‹ Cours d'astronomie nautiqueChapitre 117 sur 199 · CIIAPITIE XXIII. — BÔLE DES CONSTANTES EN MER · texte numérisé non relu

CIIAPITIE XXIII. — BÔLE DES CONSTANTES EN MER

la bande. On calculera une petite Table des valeurs du terne ci-dessus, et on les ajoutera aux déviations ordinaires.

On corriîre parfois cette déviation particulière à Taide d'uD aimant vertical placé sous la boussole, dans le billot qui la porte. On introduit ainsi une composante verticale de magnétise permanent analogue à R; nous le désignerons par (R). En faisant varier un peu la distance de cet aimant à la boussole, od pan ient à rendre nulle l'expression

quel que soit /. Mais cette correction sera relative à la colalitude magnétique sous laquelle elle aura été faite. Si le na>1re s*en écartait sensiblement, il faudrait faire varier la position de Faimant correcteur, opération qui n*est pas à conseiller en mer.

ConclusiGii.

On voit, par ce qui précède, tout l'avantage d'une théorie sur Tempirisme; la théorie seule peut servir de guide dans l'interprélalion de phénomènes si complexes. Cependant il convienl de reconnaître que la théorie de Poisson repose sur certaines hypothèses qui ne se trouvent pas entièrement réalisées dans l'application. Ainsi les formules supposent que la demi-longueur de Taiguille est une quantité évanouissante vis-à-vis des dislances qui séparent le compas des pièces de fer les plus voisines. Il fout donc, dans la pratique, employer des aiguilles très courtes et au besoin les accoupler pour avoir une force directrice suffisante. Ces formules supposent encore que le fer du navire ne se compose que de fer absolument doux et de fer absolument aigre et coercitif, conservant toujours la même constitution moléculaire, en sorte que le premier s'aimante aussitôt sous Taction inductrice de la Terre quand il vient à être dirigé convenablement pour la subir, et le perd aussitôt quand sa direction change, tandis que le second conserve dans tous les cas son magnétisme primitif. En réalité, les fers des vais-

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