CHAPITRE XI. — CONCLUSION
plus aiséy d'ailleurs, que de réduire considérablement la durée et les frais de ces éludes. Aujourd'hui, à Liverpool, on met sept jours d'intervalle entre deux comparaisons ordinaires avec la pendule pour obtenir une seule et uniique marche, à la température de rétuve ; il faut donc maintenir cette température tout ce temps-là, et, comme plusieurs déterminations de la marche aux trois températures de lo", 20°, 3o" C. sont Jugées nécessaires, l'épreuve totale doit durer près de deux mois. On la réduirait à une dizaine de jours en faisant la comparaison du chronomètre avec la pendule par la méthode si exacte des coïncidences, à l'aide d'un compteur battant la demi-seconde sidérale, car en vingt -quatre heures on aurait ainsi la marche du chronomètre à deux ou trois centièmes de seconde près.
Raisonnant dans l'hypothèse où chaque chronomètre sera désormais embarqué, comme à Liverpool, avec sa formule de correction uniquement thermométrique, voici à quoi se réduisent les règles pour la conduite de ces instruments en mer.
Un peu avant le départ, au besoin en vingt-quatre heures d'intervalle, on détermine par comparaison avec une bonne pendule la marche du chronomètre, en la ramenant, bien entendu, à la température t; aest ainsi connu ou contrôlé. A l'instant même du départ, on obtient le relard absolu du chronomètre, soit par le signal d'un time-ball, soit par une observation astronomique lorsque la longitude est bien connue. On a ainsi les éléments nécessaires pour tirer de ce chronomètre l'heure de Paris à tout instant de la traversée. Il suffira de lire chaque jour, vers c^^ du matin, à l'époque où l'on remonte le chronomètre, la température Q de l'armoire où il est conservé, et d'ajouter à la constante a la correction c[Q — t)^ pour avoir la marche de la journée.
Voici le registre qui serait ouvert au premier chronomètre français que nous avons étudié plus haut :