‹ Cours d'astronomieChapitre 182 sur 259 · ÉTUDE DU MOUVEMENT DES PLANÈTES · texte numérisé non relu

ÉTUDE DU MOUVEMENT DES PLANÈTES

Conclusion. — De ce premier mode d'observation , nous sommes conduits à penser que le Soleil a une grande influence sur le mouvement de la planète, puisque c'est lorsque la planète est en opposition avec le Soleil que se fait remarquer le phénomène de station et de rétrogradation,

DEUXIÈME MODE D* OBSERVATION

3^5. En nous servant du second mode d'observation pour déterminer la route que parait décrire une planète supérieure dans là voûte céleste, ainsi que nous Tavons fait pour une planète inférieure, nous voyons que sur le globe céleste ^ cette route est une courbe sinueuse; que le mouvement de la planète est tantôt accéléré et tantôt retardé, et que ce mouvement devient rétrograde pendant quelques jours.

Les figures 189 et 190 représentent la route décrite dans la voûte céleste par les planètes Mars et Jupiter dans Tannée 1858.

Bien que le mouvement apparent d'une planète supérieure soit trèscompliqué et que l'on ne puisse encore y entrevoir de loi, on comprend immédiatement que l'analogie de la courbe que nous venons de tracer avec celle que nous avons donnée pour une planète inférieure, nous conduit à rapporter le mouvement de la planète supéiHeure au centre du Soleil au lieu de le rapporter au centre de la Terre.

TROISIÈME MODE D'OBSERVATION

326. En agissant identiquement de la même manière que nous l'avons fait pour une planète inférieure, nous trouvons encore:

Première loi. — Qu'une planète supérieure décrit une ellipse dont le Soleil occupe un des foyers;

Deuxième loi. — Que les aires décrites par son rayon vecteur sont proportionrtelles aux temps employés à les parcourir.

Troisième loi qui lie les demi grands axes des orbites planétaires à leur temps de révolution. — Si l'on compare encore^ comme nous l'avons fait pour les planètes inférieures, les demi grands axes a et a' de deux planètes quelconques, soit supérieures, soit inférieures, soit l'une supérieure l'autre inférieure, à leur temps de révolution T et T, on verra que l'on a toujours, à très-peu près, la relation

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C csl-à-dire, que les carrés des temps de rcvolvtion de deux planètes quelconques sont entre eux comme les cubes des demi grands axes.

404 ASTRONOMIE. — GÉOMÉTIIIE CÉLESTE.

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