AVANCE
du
chronomètre.
Juillet 20.
Plus une colonne d'observations pour Télal de la mer, la marche du navire, les accidents.
On continue ainsi de jour en jour jusqu'à ce que l'observation d'un point terrestre en vue, une relâche ou une distance lunaire permette de contrôler le chronomètre et d'en déterminer de nouveau Tétat absolu. Alors, en comparant le nouvel état à l'ancien, on en déduit une marche nouvelle qu'on ramène à la température t et dont on se sert pour l'escale suivante, à moins qu'on n'ait eu le temps de déterminer la marche, au port de relâche, par des observations spéciales. Il n'y aura de changé que la valeur de a et la correction initiale du chronomètre. Ces prescriptions sont fondées sur le fait d'expérience que les variations des chronomètres, dans la suite des temps, ne sont assujetties à aucune loi, en sorte que le dernier état absolu et la dernière marche observée valent mieux, en général, que tout ce qu'on pourrait déduire, par le calcul, des états ou des marches antérieures.
On voit combien est simple la conduite d'un chronomètre en mer lorsqu'on part muni des données indispensables et qu'on n'est pas forcé d'y suppléer par des tâtonnements arbitraires. Ce que nous venons de dire d'un chronomètre compte pour les autres dans le cas où l'on aurait l'avantage d'en posséder plusieurs à bord. Chacun d'eux doit être traité à part, comme s'il était unique. Tant qu'ils marchent à peu près d'accord, on
Il4 CHAPITRE XI. — CONCLUSION.
prendra la simple moyenne de leurs indications pour obtenir l'heure de Paris. Chacun d'eux aura sa feuille ou son registre spécial ; on y joindra seulement une feuille de comparaison disposée à peu près comme le modèle suivant pour deux chronomètres A et B :