‹ Cours d'astronomieChapitre 181 sur 259 · ÉTUDE DU MOUVEMENT DES PLANETES SUPÉRIEURES · texte numérisé non relu

ÉTUDE DU MOUVEMENT DES PLANETES SUPÉRIEURES

324. Considérons une des planètes qui, sur la sphère céleste, s'écartent du Soleil de telle sorte que la distance de la planète à cet astre, comptée toujours dans le même sens, atteint 360%

PREMrER MODE D OBSERVATION.

Si nous observons cette planète à l'œil nu ou à Taide d'une lunette, en admettant que nous commencions nos observations le jour où elle vient d'apparaître à rOuesi du disque solaire, nous remarquerons :

1" Par rapport à ses levers et couchers. — Que les points de lever et de coucher de la planète oscillent, dans une période propre à chacun do ces astres, autour d'une position moyenne représentée encore par les vrais points d'Est et d'Ouest, et que l'amplitude de cette oscillation ne dépasse pas beaucoup l'amplitude de l'oscillation des points de lever et de coucher de l'astre du jour.

2' Par rapport au méridien. — Que le point d'élévation maximum de la planète paraît osciller dans une période de temps particulière à chaque planète entre les deux limites que le Soleil atteint dans une période de six mois.

3** Par rapport au Soleil. — Que la distance de la planète au Soleil augmente non uniformément depuis 0" jusqu'à 360%

4* Par rapport aux étoiles. — Que son mouvement par rapport aux étoiles est d'abord direct, mais qu'avant de parvenir à une distance de iSO** du Soleil, ce mouvement direct se ralentit^ ensuite s'arrête totalement, et devient après rétrograde.

Ce mouvement rétrograde la conduit à 180* de distance du Soleil, et continue un peu au delà jusqu'à une nouvelle station^ à partir de laquelle elle reprend son mouvement direct sur les étoiles d'Occident en Orient.

Le Soleil passe plusieurs fois sur la même étoile de ia voûte céleste avant que la planète revienne à l'étoile à partir de laquelle nous avons observé son mouvement,

(*} Arthus Dertrond, éditeur, 21, rue Haulefeullle, à Paris.

Page 1