I04 CHAPITRE X. — MÉTHODES SUIVIES EN FRANGE
n'ayant pas d'étuves, il leur faut attendre que la vicissitude des saisons amène dans Tarmoire des chronomètres une variation d'au moins une dizaine de degrés; moins sûrs, car ce sera de ces lo® de variation seulement qu'il faudra conclure les constantes c et r, tandis qu'avec une étuve on opérerait sur une variation triple; plus longs, car au lieu d'opérer sur des variations équidistantes, ce qui réduit le calcul à quelques lignes, on opère sur des températures quelconques, ce qui exige l'emploi de la méthode des équations de condition ; moins sûrs, car, en réunissant des données espacées sur un grand intervalle de temps , les perturbations chronométriques ne manquent guère de se produire. D'ailleurs la température des armoires, lue une fois par jour, doit être moins exactement connue que celle d'une étuve bien organisée.
Étude de deux chronomètres de la marine militaire en France.
Prenons pour premier exemple le n** 462 Winnerl, qui a été longtemps observé à terre par M. de Magnac avant d'être placé à bord de la frégate à hélice la Victoire. 9 désigne ici la température comptée à partir de 22", i C. Voici les données :
Marches ramenées
Datos.
Marches.
au 181 mars.
i865. Mars 4- • •
5,oG
ii5. . .
ÉTVSE DE DEUX CHRONOMÈTRES DE LA H4RINE MILITAIRE, lo5
La formule de Lieussou devient ici
Pour ne pas avoir quatre inconnues à traiter à la fois, nous déterminerons d par la moyenne de celles des 84 et gS mars comparée à celle du i8t mars, parce qu'elles répondent à la même température de 6°,o. L'accélération étant de o',4 en giJ.S, d = + o',oo^3. Ajoutons à chaque marche observée o*, 0043(181' — /), i désignant les dates ci-dessus; nous les ramènerons toutes au 181 mars. Les marches de la dernière colonne ne seront donc plus affectées que de l'erreur thermométrique. L'épure ci-jointe donne la courbe de cette erreur;
Fig. Ï7.
les abscisses sont les valeurs de 9; les ordonnées représentent les marches. Bien que les données ne comptent guère que pour cinq points distincts, la forme parabolique signalée par Lieussou s'y dessine passablement. L'abscisse du sommet est — 2'',3 et l'ordonnée est 3',6o.
Pour une flèche de 0,8 on trouve sur l'épure une corde de 11,2; on aura donc, pour la constante de l'équation /= — ipx.
Dès lors l'équaUon de la parabole rapportée aux axes de l'épure sera
(9-i-a°,3)==39,2(m-3',6o), ce qui donne
m = 3',74 -•-o',ii7e-H o',oa559î.