSq