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H par A.
H„ par B.
DEMI- DIFFËEEKCB
à ajouter à.A.
On y voit, par exemple, d'un coup d'œil, que la correction à appliquera une indication quelconque du chronomètre A, dans le cours du 21 juillet, se compose de deux parties : i*» Tavance de ce chronomètre, calculée pour Theure considérée; 2® la petite correction — u % ^4» destinée à ramener l'heure du chronomètre A à la moyenne des heures de Paris fournies par A etB.
On ne cherchera jamais à les corriger l'un par Tautre, car il s'agit de témoignages distincts qui n'ont de valeur qu'en ce qu'ils restent indépendants. C'est par la même raison qu'on ne doit jamais chercher à corriger l'une par l'autre des obser\'ations astronomiques dont on doit prendre la moyenne. Lorsqu'il y a entre A et B une discordance inquiétante, c'est la preuve qu'il est grand temps de recourir à d'autres moyens pour avoir l'heure de Paris. Si l'on a trois chronomètres A, B, C, l'accord de A et de G, alors qu'il se produit une disco^ dance pour B, n'est pas une preuve certaine que la vérité est du côté des deux premiers. En effet, ces témoignages ne sont pas tous aussi indépendants que nous venons de le supposer : réunis sur un même point du navire, exposés de la même ma-
EMPLOI DES CHRONOMÈTRES A LA MER. Il5
nière aux chocs, aux trépidations du propulseur, au roulis, aux émanations diverses, aux variations de température, etc., il est difficile que deux de ces instruments échappent tout à fait à des influences qui auraient fortement altéré la marche du troisième. Si cependant il était impossible de se procurer astronomiquement le contrôle devenu indispensable, le plus prudent serait de renoncer à tenir compte de B pour la formation de rétat moyen et de mettre ainsi B hors de service jusqu'à ce que de nouvelles observations aient permis de prononcer définitivement sur sa valeur. Quant au compteur, chronomètre mobile que Ton porte sur le pont pour les observations, il ne saurait jouer le même rôle qu'un des chronomètres placés dans l'armoire, à cause des déplacements fréquents qu'il subit et de l'incertitude qui en résulte pour sa correction de température.
Sur la question de savoir quel nombre de chronomètres est nécessaire, nous ne saurions mieux faire que de citer à ce sujet l'opinion d'un juge compétent, M. de Magnac (*) :
« Il va sans dire que, si les perturbations des chronomètres étaient assez grandes pour faire redouter une erreur itinéraire
de plus de 8 milles ( -r-^ ) en longitude, il faudrait avoir recours, pour continuer sa route, à l'ancienne navigation et observer les distances lunaires. Depuis quelques années, l'habitude des distances lunaires s'est beaucoup perdue dans la marine; nous trouvons que c'est un mal, car, si l'on n'a qu'un chronomètre, on ne sait pas s'il éprouve ou non des dérangements; si l'on en a deux, et que l'un d'eux éprouve des perturbations, on ne saura pas distinguer lequel a été troublé dans sa marche; si l'on en a trois, et que deux viennent à être dérangés, on ne sera pas encore sûr, dans ce cas, de l'heure du premier méridien : nous venons de rappeler, il n'y a qu'un instant, que ce cas est heureusement très rare. Quel que soit .d'ailleurs le nombre des chronomètres, il peut arriver qu'on les ait laissés s'arrêter, qu'un grand ressort se brise, enfin que.
(') Nouvelle Navigation ^ p. 5i*.
Il6 CHAPITRE XI. — CONCLUSION.
pour des raisons quelconques, les chronomètres se trouvent hors de service. Dans ces diverses circonstances, un officier des montres qui n'a pas Thabitude d'observer les distances lunaires se trouvera très embarrassé pour donner la position du navire. Nous conseillons donc à ces officiers, s'ils veulent être à la hauteur de leur tâche, de s'exercer souvent à observer des distances lunaires; il n'est pas nécessaire de les calculer toutes, il faut seulement en calculer de temps en temps pour pouvoir, au besoin, trouver rapidement la longitude par cette méthode, o
Ainsi deux valent mieux qu'un, trois valent mieux que deux, mais les distances lunaires donnent seules la sécurité absolue.
Nous ajouterons une simple remarque à ces sages conclusions : c'est que l'observation et le calcul des distances lunaires sont moins compliqués et moins troublesomey comme disentles Anglais, que l'étude de plusieurs chronomètres par le système des courbes de marches isolemps, isothermes, relatives, intégrales ou normales que plusieurs savants officiers ont préconisé en France dans ces derniers temps.
On entend dire souvent que les progrès de l'horlogerie ont rendu désormais les distances lunaires inutiles. Tout en applaudissant à ces progrès incontestables, il faut se rendre compte de leur portée. Or voici comment M. Hartnup, directeur de l'observatoire nautique de Liverpool, qui a contribué lui-même avec éclat à ces progrès, apprécie cette année même l'état des choses :
c< L'observatoire possède actuellement une ample collection de renseignements sur la manière dont nos chronomètres se comportent à la mer. Probablement peu de personnes se doutent du degré de précision qu'on peut atteindre aujourd'hui dans la détermination des longitudes en mer quand on applique la correction due aux changements de marche par l'effet de la température. Sur les soixante chronomètres qui ont été dernièrement rapportés à l'observatoire après des voyages dont la durée moyenne est de cent dix jours, la moitié de ce nombre n'a présenté qu'une erreur de 9% 3, c'est-à-dire de 2 ^ milles