‹ Cours d'astronomie nautiqueChapitre 57 sur 199 · ANGLAISE · texte numérisé non relu

ANGLAISE

Le n<» 1656 de G. Timewell a été pris en 1874 à l'observatoire de la marine de Liverpool et embarqué sur le British Sceptre (^ ). A chaque voyage îl a été reporté à l'observatoire, el l'on y a déterminé chaque fois les constantes de la correction

(*) Monthly Notices of the Royal astronomical Societjr^ vol. XXXIX, 1879, p. SaS.

94 CHAPITRE IX. — ÉTUDE d'uN GHRONOMÂTaB

thermométrique par des expériences faites aux températures équidistantes de 55*», 70*» et 85° F. Prenons d'abord les épreuves qui ont servi en 1877 à déterminer ces constantes :

Dates.

Dates 1877. Harche dlnrne. Températiiro.

1877. Mars 10-17

Avril 7-14...

ai -28

ii3,5

Mai 5-12

Les marclîcs observées à une même température présentent bien une petite accélération avec le temps ; mais, grâce à l'alternance des épreuves aux diverses températures, l'influence de cette accélération, en la supposant proportionnelle au temps^ s'élimine dans la comparaison des moyennes, car celles-ci se trouvent répondre à peu près à la même date :

Dates.

Moy. 99,3. . — o,3i

Dates.

Moy. io6,5.

Dates.

ii3,5. .

Moy. 99,5..

tf=55*.

La correction de la température se déduira donc, par les formules précédentes, des trois résultats suivants :

On en lire

ZTT^ = 70^ 35.

L'observatoire de Liverpool donne

« = 4- o%5o, c = — o'jOoSy, t = 70°.

Ce sont les nombres que nous adopterons.

Pour étudier l'eflfet du temps, il faut corriger les marches précédentes de Tefifet de la température. Il suffira d'ajouter à celles qui répondent à 55*» et à 70" la correction

o%oo37Xi5 =o%83.

ites.

Marches À 70*

ii3,5

Si les marches ainsi ramenées à 70" pouvaient être représentées par une expression de la forme a -+- dt, les différences premières seraient constantes (et égales à d en prenant l'intervalle constant de sept jours pour unité de temps). Évidemment il n'en est pas ainsi. En adoptant l'expression a-hdt-h et^, il faudrait que les différences secondes fussent constantes, ce qui n'a pas lieu non plus. On voit bien d'ailleurs, par l'épure de ces marches, que leur courbe est loin d'être une ligne droite ou une parabole.

Fîg. 26.

Aussi le capitaine du British Sceptre s'est-il contenté de la dernière marche + o%8o et de la correction fournie par l'ob-

g6 CHAPITRE IX. —ÉTUDE D*UN GHRONOllâTRB

servaloire — o%oo37(9 — 7o*>)2. Voici les résultats obtenus pendant un voyage de quinze mois :

Erreurs Dates. dn chronomètre. Oéterminétt par :

1877. Juin 20, 170... 0,0 Boule-signal de Londres.

Sept. 24 1 266... + 5,7 Boule-signal dé Melbourne. Nov. i5, 3i8... -h 32,9 Boule-signal de Melbourne.

,fl«fl vA^ r, /«fi L. /« «; ( A Gobaulpore, trois étoiles à ITioriion

1878. Févr. II, 406... +49,5 j artificiel.

„, . , /o » ( A Gobaulpore, six étoiles à l'horiioD

FéTP. î5, 4^0... +43,8 j ^.g^.^,

» ,4^ ,. (A Bimlipatam, six étoiles à rhorixon

Mars i3, 436... +48,9 ] ^tj^,;,,.

Juillet 3, 548... +57,6 Boule-signal de Sainte-Hélène.

Start-Point, C et Q à lliorîion de la mer.

Sept. 19, 626... -h 12,8 !

Naturellement on corrige la marche précédemment adoptée chaque fois qu'on obtient à terre Terreur absolue du chronomètre. Ainsi, le 24 septembre, cette erreur étant de 5% 7, la

marche adoptée o%8o doit être portée à o%8o -4- --^ = ©•jSô,

et ainsi de suite. Le chronomètre i656 Timewell a donné ainsi les longitudes d'atterrissage à quelques milles près dans tout le cours du voyage, excepté au retour, car, à partir du 4 août, il s'est mis à retarder d'une seconde par jour et a donné une longitude tout à fait erronée. Il est facile de calculer, d'après les nombres précédents, les marches moyennes à la mer. On trouve ainsi :

Dates. "*•

Remis à l'observatoire de Liverpool, il y a repris à très peu près sa marche de départ 4- o%73. Un peu plus tard, le con-

structeur de Tinstrument a renouvelé les huiles sans toucher aux masses compensatrices et aux vis de réglage. Il a bien trouvé les huiles un peu détériorées, mais il n*a rien remarqué qui expliquât l'anomalie que ce chronomètre a présentée à partir du 4 août.

D'ailleurs, avant cette opération, l'observatoire avait déterminé de nouveau les constantes c et t de la correction thermométrique et trouvé

û = o%73, c = o%oo34, T = 75°, 4.

Les petites diflFérences que ces constantes présentent avec les nombres précédemment obtenus avant le départ n'expliquent pas non plus les variations de marche dont il s'agit ici. Du reste, voici le Tableau de ces constantes déterminées à diverses reprises pendant quatre ans ( * ) :

Dates des épreuves. ^« c. <r.

s Août et septembre 1874 . . . — 0,08

Avril 1876... —0,63

Mars, avril, mai 1877 . . . -ho,5o

Octobre et novembre . . 1878... H-o,73

Novembre et décembre . 1 878 . . . — o , 88

Il résulte de cette étude quelques conséquences importantes. En premier lieu, la correction thermométrique a une remarquable stabilité. Les nombres précédents en font foi, du moins si on laisse décote la première détermination deçà l'époque où l'instrument, sortant des mains de l'horloger, avait une accélération considérable dont il n'aura pas été suffisamment tenu compte dans le calcul de l'erreur secondaire. Le renouvellement des huiles n'en altère pas notablement le caractère. Quant aux causes inconnues qui produisent avec le temps des anomalies de marche, des perturbations en un mot, elles sont sans action sensible sur c et r.

(*) Le coefficient c est très petit. Le deuxième chronomètre du British Sceptre en avait un bien plus grand, d'environ o*,o4. C) Après renouvellement des huiles.

— o,eo5i

71,3 chron. neuf.

— o,oo35

— o,oo34

gS CHAPITRE IX. — ÉTUDE d'uN CHRONOMÈTRE

Il nous reste à examiner de plus près l'effet du temps. Quand il ne s'agit que d'une portion restreinte de la courbe des marches avec le temps, on la représentera toujours un peu mieux en lui substituant une corde de la courbe que si Ton attribuait aux marches une valeur constante. Mais la question est de savoir si l'expression m = a -^ dt, appliquée aux marches délivrées de l'erreur secondaire, sera de quelque utilité au delà de la portion considérée de cette courbe et continuera plus loin à la représenter passablement. On trouve ainsi

m ■— o%5o -h o%oi2(^ — io3^).

Les observations employées sont représentées de la manière suivante :

Datos. Marches à 70°. Formulo. Culc. — obs.

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