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DÉTERBIINATION DE LA PARALLAXE DU SOLEIL

La méthode que nous venons d'indiquer semble exiger que les deux observateurs soient placés au moins sur une corde perpendiculaire au plan de l'écliptique; or il n'en est point ainsi.

Fig. 197.

En déterminant deux lieux du globe tels que les erreurs commises sur les moments des contacts aient le moins d'influence possible sur les résultats cherchés, et en observant, en ces lieux, Tintervalle de temps que Vénus met à décrire les cordes aa et ^P' ; par des considérations analytiques que nous développerons tout à l'heure, on peut obtenir exactement pour répoque considérée, la différence rf = P — p entre la parallaxe de Vénus et la parallaxe du Soleil.

Or, pour cette époque, on connaît aussi (31 4) le rapport entre le rayon vecteur r de l'orbite de Vénus et le rayon R de l'orbite terrestre; la distance du Soleil à la Terre à ce moment étant R, et celle de Vénus à la Terre étant R — r, on a

• Les deux équations

donnent immédiatement la parallaxe de Vénus

et la parallaxe du Soleil

Ce procédé est dû. à Hcdley, astronome anglais.

Les passages de Vénus sur le Soleil sont très- rares; ils n'ont lieu que i6 fois en mille ans, et n'ont encore été observés que trois fois: en 4639^ en 1761 et en 1769.

Pour calculer la parallaxe horizontale du Soleil à l'aide du passage de

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1769^ quarante-cinq observateurs se répandirent dans vingt stations dK)isies du globe.

Toutes les nations de l'Europe voulurent prendre part à la détermination importante de la distance de la Terre au Soleil. Non-seulement tous les observatoires d'Europe et d'Amérique coopérèrent à Tobservation du phénomène, mais encore des astronomes furent détachés sur différents points de la Terre. La France envoya l'abbé La Chappb en Californie et PiKcaé à Saint-Domingue. Les astronomes anglais Dtmond et Wales établirent leur observatoire au Fort-du-Prince-de-Galles, près de la baie d'Hudson; et le capitaine Cook et l'astronome Green observèrent à Taïti. Le suédois Planuan s'établit à Cajanebourg dans la Finlande; le roi de Danemark envoya à Wardbus l'astronome allemand Hell^ et enfin plusieurs missionnaires observèrent les phases du passage en Chine et en Russie.

Toutes les observations de 1769, discutées et combinées de manières différentes, ont fourni des résultats assez discordants.

Voici le tableau des résultats obtenus :

Calcolateiirs. Parallaxe solaiie.

Pl5GRÉ 8%88

Hell 8 ,70

Harnsbt 8 ,87

Lexell 8 ,68

Lalamde 8 ,5

Emcee 8 ,577

LiTTROW 8 ,57!

Un astronome allemand, M. Powalkt, vient de faire une nouvelle discussion des observations effectuées par trente-huit observateurs dans différentes stations pour quelques-unes desquelles il a corrigé la longitude.

Le résultat de M. Powal&t est que la parallaxe solaire est de 8'',832, ce qui donne, pour distance moyenne de la Terre au Soleil, 23353 rayons terrestres. Ce résultat a encore besoin d*étre vérifié.

Le plus prochain passage de Vénus n'aura lieu que le 8 décembre 1874. Il y en aura un autre le 6 décembre 188^; puis il n'y en aura plus avant le 7 juin de l'an 2004. Le passage de 1874 ne sera visible qu'en Asie.

En calculant le lieu géocentrique de Vénus et le lieu géocentrique du 5oleilj Delambre prouve que Vénus se retrouve en conjonction inférieure tous les 584 jours environ.

Or, dans cette période de temps, la Terre a fait une révolution entière plus 216* environ.

Au bout de cinq conjonctions, la Terre aura fait 5 révolutions -f 5 X 216'* = 1080' = 3x36œ ou 8 révolutions; d'où Ton pourrait conclure qu'au bout de huit ans les conjonctions reviennent aumêmejour et au même endroit du Ciel^ à fort peu près.

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