ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE L'ERREUR SECONDAIRE
Le chronomètre doit être débarrassé de son enveloppe et placé dans une étuve dont on fait varier à volonté la température. Lorsque la température de la première épreuve, io**par exemple, est bien établie et maintenue constante pendant un temps suffisant, on détermine la marche diurne du chronomètre en le comparant à une pendule astronomique à plusieurs jours d'intervalle. On porte ensuite l'étuve à une température plus élevée, i5° par exemple, mais très graduellement, car une variation brusque aurait pour effet d'altérer la trempe ou l'élasti cité du spiral. On détermine encore la marche à la température de i5° par de nouvelles comparaisons avec la pendule de l'observatoire. En opérant ainsi successivement à des températures bien connues, de o*» à 3o*» par exemple, on parcourt toute l'échelle des températures auxquelles l'instrument sera exposé dans le cours d'une campagne ordinaire. On s'assure d'ailleurs, en revenant aux températures initiales, que le chronomètre reprend bien les marches déjà observées, en sorte que le phénomène qu'on étudie n'est pas troublé par des influences étrangères.
Gela posé, pour découvrir la loi de ces variations, il suffît de construire la courbe des marches, en prenant pour abscisses les températures et les marches m pour ordonnées. On obtient