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nées d'un certain angle par rapport à celles que donnerait un spectre de comparaison terrestre (fig. 130, Chap. V). La valeur de l'inclinaison fournit aussitôt la vitesse angulaire de rotation. Telle est la « méthode de l'inclinaison des raies». Appliquée à Jupiter par M. Deslandres (1), elle à eu un plein succès et a donné la vitesse attendue (PI. XXIT.
L'axe de rotation de Jupiter n'est incliné que de 3°5° sur le plan orbital : comme de plus l'orbite est presque circulaire, les saisons ne se manifestent pour ainsi dire pas sur cette planète.
3. ATMOSPHÈRE. — Le seul aspect de Jupiter donne à penser que sa surface est entièrement couverte de nuages. La valeur élevée de l’albedo 0,56 (p — 0,56) (2), voisin de celui des nuages et très supérieur à celui des planètes dont on voit le sol, confirme cette impression. Jupiter a doncsürement une atmosphère.
D’autres arguments le montrent également. 1° L’énormité de la planète lui permet de retenir très énergiquement les molécules gazeuses. On peut même chercher une limite de la pression atmosphérique jovienne. Supposons, comme on l’a fait pour Mars (3), que les planètes aient des atmosphères proportionnées à leurs masses. Cette hypothèse n’a guère de chances d’être exacte ; mais elle donne des chiffres intéressants, les fortes masses retenant davantage les gaz qu’elle ne l'indique. Or la pression à la surface de Jupiter serait, dans ces conditions, 7,06 atm., et ce chiffre, à une altitude de 2,1 km., diminuerait de moitié (ce qui, sur la Terre, n’a lieu qu'à 5,3 km.). L’atmosphère jovienne, plus dense que la nôtre, est donc très vraisemblablement moins haute en proportion, conséquence directe de la puissance attractive de la planète. 2 Les occultations d'étoiles par Jupiter sont loin d’être instantanées. 3° Les bords de la planète sont:
(1) Comptes rendus, t. 120, 1895, pp. 417 et 1155.
(2) H. N. Russez, Astrophysical Journal, 1. XLIWI, 1916, p. 190. — On admet que Jupiter suit, au point de vue de la diffusion, la loi de Lambert.
(3) Voir plus haut, p. 348,
obscurcis par rapport au centre du disque, surtout sur les photographies. C’est là un phénomène que nous montre aussi le Soleil (1) et qui est une nouvelle preuve de l’existence d’une atmosphère. |
Le spectroscope vient corroborer ces informations.
4. Srecrre De Jurirer. — Le spectre de Jupiter (PI. XXV) diffère profondément de ceux si insignifiants des planètes moins éloignées du Soleil : il nous montre toute une série de bandes d'absorption, qui vont d’ailleurs s’accentuant dans les spectres des planètes plus lointaines.
Les travaux les plus connus sur ce sujet sont ceux de H. C. Vogel (2) : ils ont été repris en 1907 à Flagstaff par M. V. M. Slipher (3) qui a employé la photographie et des plaques orthochromatisées à l’aide d'un mélange de pinacyanol, de pinaverdol et de dicyanine. Les bandes observées qui diffèrent de celles du spectre lunaire pris à la même altitude sont les suivantes, dont l’origine est encore assez mystérieuse :
À 730uv-724vy [1]4) La plus forte 0 722-717 2] H20 ?