MESURE DU TEMPS
Temps solaire. — Heure vraie. — Heure moyenne.
Nous avons pris jusqu'ici le jour sidéral pour unité de temps. Les étoiles, le point vernal lui-même, origine des M, étant considérés comme des points fixes dans le ciel, leur vitesse diurne apparente est uniquement due à la rotation terrestre ; elle est donc de 36o° par jour sidéral et de i5® par heure ( * ), Mais les astres de notre système solaire ne sont pas fixes ; leurs coordonnées uranographiques Jl et ô varient avec le temps ; par suite, Tintervalle de leurs passages successifs au méridien d'un lieu donné diffère notablement du jour sidéral.
Si VM d'un de ces astres croissait simplement en raison du temps et pouvait être représentée par
Mo -h nt,
t étant exprimé en ^heures, la variation horaire de cette ascension droite serait constante et égale à n. Dès lors la vitesse de son mouvement diurne ne serait plus i5**par heure, mais bien i5°— ai. Avec celte vitesse, le temps employé pour décrire 36o** et revenir au méridien serait
durée constante qui mesurerait la longueur du jour de Tastre considéré , durée plus longue que le jour sidéral si l'astre a un mouvement propre de sens opposé à celui du ciel.
(^) En réalité le point vernal y est affecté d'une petite inégalité périodique appelée nutation; le jour sidéral, réglé sur les passages du point y au méridien, n'est donc pas rigoureusement constant, mais ses très lentes et très bibles variations sont négligeables. Quant au déplacement du point }> dû à la précession, ce petit mouvement étant uniforme, l'effet produit sur la durée du jour sidéral est constant et se trouve compris dans l'évaluation suivante.