D^.TEBMINFR L ÉPOQUE DES DIFFÉRENTES SAISONS
122. Chacune des saisons dont nous venons de parler commence au moment où le Soleil passe au point éqvinoxial ou au point solsticial qui porte le nom de la saison.
Il est facile de déterminer les époques de Tannée auxquelles ces saisons commencent.
Nous verrons plus loin comment on peut prédire, à Vavancey les déclimitons et les ascensions droites du Soleil, ascensions droites que nous comptons à partir du point vernal. Ces coordonnées sont données dans la Connaissance des temps.
Admettons donc que nous possédions la Connaissance des temps de Tannée considérée, registre de nos observations qui contient les déclinaisons et les ascensions droites du Soleil pour des époques très- rapprochées, ces époques étant celles de Paris.
Cherchons, par exemple, Tépoque, temps moyen de Paris, du commencement du printemps.
Dans le re$?istre que nous feuilletons, nous remarquons que parmi les distances polaires du Soleil qui avoisinent Té|)oque cherchée, il yen a une D/)/ws grande que 90* dont V époque est T, et que celle qui la suit, D', est plus petite que 90"*, son époque étant T: nous remarquons aussi que le mouvement en distance polaire est à peu près uniforme.
Alors, si nous appelons Tp Tépoque de Paris à laquelle le printemps
commence, c'est-à-dire à laquelle la distance polaire est de 90% nous
pourrons écrire la relation
Tp~T D — 90°
r— T — D — D' ' <J'où Ton déduit
lii ASTItONOMlE. — GÉOMÉTRIE CÉLSSTl.
OU en nommant d et d' les déclioaisons correspoodtotes.
On demande, poxtr Pari», Vépoque du commencement du printemps de r année 1858.
En cherchant dans la Connaissance des temps de 1858, nous troovons qne le 20 mars à 0* T. M. de Paris, la déclinaison du Soleil est(jr9 3i',7 Australe, et que le 21 mars à 0* T. M. de Paris, cette déclinaison est 0" 44' T*,3 Boréale; le commencement du printemps a donc liett entre le 20 et le 21 mars de Paris ; on aura donc
9' *ÎA*' 7 T, = 20mar8 + ^j^r^x2i\
En réduisant 9' 34"," et 23'42",0 en secondes, et effectuant les calculs^ on trouve
T^ = 20marsà9'4i-58'.
La même formule donnera l'époque du commencement de l'automne, en supposant que D soit au contraire plus petit que 90* et D' plus grand.
Cette relation ne peut pas servir à la détermination du commencement de Tété et de l'hiver, parce que le mouvement en distance polaire n'est pas uniforme à ces époques. On se sert alors du mouvement en ascension droite, qui est sensiblement uniforme.
Cherchons, par exemple, le commencement de Tété, c'est-à-dire de répoque à laquelle l'ascension droite du Soleil est de 90* ou 6 heures.
En consultant notre registre, nous voyons que, vers cette époque, on trouve une ascension droite JR. plus petite que 6 heures, dont l'époque précise est T, et qu*à l'époque T qui suit immédiatement, on trouve une ascension droite JJBC pl^s grande que 6 heures.
En appelant T, l'époque à laquelle cette ascension droite est juste de 6 heures, nous pourrons écrire la relation
d\>u Ion déduit,
6* — ^ T = T 4. jL i±i (Y — T\
ÉTrDE 01' SOLEIL. — SON HOUVEIfRMT AFFARENT. U5
Exemple,
On demande Vépoque du commencement de Pété pour Parisj en 1858.
Eq cherchant dans la Connaissance des temps de 1858, nous trouvons que le 21 juin, l'ascension droite du Soleil est de 5^ 58* 53*^64, et que le 32 juin elle est de 6^ 3* 3',ll ; le commencement de Tété a lieu entre le SI et le 23 juin de Paris, on aura donc
T.= 2ljum+ )^;^^^ Jx2i^ = 21jum+jj-^^X24\
En réduisant l» 06*,36 et 4" 9%47 en secopdes et efTectuant le calcul,
on trouve
T, = 21 juin à 6* 23" 02» du soir T. M. de Paris.
La même formule peut servir à calculer le commencement de lliiver en remplaçant dans la relation précédente 6 heures par 18 heures.
En déterminant ainsi l'époque du commencement des quatre saisons , nous reconnattrons qu'elles n'ont pas la même durée, parce que^ ainsi que nous l'avons dit^ la vitesse du Soleil sttr Vécliptique n'est pas uniforme.
En commençant par la plus courte, les saisons suivent actuellement pokr les habitants de l'hémisphère Nord. Tordre que voici :
VHiver, L'Automne^ Le Printemps, VÉté.
Pour mieux faire comprendre V inégalité actuelle de la durée des saisons, considérons les époques du commencement des saisons de Tannée 1864; on a d'après la Connaissance des temps de cette année-là :
Commencement du Printemps (18G4} le 20 mars. ... à 8^19" matin.
» de TÉté » le 21 juin .... à 1^ 5* matin.
» de TAutomne » le 22 septembre . à 7^ 25" soir.
» de THiver » le 21 décembre . à T 13" soir.
FiodeTHiver (1865) le 20 mars. ... à 3^ 15* soir.
D'après ce tableau on calcule facilement que :
Le Printemps de 1864 a duré 92' 20^ 41".
L'Été 93M4* 24-.
L'Automne 89* 17* 48".
L'Hiver 89* Or 02".
udes^ c'est-à-dire du Printemps et de l'Été a
i86^ il* 05".
les, c'est-à-dire de l'Automne et de l'Hiver a
il& 18' 50-.
irée des saisons chaudes et celle des saisons 1GM5", c'est-à-dire de près de 8 jours.
s pôles p, j) de l'écliptique (fig. 81), menons
flous déterminerons sur la sphère céleste les deux petits cercles que l'on nomme ctrdes polaires.
Celui qui se trouve dans l'hémisphère Nord prend le nom de cercle polain Nord, boréal ou arctique^ et l'autre, cer^ de polaire Sud , austral ou antarctique. Si nous considérons, sur la Terre, les cercles correspondant à ceux tracés dans la voûte céleste, c'est-à-dire lédiptique, les tropiques et les cercles polaires, nous décomposerons la surface de la Terre en cinq zones principales:
Les deux calottes sphiriques qui ont
sappelleiU zones glaciales;
ur bases les cercles polaires et les tropiques
nrr base les deux tropiques et qui comprend iriido.
rvaleurs situés dans ces différentes zones hysiques et astronomiques dissemb ables.
différence en latitude^ comme on l'a vu préla voûte colesle e^t diUtTent; les jours et duiée. D«^ pins, eu égard à celte marcbo alures de c«\> dillVrenli szones sont tellement rnom de celle inégalité.
énomènes astronomiques et thermologiques ehors de circonstances propres auxloadilés, î les climats, lesquels proviennent donc de par suite, exerce une influence énorme sut corps vivants, surtout au point de vue de e détermine dune manière toute spéciale la ' et principalement des végétaux.