DÉCOUVERTE DE LA VITESSE DE LA LUMIÈRE
357. Roèmer reconnut, en 1675, que les éclipses des satellites de Jupiter arrivaient plus tôt que n'indiquait le résultat moyen des observations, lorsque Jupiter était voisin de son opposition, et, au contraire, qu'elles arrivaient plus tard lorsque celte planète était voisine de sa conjonction.
Il en conclut que cette avance et ce retard provenaient de la distance à la Terre à laquelle se trouvait Jupiter au moment du phénomène, et, par suite, que la lumière ne nous arrive pas instantanément.
Soient t l'instant réel d'une immersion, lorsque Jupiter est voisin de l'opposition, t^ l'instant où nous voyons le phénomène; t^ — / = 8 exprime le temps que la lumière met à venir du lieu de l'eclipse à la surface de la Terre.
Lorsque Jupiter est en conjonction, on a une relation analogue
observons de nouveau l'immersion lorsque Jupiter revient à peu près en opposition au même point de départ que précédemment; on a
De ces trois relations, on déduit :
d'où :
Mais (t" — t) et (/" — t'] sont des quantités sensiblement égales, puisque ce sont les temps qui séparent deux mêmes positions de Jupiter, on a donc :
On déterminera ainsi (0' — 0) qui est le temps que la lumière met à par^ courir une corde de l'orbite terrestre.
On a trouvé, d'après cela, que la lumière parcourt le rayon moyen de r orbite tefrestre en 8"*17',7, ce qui fait 11 (MO lieues environ par seconde.
Dans ces derniers temps, M. Fizeau a déterminé la vitesse de la lumière avec un appareil de son invention, et sans considérer la lumière des astres. Les résultats qu'il a obtenus s'accordent en grande partie avec celui que nous venons d'indiquer. 11 en est de même des déterminations qui ont aussi été faites, à ce sujet, par M. Léon Foucault.
446 ASTRONOMIE. — GÉOMÉTRIIS CÉLESTE.
NOTIONS SUR LES COiMÈTES.
358. On appelle camèlCy d'après rétyniologie du mot grec xo[xt;t?^c, qui veut dire étoile chevelue, un des astres qui apparaissent dans la voûte céleste et dont l'aspect, très-différent des autres astres, présente trois parties distinctes.
V Le noyau^ qui est un point lumineux plus ou moins éclatant qui s*aperçoit vers le centre de l'astre ;
2" La chevelure, espèce d*auréole lumineuse entourant le noyau et formant avec lui ce qu'on appelle la tête de la comète;
3* Enfin, la queue ^ sorte de traînée lumineuse plus ou moins longue dont le noyau est accompagné.
La queue manque quelquefois à certaines comètes.
La chevelure et la queue sont diaphanes.
PREMIER MODE D* OBSERVATION
359. Une comète ne parait, en général, que pendant quelque temps; le premier mode d*observation nous apprend seulement que cet astre a un mouvement propre sur les étoiles; ce mouvement, qui a lieu quelquefois d'Occident en Orient ^ a lieu d'Orient en Occident pour certaines comètes.
DEUXIÈME MODE D* OBSERVATION
360. A l'aide du second mode d'observation, nous ne pourrions tracer sur notre globe céleste qu'une petite partie de la courbe sinueuse que la comète paraît décrire.
Nous sommes alors conduits à rapporter le mouvement des comètes au centre du Soleil, à l'aide du troisième mode d^ observation^
TROISIÈME MODE D OBSERVATION
361. Les comètes n'étant visibles que pendant une faible partie de leur révolution, on ne peut suivre, pour Vétude de leur mouvement, la marche indiquée pour les planètes.
Aussi, admet-on immédiatement, par analogie, le mouvement elliptique des comètes autour du Soleil.