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AMAS ET NÉBULEUSES

La voie lactée est un immense amas d’étoiles dégageant une lumière blanchâtre et dont l’ensemble seul frappe l'œil ; elle fait le tour du ciel, à peu près dans un plan féquateur galactique) incliné de 50° sur l’équateur ; sur la sphère étoilée, elle traverse le Cocher, Persée, Cassiopée, le Cygne, l’Aigle…

En dehors de la voie lactée, il y a de nombreux amas isolés ; le principal est lPamas des Pléiades dans lequel la vision directe aperçoit six ou sept étoiles, tandis que le télescope en découvre

plus de quatre cents ; il est coupé par lécliptique, entre le Bélier et le Taureau. Citons encore l’amas d’Androméde, visible à l'œil nu, l’amas d’'Hercule, etc.

Les nébuleuses sont des nuages de matière diffuse, fluide lumineux que les instruments les plus puissants ne peuvent résoudre en étoiles. On en compte plus de dix mille. De nombreux objets, pris d’abord pour des nébuleuses, ont été résolus en amas. Les nébuleuses proprement dites, nébuleuses non résolubles, se trouvent presque toutes dans la voie lactée ou dans son voisinage.

D’après leur forme, on classe les nébuleuses en nébuleuses planétaires (circulaires), nébuleuses elliptiques, nébuleuses spirales…

La nébuleuse d’Orion, visible à l’œil nu, entoure l’étoile sextuple 8.

L'étoile nouvelle du Cocher, 1891, se transforma en 1892 dans une petite nébuleuse planétaire.

Classification spectroscopique des étoiles. — Les spectres stellaires sont continus, avec des raies généralement obscures, quelquefois brillantes. L’étude du spectre permet le classement des étoiles en un petit nombre de types : la principale division de cette classification définit les étoiles blanches ou bleues, les étoiles jaunes, les étoiles orangées où rouges.

Le spectre des étoiles blanches (ou bleues) renferme peu de raies ; la plupart de ces raies sont dues à l’hydrogène, soit obscures et très marquées (Sirius), soit obscures et fines (a Cygne), soit brillantes et accompagnées d’une raie de l’hélium (r Cassiopée).

Le Soleil est une étoile jaune. Les étoiles de cette classe sont caractérisées par l’abondance des raies métalliques (Arcturus, Aldébaran) et présentent parfois des lignes brillantes très intenses.

Les étoiles rouges (ou orangées) sont définies par les larges bandes obscures et cannelées de leur spectre, soit que ces bandes limitées nettement du côté du violet se dégradent du côté du rouge

(Bételgeuse), soit qu’elles présentent la disposition inverse (ce qui ne s’abserve que pour des étoiles télescopiques, ou à la hmite de visibilité).

Cette classification correspondrait aux différentes phases de l’évolution stellaire, et les étoiles s’y placeraient dans l’ordre décroissant des températures

Outre l'hydrogène, les éléments qui se reconnaissent le plus fréquemment dans les étoiles sont l’hélium, le fer, le magnésium, le calcium, le sodium, le silicium. — Sauf dans Bételgeuse, les raies de l’hélium sont aussi intenses que les raies de lhydrogène dans toutes les étoiles d’Orion. — Les raies du fer sont abondantes dans le spectre de Sirius.

Le spectre de certaines étoiles (8 Lyre) présente une variation périodique qu’on cherche à expliquer par lhypothèse d’une étoile double dont les composantes s’éclipseraient tour à tour mutuellement.

La simultanéité de lignes obscures (spectre d'absorption) et de hgnes brillantes d'hydrogène (spectre d'émission) est embarrassante : l’émission serait due à une atmosphère incandescente étendue se projetant autour du noyau.

Dans la classe des étoiles jaunes, jes lignes brillantes du spectre de certaines étoiles faibles sont dues à un élément inconnu ; l’étude spectroscopique de ces astres les rapproche des nébuleuses ; de plus, comme les nébuleuses, ils observent dans la voie lactée ou dans son voisinage.

Le spectre à larges bandes sombres des étoiles rouges est caractéristique des combinaisons chimiques et leur fait attribuer une température inférieure aux températures de dissociation ; on y reconnait l’oxyde de titane et certaines combinaisons du carbone et de l’hydrogène. Les étoiles rouges sont des étoiles à carbone, accompagné d'hydrogène, de fer, de calcium, de vanadium, de titane, de chrome, etc. |

Étoiles doubles spectroscopiques. — Le dédoublement périodique des raies du spectre d’une étoile décèle lexistence de deux

sources lumineuses dont la différence des distances à l’observateur varie périodiquement. Ce phénomène se constate dans le spectre des étoiles connues comme doubles. Dans le spectre d’une étoile non connue comme double, il témoigne du dédoublement de l’astre en des composantes dont la distance angulaire est imperceptible : c’est une étoile double spectroscopique (B Cocher). La mesure spectroscopique des vitesses radiales permet le calcul des éléments de l’orbite et de la distance des étoiles doubles.

Étoiles nouvelles. — Le spectroscope répartit les étoiles nouvelles en trois groupes. Les unes sont des étoiles jaunes à

raies noires et raies brillantes, et fournissent le spectre des étoiles

variables ; d’autres présentent un spectre continu, sans lignes ; enfin, les étoiles nouvelles proprement dites, à apparition brusque, montrent dans leur spectre des lignes noires et brillantes accolées comme si un spectre d'absorption et un spectre d'émission étaient dus aux mêmes éléments, ou comme «i, de deux sources voisines ou confondues. l’une absorbait, l’autre émettait les mêmes radiations.

En même temps que l'étoile nouvelle du Cocher, 1892, prenait l’aspect d’une petite nébuleuse planétaire, son spectre se réduisait aux raies brillantes caractéristiques des nébuleuses. — Pendant la décroissance de l'éclat de l’étoile nouvelle de Persée, 1901, le

spectre continu s’affaiblissait et le spectre d'émission se rappro-

chait d’un spectre de nébuleuse.

Nébuleuses. — Les fausses nébuleuses, résolubles en étoiles, donnent un faible spectre continu. Le spectre des nébuleuses proprement dites est un spectre non continu d'émission, généralement réduit à quatre raies dont les longueurs d’onde sont 5007, 4959, 4862 et 4341 10-! u. Les deux dernières raies, dont Ja seconde est toujours faible, sont des raies d'hydrogène. Les deux premières, les plus brillantes, dans le vert, ne correspondent à aucun élément connu. On donne le nom de nébulium à l’élément inconnu auquel on les attribue. Certains spectres comportent aussi quelques raies de l’hélium. |

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