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MOUVEMENTS DES ÉTOILES

L’extrême simplicité des spectres de nébuleuses peut s'expliquer par la faible densité ou par la basse température de ces astres. Jusque tout récemment on à considéré l’une et l’autre de ces causes comme vraisemblables. Mais certaines nébuleuses présentent aussi un très faible spectre continu dont le maximum d'intensité est dans le vert ; la température de la source variant en raison inverse de la longueur d’onde de ce maximum (qui, pour le Soleil, est, sans correction de l'absorption atmosphérique, dans le jaune), ne faut-il pas conclure, au contraire, à une très haute température des nébuleuses? Pas nécessairement, car, pour une source très faible, œil est plus sensible aux radiations plus réfrangibles, et déplace vers le vert le maximum apparent de intensité lumineuse.

Dans ces dernières années, l'étude de la grande nébuleuse d’Orion a donné les résultats suivants. D’après les relations qui unissent la largeur d’une raie spectrale, la température et le poids atomique de l'élément incandescent : 1° le nébulium, auquel est due la raie verte 9007, est un élément dont le poids atomique est voisin de 8 ; 2% l’élément inconnu qui a recu le nom d’archonium, et auquel est due une raie ultra-violette double 3726-3799, a un poids atomique voisin de 2 ; 4 la température mesurée de la nébuleuse est de 19000, qu'il faut considérer comme une limite supérieure, toutes les erreurs tendant à accroitre le nombre conclu.

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