MOUVEMENT GÉNÉRAL DU SYSTÈME SOLAIRE
des dixièmes de seconde, attendu qu'il doit nécessairement se faire entre les différentes causes de variations des compensations qui ne permettent guère d'apercevoir exactement la part afférente à chacune. Toutefois, si tout notre système a un mouvement de translation dans l'espace, les dimensions de la constellation vers laquelle est dirigé ce mouvement doivent augmenter y et celles de la constellation diamétralement opposée doivent diminuer. Or les astronomes sont généralement d'accord sur Vaugmenta^ tiofi sensible des dimensions de la constellation à' Hercule ^ et sur la dimi» nution de la constellation opposée le Lièvre.
En discutant les mouvements propres de près de 400 étoiles et en déterminant la part qui peut, dans ces mouvements, provenir du mouvement de translation de notre système, MM. Struve et ÀJ'gelander ont trouvé que notre système planétaire marche, en effet, vers la constellation d*Hercule.
Le premier de ces deux astronomes indique comme coordonnées du point vers lequel nous nous dirigeons
(en 1790),
Ascension droite 26r 12',
Déclinaison Nord 27« 36'.
M. Argelander, directeur de l'Observatoire de Bonn (Prusse rhénane), a trouvé que, pour 1800, ces coordonnées étaient
(en 1800),
Ascension droite 260** 50' W\
Déchnaison Nord 31' 17' 18".
D'autres astronomes ont obtenu, à très-peu près, les mêmes valeurs. D'après cela, le point de la voûte céleste vers lequel se dirige notre système planétaire est situé un peu au Nord de X de la constellation d'Hercule.
D'après les calculs de MM. Struve et Peters, la vitesse de ce niouvement, c'est-à-dire du mouvement de translation du Soleil dans l'espace, serait environ de deux lieues par seconde.