‹ Cours d'astronomieChapitre 234 sur 259 · DÉTERMIMATION DE LA PARALLAXE ANNUELLE DES ETOILES · texte numérisé non relu

DÉTERMIMATION DE LA PARALLAXE ANNUELLE DES ETOILES

et df on fera un grand nombre de mesures à des intervalles très*rapprochés et également éloignés, de part et d'autre des époques correspondantes aux valeurs de © et de iSO** -f 0.

Gomme cette méthode ne donne qu'une parallaxe relative^ il faudra refaire les mêmes déterminations avec une autre étoile de comparaison b'-, si Ton trouve des résultats réguliers et concordants, on pourra conclure que l'étoile a a une parallaxe sensible dont la formule (i) fournira une valeur très-approchée.

D'après cette méthode, MM. Hendersou et Macléar ont trouvé que a du Centaure a une parallaxe annuelle égale à 0'^91 et que celle de Sirius est de r,45.

Bessel a trouvé que la parallaxe annuelle de la 61* du Cygne est égale à 0",35.

MM. Struve et Peters, à l'observatoire de Pulkowa, ont obtenu 0",207 pour parallaxe annuelle de ^éga.

Voici, d'après Arago, la parallaxe annuelle de quelques étoiles, déterminée par ces deux derniers astronomes :

Parallaxe annuelle de i de la Grande-Ourse = 0",I33,

id. a du Bouvier = 0*,i27,

id". la Polaire = 0",i06,

id. a du Cocher = 0'',0i6.

La petitesse de ces parallaxes indique Timmense distance à laquelle nous sommes des étoiles.

Cette distance est telle, que la seule unité de longueur que l'on puisse prendre pour avoir tme idée de ces immenses distances est le chemin parcouru par la lumihe en une seconde y qui y comme nous lavons vu (308), est d*environ 77000 lieues.

On trouve alors facilement que la lumière met :

3"',6 pour venir de a du Centaure à la Tert^j

9 ,4 id. 6r du Cygne. . id.

12 ,6 id. de Wéga. . . . id.

21 ,9 id. de Sirius. . . . id.

24 ,8 id. i de la Gr. 'Ourse id.

31 ,1 id. de la Polaire. . id.

71 ,7 id. de a du Cocher id.

D'après cela, nous ne voyons Tétoile la Chèvre, par exemple, que telle qu'elle était il y a 71 ans; réciproquement, cette étoile ne doit apercevoir notre Soleil, et par suite la l'erre, que tels qu'ils étaient à cette époque.

Nous remarquons aussi, que la distance du centre du Soleil à la Terre n'étant que de 0^91, pour un observateur qui se trouverait sur l'étoile a du Centaure, notre globe doit disparaître par léclat de notre Soleil qui

ne doit paraître égal tout au plus qu'à une étoile de deuxième ou troisième grandeur.

Il serait donc impossible à un observateur placé sur a du Ceniaure, étoile la plus voisine de nous, de s'apercevoir de la présence de la Terre circulant autour du Soleil, et même des planètes Jupiter, Saturne, Ura^ nus et Neptune; car bien que la parallaxe annuelle de « du Centaure, reitlive à cette dernière planète^ puisse aller jusqu'à 27", la petitesse de Neptune relativement au Soleil et le peu d'intensité de sa lumière réfléchie empêcheraient certainement de l'apercevoir.

Tout porte donc à croire que les étoiles sont autant de Soleils situés dans l'espace, autour desquels gravitent très-probablement, pour ne pas dire certainement, des planètes comme celles de notre système solaire, planètes que nous ne pouvons apercevoir.

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